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Monsieur, L'histoire naturelle a souvent fait le charme de vos loisirs ; toutes nos sociétés savantes savent avec quel zèle vous avez secondé les efforts des Ministres qui ont cherché à favoriser les progrès des sciences. Vosencou- ragements ont contribué à nous faire marcher dans la voie que nous suivons. Puissent ces pages vous redire notre reconnaissance et vous offrir l'assurance des sentiments de respect et d'affection avec lesquels Nous avons l'honneur d'être Vos dévoués serviteurs, E. MULSANÏetCl. KKY. Lyon, le 8 septembre 1871, TRIBU DES LAMELLICORNES Caractères. Antennes courtes ; insérées au-devant des yeux, sous un rebord de la tête ; de huit à onze articles : le premier grand ; les derniers constituant une massue divisée en lamelles ou en feuillets s'ouvrant et se fermant comme les feuillets d'un livre. Tibias antérieurs dentés au côté externe ; armés d'un seul éperon : celui-ci parfois nul. Tarses de cinq articles. Corps généralement court, souvent épais. ETUDE DES PARTIES EXTERIEURES DU CORPS A la tète de tous les insectes décrits dans son Système de la ISature, Linné avait placé ceux dont l'histoire va suivre, soit à cause de leur taille généralement remarquable, soit plutôt en raison d'un caractère qui leur est propre, celui d'avoir leurs antennes terminées par une massue, dont les articles sont dilatés au côté interne en forme de feuillet : de là, le nom de Lamellicornes imposé à ces Coléoptères par Duméril. Faciles à connaître entre tous les pentamères et même entre tous les autres Coléoptères, à la conformation particulière de ces organes, ces insectes composent la tribu la plus distincte ; néanmoins, malgré le cachet dont ils portent l'empreinte, leur organisation extérieure se modifie de telle sorte, suivant les différents genres ; elle présente souvent, selon le sexe, dans les mêmes espèces, des formes si diverses ou si anormales, que LAMELL. 1 l LAMELLICORNES peut-être dans aucune autre partie de ses ouvrages, la Nature ne semble avoir pris à tâche de faire briller d'une manièreplus éclatante les ressources infinies de son ffénic créateur. La Ute, habituellement plus étroite que le prothorax est engagée dans ce dernier. Elle est généralement penchée ; d'autres fois, comme chez divers Cétoniens, verticale ou inclinée. Elle mérite surtout d'être étudiée dans le détail des pièces dentelle se compose. Le iront^ dans certaines espèces, presque confondu avec l'épistome ou avec le postépistome, en est ordinairement séparé par une raie apparente, souvent par une ligne élevée ou sorte de suture, qu'en raison de sa posi- tion, nous désignerons sous le nom de frontale. Celle-ci, habituellement entière est parfois interrompue dans son milieu ; chez les uns, elle est unie; chez les autres, elle est chargée d'un à trois tubercules; ou, chez quelques autres, elle se relève en corne à ses extrémités. Le disque du front offre des smgularités souvent caractéristiques du sexe. Ainsi chez les femelles des Onites et desBubas, il est muni d'un tubercule toujours plus affaibli chez les mâles ; ainsi encore, chez le Bolbocerasgallicus, il est armé d'une corne, remplacée chez la femelle par une ligne transversalement élevée. Dans la plupart des Ontophages, il donne naissance à des saillies qui semblent être plus spécialement une dépendance du vertex. Tantôt c'est une sorte d'arête transversale, soit simple, soit servant de base à des pro- longements corniformes droits ou arqués ; tantôt c'est une espèce de lame terminée par une pointe spiniforme verticale ou penchée en avant. Quelque- fois le front est chargé d'une corne, plus ou moins longue et acuminée chez les mâles, soit échancrée, soit plus courte ou rudimentaire dans l'au- tre sexe ; en général cette corne lui est commune avec l'épistome. L'épistome couvre souvent la bouche, et alors il sert à fouir ; d'autres fois, comme chez les Géotrupes, il laisse ce soin aux mandibules par lesquelles il est débordé en devant. Quelle diversité ne présente-t-il pas dans ses formes ? Il est carré dans les Osmodermes ; en triangle dans les Trox ; obtriangulaire chez divers Coprlens ; en demi-cercle chez les Bolbo- cères. Sa partie supérieure, souvent unie ou simplement ponctuée ou cha- grmée, se montre, chez plusieurs, munie d'une ligne élevée et transverse, droite ou arquée ; pourvue d'un tubercule ; ou d'autres fois d'une sorte > de carène longitudinale. Elle est creusée en corbeille chez les Pachypes ; relevée chez d'autres, comme chez les Hybales, en une proéminence cor- nue, toujours moins saillante ou nulle chez les femelles. Son bord antérieur souvent entier, soit dans les deux sexes, soit seulement chez les femelles ÉTUDE DES PARTIES EXTERIEURES DU CORPS 3 comme on le voit chez certains Onites, affecte dans d'autres genres des dispositions variées ; il est échancré dans un grand nombre d'Aphodies ; tronqué et comme bidenté chez lesOryctès; en pointe obtuse chez les Phil- lognathes ; renflé en une sorte de petit groin chez les AnisopUes ; relevé en rebord chez les mâles des Osmodermes ; festonné ou quadridenté chez les Scarabés ; il se replie eu- dessous chez les Hannetons ; se prolonge inférienrement en un triangle perpendiculaire chez les Pachypes ; s'aplatit chez les Copriens et les Aphodiens. Dans ces dernières familles l'épistomc forme alors, avec les joues aplaties comme lui, cette espèce de chaperon qui ombrage les pièces de la bouche et cache la base des antennes. Engénéral, les ;o«es, chez les Lamellicornes, remplissent un rôle plus important que dans aucune autre tribu. Chez plusieurs, leurs points de séparation avec l'épistome sont difficiles à déterminer ; mais chez d'autres, surtout chez les premiers Coprophages, leurs limites sont indiquées à la périphérie du chaperon par une dent ou une échancrure, et sur la surface de celui-ci par une ligne saillante ou sorte de suture, que nous appellerons génale. Leur forme et leur grandeur, comme celles de toutes les autres l)ièces de l'épicrâne, subissent des modifications nombreuses. Ainsi, chez les Mélolonthins, les joues sont réduites à des proportions exiguës ; chez la plupart des Aphodies, au contraire, elles se dilatent de chaque côté de la tète en forme d'oreillettes. A leur partie postérieure, elles sont habituelle- ment engagées dans les cornées. La sailHe que leur prolongement forme alors sur les organes de la vision, est d'une étendue variable ; ordinaire- ment linéaire etplus ou moins courte chez les espèces Mélitophiles ou Phyl- lophages, ce canthus atteint son maximum de développement chez celles dont la vie est en partie souterraine ; il est tel chez certains Coprophages, par exemple, que les yeux semblent divisés en deux parties plus ou moins inégales, dont l'inférieure, généralement la plus volumineuse, sert à guider ces insectes dans les voies ténébreuses où ils s'engagent. Ce n'est point alors un simple prolongement de la joue, c'est la majeure partie de celle-ci, comme chez les Copriens, ou la joue même tout entière, comme chez les Géotrupes, qui environne le côté externe des yeux d'un large bord, d'une tranche horizontale, espèce d'armure destinée à préserver ces organes de toute lésion, dans les chemins souvent rocailleux que sont obligés de se frayer ces divers Coprophiles. Les yeux situés sur les côtés de la tête sont ordinairement gros ; rare- ment entiers, comme chez les Trox, ils sont parfois voilés par le bord anté- l'ieur de l'épistome. Chez les Lamellicornes, peu destinés u se cacher 4 LAMELLICORJNES dans la terre, ils n'avaient pas besoin d'èlre protégés par les joues comme chez les Coprophages ou Stercoraires fouisseurs ; toutefois il sont peu saillants chez les espèces crépusculaires ; on remarque au contraire leur proéminence chez celles, comme les Cétoines, dont l'activité est toute diurne. Les antennes , sur lesquelles repose le caractère le plus distinctif de cette tribu, sont insérées sous les bords de la tête. Parfois, comme chez les Trox et les Oryctès, leur naissance à peine est ombragée par ces bords ; d'autres fois, comme chez les Copriens, le chaperon cache presque toute leur tige. Généralement elles égalent la tête en longueur ; jamais elles ne dépassent la base du prothorax. Ordinairement elle sont droites ou faible- ment courbées. Elles offrent moins d'uniformité dans le chiffre de leur ar- ticles que dans d'autres tribus : ordinairement on leur en compte neuf ou dix ; ce nombre est réduit à huit chez les Sisyphes, les Pachypes et les Calicnémis ; et par compensation, il s'élève à onze chez les Géotrupins. Le scape ou pièce basilaire est remarquable à plusieurs égards : il est épais, soit obconique ou régulièrement renflé, soit, comme chez divers Cétoniens. plus dilaté au coté externe. Dans les Trogidiens et quelques familles voi- sines, il est manifestement plus court que la tige. Quelquefois il est glabre sur toute sa surface ; souvent il est garni de longs poils, soit disposés en verticilles, soit rangés seulement sur le coté externe : ils sont alors ou épa- nouis en rayons, ou relevés en brosse, ou réunis en faisceaux ; tantôt ils ont la flexibilité de la soie ; tantôt, comme chez les Trox, ils ont la rai- deur du crin. Le pédiceUe ou second article est généralement globuleux. Ceux de la tige se montrent arrondis, comprimés, obconiques ou cupifor- mes, et progressivement d'un diamètre plus grand ; leur nombre s'élève en raison inverse de celui de la massue : dans la plupart des Géotrupins, la tige (déduction faites du scape et du pédicelle) est composée de six pièces ; dans les mâles des Hannetons, elle est réduite à une seule. Mais de toutes les parties des antennes, la massue est celle qui mérite spécialement de fixer l'attention. C'est elle qui est visiblement le siège de sensations les plus délicates particulières à ces organes. Elle est composée d'articles dilatés au côté interne, et se déployant en espèces, de feuillets s'ouvrant ou se fer- mant comme ceux d'un livre, ou s'écartant et se rapprochant comme les doigts de la main. Le plus souvent ils sont au nombre de trois, constituant par leur réunion une sorte de bouton globuleux, ovale ou oblong : tantôt l'intermédiaire est caché en partie, comme chez les Onites, ou emboîté dans le précédent, comme chez les Hybosores. D'autres fois la massue est ÉTUDE DES PARTIES EXTÉRIEURES DU CORPS 5 composée de quatre ou de six articles dans les femelles, et de cinq ou de sept dans les m^les; et, par un avantage propre à ces derniers, ces feuillets, probablement par leur sensibilité aux variations atmosphériques, et pour- vus de pores qui contribuent à leurs propriétés olfactives et à l'accom- plissement de l'acte le plus mystérieux de ces insectes, acquièrent un développement beaucoup plus considérable que dans l'autre sexe; ils se recourbent chez plusieurs comme un élégant panache, et forment en s'épa- nouissant une sorte d'éventail. Le labre remplit en général un rôle peu Important chez les Lamellicornes. Parfois il est presque nul ou confondu d'une manière intime avec l'épistome ; d'autres fois il est membraneux et caché, comme chez les Cétoniens et les Coprophages. Dans les genres où il est visible, il est communément peu développé, ne se montre souvent que par sa tranche, et forme une saillie remarquable dans une partie desGéotrupins. Quelquefois presque en cœur comme chez plusieurs Ontophages, il se rapproche plus généralement du carré transversal, dont son bord antérieur modifie plus ou moins la forme. Ce dernier, ordinairement cilié, est arqué dans les Oniticelles, bisinueux chez les Gymnopleures, échancré chez les Amphimalles, presque bilobé chez les Anoxies. ^ Le labre offre, chez plusieurs, des particularités dignes d'être signalées : ainsi il est échancré ou denté chez les Cératophyes, et festonné chez les Pentodons. D'autres fois il est pubescent, lanugineux ou garni de poils parfois raides ou subécailleux. Sous sa face interne existent ordinairement deux lamelles coriaces, membraneuses, nommées parachiles, par Érichson, et quelquefois seulement représentées par des cils. Chargées de fonctions plus importantes, les mandibules indiquent aussi d'une manière plus spéciale le genre de vie des divers individus. Chez ceux qui vivent de matières fluides ou peu consistantes, leur bord interne et leur extrémité sont d'une nature membraneuse, foliacée, simple ou frangée; chez ceux au contraire où leur action était plus nécessaire, elles sont entiè- remem cornées. Tantôt alors, comme chez les Géotrupins, elles forment, latéralemem aux autres parties de la bouche, une sailhe dom la largeur et les sinuosités varient souvent selon le sexe ; tantôt, comme chez quelques autres, elle sont cachées parle labre etleur bord externe seul est apparent. Leur bord interne présente des caractères d'une autre importance. Rare- ment inerme, il est le plus souvent muni de deux ou trois dents à sa partie antérieure. Chez les uns, la terminale au moins est tronquée ou obtuse et remplit les fonctions d'incisive; chez les autres, toutes sont tranchantes 6 LAMELLICORNES OU aiguës et peuvent L'Ire comparées à des canines. A la base, existe une molaire, séparée des précédentes, quelquefois par une touffe de poils , d'au- tres fois par une membrane unie ou frangée, à laquelle nous consacrerons la dénomination de fano7i. Réduite à de faibles proportions dans les Cétoines et dans les espèces des genres analogues, cette molaire acquiert chez les Mélolonthins et les Géotrupins un développement sans pareil chez tous les autres Coléoptères. Sa surface inégale ou onduleuse, tantôt lisse, tantôt chargée de côtes ou de rides, correspond par ces parties saillantes aux concavités delà dent opposée. Sous son bord inférieur se développe géné- ralement une bordure de poils assez serrés à laquelle M. Strauss donne le nom de brosse. La coupe transversale des mandibules présente des modifi- cations nombreuses : chez les uns, elle se rapproche du triangle équilatéral ; chez d'autres, comme chez lesHybosores, elle s'en éloigne au point d'avoir l'aplatissement delà lame d'une faux. Relativement à leur développement, ces pièces offrent des différences non moins frappantes : ordinairement sem- blables dans les deux sexes, elle se distinguent chez plusieurs mâles par des caractères particuliers. Le plus souvent symétriques, onlesvoit quelque- fois, comme dans les Ochodées, les Bolbocères, etc., montrer entre elles des dissemblances étranges. Le&mâchoires n'offrent pas moins de diversité dans leur nature et dans leurs formes. Habituellement elles sont divisées en deuxlobes : l'extérieur, sim- plementfrangé ou garnide poils, est courbé au côté interne chez les Copriens ; droit et assez court chez les Géotrupes ; prolongé en pinceau chez les Tri- chies et les Cétoines : ici, comme chez les Trox, il est armé de plusieurs dents. L'interne, rarement corné comme chez les Psamodies et les iEgiales, se montre généralement coriace : il se termine en pointe chez les Hyboso- res ; présente une ou deux épines chez les Ochodées et les Bolbocères ; mais ordinairement il est inerme ; quelquefois même, comme chez les Oryctès, il est rudimentaire ou presque nul, modification qui conduit naturellement à celle où les deux lobes sont réunis en un seul, tantôt écailleux et multi- denté comme chez les Pentodons et les Mélolonthins, tantôt inoffensif et peu développé comme chez les Pachypes. Les palpes maxillaires, composés de quatre articles, paraissent quelque- fois faire exception à cette loi et en présenter cinq, par l'alongement de la pièce palpigère ; dans les Gnorimes et genres voisins, au contraire, chez lesquelles l'article de la base est en partie enchâssé dans une fossette, leur nombre semble être réduit à trois. Le menton, généralement grand, aftecte dans sa contiguration des diffé- ÉTUDE DES PARTIES EXTÉRIEURES DU CORPS 7 rences sensibles : quelquefois en demi-cercle ou presque en trianole, il se rapproche plus souvent de la forme carrée ou tétragone ; son bord anté- rieur est souvent échancré ; la languette est habituellement recouverte par lui ou intimement unie à sa paroi interne. Lespalpes labiaux, comme les maxillaires, offrent des variations nombreu- ses dans la forme et les proportions relatives de leurs articles. Quelquefois ces derniers semblent aussi au-dessous de leur nombre normal, et, au lieu de trois, être réduit à deux, soit que le premier disparaisse dans une fossette, comme chez les Osmodermes, soit que le dernier soit atrophié , comme chez les Oniticelles et les Ontophages. Ordinairement glabres, ces palpes sont, dans les Copriens, d'une villosité remarquable. Le prothorax offre un développement variable, suivant les habitudes des insectes; il excède la tète en largeur. Sa figure est souvent celle d'un trapèze à côtés curvilignes ; mais souvent elle se modifie, soit en passant au penta- gone irrégulier, soit môme en se rapprochant de la forme circulaire, comme dans les Osmodermes ; quelquefois, comme dans les Scarabés, il présente l'image d'une sorte de croissant. Son bord antérieur, généralement échan- cré pour recevoir la tête, est parfois frangé ou paré d'une bordure colorée. Dans un grand nombre, ses côtés sont ciliés ; chez plusieurs, ils sont en outre crénelés. Au dessus de la partie médiaire de ces derniers, il est mar- qué d'un gros point enfoncé chezdiverses espèces vivant de matières sterco- raies, ou même connne chez les Onites, il offre près de la base deux fossettes linéaires. Mais de toutes les parties de ce segment thoracique, sa surface, ou plutôt la moitié antérieure de celle-ci, mérite une attention plus spéciale ; souvent elle présente des bizarreries de conformation, toujours moins mar- quées et même oblitérées ou nulles chez les ? . Ainsi, dans le Copris luna- ris, elle est perpendiculairement coupée en devant, fendue au sommet de cette troncature et profondément creusée entre celle-ci et la partie plus externe verticalement rétrécie en pointe comprimée. Elle est creusée d'une fossette chez divers Aphodies, ou même excavée dans plusieurs autres genres; chez d'autres, elle l'est d'une manière plus profonde, et longitudi- nalement dans son miUeu : soit alors sans offrir d'autre particularité remar- quable, comme dans les Phillognathes, soit en présentant au-devant de cette excavation une proéminence corniforine, comme dans les Pachypes. D'autres fois le prothorax, à sa partie antérieure, est armé de saillies dont la figure varie selon les espèces : chez lesBubas, c'est un avancement angu- laire ou bifide ; chez les Bolbocères, ce sont des dents plus ou moins anor- males, chez les Cératophyes, des cornes horizontalement prolongées. 8 LAMELLICORNES Uécusson, très-apparent dans le plus grand nombre, parfois même allongé d'une manière insolite, comme chez quelques Aphodiens, cesse de se montrer chez les Copricns, ou n'apparaît qu'au-dessous du niveau des élytres et sous une forme rudimentaire. Exceptionnellement nulles chez la femelle du Pachypiis excavatus, ou, selon les recherches anatomiques de M. Audouin, cachées sous une forme rudimentaire, les élytres existent chez toutes les autres Lamellicornes. Là, commechez les Aphodiens, les Géotrupins, lesTrogidiens, elles embrassent l'abdomen dans toute sa périphérie ; ici, comme dans les autres, elles laissent à découvert le pygidium ; quelquefois même, comme dans les Valgues, elles atteignent à peine l'avant-dernier segment du dessus de l'abdomen. Chez plusieurs, leur base est chargée d'un tubercule que sa position a fait quahfier du nom de scapidaire ou â.' humerai. Leur côté externe, généralement curvilinéaire, et parfois très-légèrement sinueux, offre au-dessous des épaules, chez les Gymnopleures, une forte échancrure remplie par les flancs du premier arceau ventral. Assez rarement arrondies à l'extiémité de la suture, elles se montrent ordinairement entières, ou, chez un petit nombre, armées d'une dent peu prononcée ; convexes dans la plupart, elles se rapprochent, principalement chez divers Cétoniens, du plan horizontal. Leur surface, le plus souvent nue, parfois garnie de poils, présente chez d'autres des espèces d'écaillés, tantôt analogues à des piquants couchés et agglomérés en marbrure, comme dans le Melolontha fullo ; tantôt de forme presque circulaire, et alors soit imbriquées comme dd.ii& Y Hoplia farinosa c/ , soit simplement rapprochées, comme dans la Ç de cet insecte. D'autres caractères aident encore à les différencier ; ainsi chez les Trox, elles sont chargées de tubercules généralement épi- neux ; ainsi, chez d'autres, elles sont creusées de sillons ou de stries ; chez la plupart des Aphodies, celles-ci simulent de petites rainures. La face inférieure du thorax^ dont l'étude est généralement trop néghgée, mérite un examen attentif ; car le développement variable des pièces dont se compose chaque segment de la poitrine, est en harmonie avec le système de progression chez les différents insectes. Dans les Géotrupes, par exemple, et dans les autres Lamellicornes dont la vie est en partie souterraine, les pieds antérieurs, destinés à fouir, réclamant une grande puissance, le prosternum est refoulé par des hanches très-volumineuses et réduit à un rétrécissement linéaire. Cette même pièce fournit assez souvent des caractères propres à être utilisés dans les distinctions géné- riques ou spécifiques ; ainsi, chez plusieurs, elle se dilate transversalement ÉTUDE DES PARTIES EXTERIEURES DU CORPS 9 après les pieds pour s'unir à l'épimère ; chez les Pentodons, sa partie postérieure se redresse verticalement en une sorte de cylindre couronné de poils ; chez les Géotrupes, elle se prolonge en une pointe reçue dans une cavité du mésosternum. Le mésosternum, toujours court ou peu développé en longueur, montre également dans sa structure des dissemblances frappantes, suivant les espèces, parfois môme les oppositions les plus tranchées. Chez les Cétoines, une autre pièce du médipectus, Vépimère, présente une anomalie non moins étrange : son développement extraordinaire la force à faire une saillie en dessus, où elle apparaît sous la forme d'une plaque légèrement bombée, occupant tout l'espace compris entre les angles postérieurs du prothorax et la base des élytres. Le postpectus offre également des caractères dont on a peu tiré parti jusqu'à ce jour. Toujours plus grand que le segment précédent, il semble quelquefois en usurper les fonctions : ainsi, chez les Copriens, il paraît donner naissance aux pieds intermédiaires, rejetés en arrière du médi- pectus par la direction longitudinale ou oblique des hanches. Le plus souvent, le métasternum présente à son bord antérieur un angle dont l'écartement varie ; d'autres fois, il semble s'unir avec le mésosternum. Souvent il se soude de même avec certaines pièces des flancs, de manière à rendre impossible la détermination de ses limites. Chez les Aphodies, il forme une espèce de plaque en losange, parfois concave ou généralement plus lisse que les parties voisines, toujours glabre chez les femelles, mais garnie de poils dans quelques mâles. Les pieds, dont la conformation suffit pour révéler une partie des habi- tudes des insectes, offrent, chez les Lamellicornes, un sujet d'études physiologiques plus varié que dans la plupart des autres tribus. Sans perdre le caractère général qui leur est commun à tous, celui d'avoir les jambes antérieures dentées, ils éprouvent sous différents rapports des modifications plus ou moins importantes. Ici, c'est dans leurs dimensions : ainsi, les deux antérieurs, chez les mâles des Onites, sont évidemment plus allongés que les autres ; ainsi, chez les Sisyphes, les postérieurs, chargés de conduire les pilules façonnées par ces petits animaux, égalent au moins le corps en longueur. Là, c'est dans leur disposition : générale- ment rapprochés entre eux à la base, les intermédiaires, chez les Copriens, font à cette règle une exception sensible. Avec quelle admirable inteUi- gence n'ont pas été construites leurs différentes pièces ! Les hanches, destinées à servir d'attache à des muscles puissants, ont reçu à cet effet un 1 LAMELLICORNES développement proportionné à la force qu'elles doivent déployer. Les antérieures sont toujours contiguës, tantôt transversales, enchâssées dans leurs cavités colyloïdes, tantôt coniques et saillantes hors de ces cavités. Les intermédiaires souvent transversales, sont parfois obliques comme dans les Scarabés, ou longitudinales et parallèles comme chez les Bousiers. Rarement elles se montrent brièvement ovalaires, comme on le voit chez les Trox. Les postérieures ont habituellement la forme d'une lame trans- verse, sur laquelle glisse la cuisse dans ses mouvements. Rapprochées entre elles chez la plupart de ces insectes, elles présentent chez les Valgues un écartement remarquable. Les trochanters, habituellement peu développés, s'allongent parfois pour renforcer, soit les fémurs postérieurs, comme dans les Sysiphes, soit les intermédiaires, comme dans le mâle de VOnitis OUvieri, et présentent alors à leur extrémité interne une saiUie en forme de dent. Rarement, comme dans les Calicnémis, les cuisses postérieures ont le volume le plus considérable ; presque toujours ce sont les antérieures qui portent le cachet de la force. Dans les LameUicornes, dont la vie est en partie souterraine, la base de celles-ci est élargie et renflée, pour donner à leur action plus de puissance et plus d'énergie ; quelquefois môme, comme dans les Trox, cette dilatation est suffisante pour cacher la partie inférieure de la tète. Leur bord antérieur, chez ces mêmes fouisseurs, offre souvent une facette de troncature ou un sillon pour recevoir la jambe quand elle se rephe ; chez les espèces plus aériennes, il est simplement en arête ou presque arrondi. Les quatre dernières cuisses varient aussi suivant le genre de vie des divers individus. Dans les premières familles, elles sont comprimées, ovales ou rétrécies en pédicule à la base ; dans les autres, elles se montrent presque filiformes ou subcylindriques. Les cuisses fournissent quelquefois des caractères distinctifs dont l'emploi ne saurait être dédaigné. Ainsi, celles de VOnitis olivieri femelle sont toutes inermes et entières ; chez le mâle, au contraire, les antérieures portent une pointe droite, et les postérieures présentent une échancrure dont les angles d'ouverture sont épineux. Plus particulièrement chargées de frayer un passage à l'insecte dans les voies ténébreuses qu'il est forcé de parcourir, soit à sa sortie de l'état de nymphe, soit dans la dernière période de son existence, les jambes de devant sont élargies, comprimées et armées de dents au côté externe. Chez les Lamellicornes plus spécialement fouisseurs, ces dents sont en général fortes, très-développées ou même courbées comme des palmes. Quelquefois F.TUDE DES PARTIES EXTERIEURES DU CORPS 11 leurs proportions sont différentes selon le sexe ; ainsi, dans les Trichies, elles sont visiblement plus saillantes dans les femelles que dans les mâles. Leur nombre offre également des variations nombreuses : on en compte deux dans les Ochodées ; trois, dans la plupart des Aphodiens ; quatre dans un grand nombre des Copriens ; d'autres espèces enfin en offrent bien davantage, mais alors, en général, à mesure que leur chiffre s'élève, elles s'affaiblissent d'autant plus qu'elles se rapprochent davantage de la cuisse. Les jambes fournissent quelquefois des caractères extérieurs propres à révéler les sexes : dans les Valgues, les antérieures sont sensiblement plus larges chez les femelles ; dans les Onites, celles des mâles sont non- seulement plus grêles, mais arquées, flexueuses et plus longues ; dans les Gnorimes, le même sexe est également facile à reconnaître à un renfle- ment particulier des quatre postérieures. Celles-ci se modifient aussi de diverses manières ; chez les Sisyphaires, à peine sont-elles dilatées de la base à l'extrémité ; chez les Copriaires, elles sont triangulairement élargies ; chez les Calicnémis, la dilatation des dernières est poussée jusqu'à l'exa- gération. Ici, comme dans les Géotrupins et autres genres voisins, leur coupe transversale offre un triangle isocèle ou scalène ; h\, comme dans les Phyllophages et les premiers Copriens, elle présente un ovale irréguher ou une sorte de losange. Dans le premier cas, le côté externe, plus ou moins élargi, est creusé de cannelures transversales ou obliques, dont les lignes d'intersection se relèvent en espèces de dents garnies de cils spiniformes ; dans le second, tantôt leur arête est munie d'une ou plusieurs dents, soit aiguës et saillantes, comme chez divers Cétoniens, soit obtuses ou oblité- rées, comme dans la plupart des Mélolonthins ; tantôt enfin elle est garnie d'une frange de longs poils, comme dans les Scarabés. L'extrémité des mêmes jambes est le plus souvent terminée par une troncature verticale : celle-ci est simple dans les uns, couronnée de cils spiniformes dans d'autres, dentée dans un grand nombre. Quelquefois cette troncature est oblique, et, tantôt alors, comme chez les premiers Copriens, elle reste entière dans les deux sexes, tantôt, comme chez les mâles des Bubas, elle est découpée de telle sorte, qu'elle semble donner à ces insectes un éperon de plus. Un des caractères qui concourent à signaler les Lamellicornes, est celui de n'avoir aux jambes de devant qu'une seule de ces sortes d'épines : si certahies espèces, comme les Ochodées, semblent, au premier coup d'œil, en offrir deux, il est facile, à l'immobilité de la seconde, de reconnaître en elle une dent. Quant au véritable éperon, il éprouve parfois, selon les sexes, des modifications importantes ; dans les Trichiaires, par exemple, il a 12 LAMELLICORNES généralement moins de développement dans les mâles que dans les femelles ; dans le Gymnopleurus ptlularius, il est obtus et infléchi chez ceux-là, horizontal et aigu dans celles-ci ; il est parfois atrophié, comme on le voit dans les Hoplies. Les éperons des autres pieds s'écartent aussi quelquefois de la règle commune, c'est-à-dire, au lieu d'être doubles, se montrent uniques aux quatre dernières jambes, comme les Scarabés et les Gymno- pleures en fournissent l'exemple. Ils offrent aussi dans leur configuiation quelques anomalies : ainsi, le postérieur externe est obtus et un peu courbé dans les Cératophyes. Les tarses devaient éprouver également des modiffcations en harmonie ayec le genre de vie des différentes espèces. Dans les Phyllophages et les Mélitophiles, par exemple, chez lesquels l'action des tarses antérieurs est toujours nécessaire, leur grandeur est proportionnée à celle du corps ; dans les Copriens, au contraire, où ils sont souvent réduits à un rôle presque passif, grâce au développement qu'ont acquis les jambes de devant, développement indispensable aux fonctions laborieuses dont elles ont été chargées, ils sont grêles et parfois nuls, comme les Scarabés en fournissent la preuve. Plus utiles, les autres tarses sont toujours existants, plus poilus, et plus allongés : quelquefois même leur longueur, comme on l'observe dans certains Tricbiaires, surpasse celle de la jambe. Examinés dans le détail des pièces qui les composent, les tarses présentent constamment cinq articles entiers et d'une évaluation numérique sans ambiguïté, mais sujets à varier beaucoup dans leurs formes, leurs dimensions et leurs proportions relatives. En général, les deux extrêmes attirent plus particu- lièrement l'attention par leur grandeur et souvent par une configuration plus ou moins singulière : ainsi, chez les Calicnémis, le premier est le plus grand de tous : chez les Gymnopleures, le dernier égale en longueur tous les autres réunis. Dans les Onites, celui de la base des pieds postérieurs s'allonge en parallélogramme ; le même, dans les Oryctès, est dilaté au côté externe en forme de dent. Quelquefois l'une ou l'autre de ces pièces extrêmes affecte, dans la même espèce, des différences qui trahissent le caractère sexuel des individus. Dans les Anisoplies, par exemple, la pre- mière pièce des tarses de devant oftre une courbure et un renflement beaucoup plus prononcés dans les mâles ; dans les Phyllognathes, c'est la dernière au contraire qui se signale dans le môme sexe par un volume plus considérable. Quelles configurations plus ou moins différentes les articles ne présentent-ils pas dans la nombreuse série des Lamellicornes ? Ceux des pieds postérieurs des Sisyphes, destinés à retenir les pilules que font ÉTUDE DES PARTIES EXTERIEURES DU CORPS 13 rouler ces insectes, sont semi- cylindriques et assez déliés pour se prêter à tous les mouvements de flexion ; ceux des Bousiers chargés, non-seule- ment de servir à la marche de ces lourdes créatures, mais de concourir aux efforts nécessaires pour leur progression souterraine, sont larges, aplatis et en triangle renversé. La puissance d'action des articles tarsiens est encore augmentée par la présence de poils flexibles ou spiniformes, obliquement dirigés d'avant en arrière, et disposés quelquefois comme des franges, le plus souvent en verticilles. Dans certaines espèces, comme dans les Gnori- mes, ceux des mâles sont garnis en dessous de sortes de brosses. Les ongles ou crochets suivent eti général la condition des tarses, c'est- à-dire sont forts ou amaigris suivant la grosseur proportionnelle de ceux-ci. Dans les Sisyphaires, par exemple, chez lesquels les derniers sont réduits à un rôle très-secondaire, les crochets paraissent également d'une utilité problématique. C'est surtout chez les Hannetons et les genres analogues, qu'ils sont intéressants à étudier. Dans aucune autre famille de Coléoptères, ils ne fournissent au méthodiste des caractères plus nombreux, et à l'ob- servateur une occasion plus favorable de suivre la Nature dans son travail. Ainsi, chez les Mélolonthaires, chaque ongle présente en dessous et à la base, soit un ou deux angles ou saillies rudimentaires, comme dans les Rhizotrogues ; soit, comme dans les Anoxies, une dent très-forte, qui semble doubler le nombre des crochets ; chez les Séricaires, cette branche inférieure est aussi allongée que la principale, avec laquelle elle est soudée dans sa première moitié, en sorte qu'au lieu de quatre il ne semble plus y avoir que deux crochets, maisbitides à leur extrémité, et parfois garnis en dessous d'une membrane, comme on le voit dans les Hyménoplies ; chez les Anomalaires, l'un des ongles des quatre pieds antérieurs est encore fendu, mais déjà l'autre se fait remarquer par un amaigrissement et une brièveté sensibles ; enfin, chez les Hophaires, l'atrophie de cet ongle dégé- néré est devenue plus frappante, et fait pressentir l'état anormal des pieds postérieurs, chez lesquels il n'existe plus qu'un seul crochet, soit légère- ment fendu, soit entier, et doué de la faculté de se recourber en hameçon. Au-dessous des ongles, et parfois entre leurs branches, apparaît la plantule, autre appendice du dernier article des tarses. Tantôt elle est sétigère ou garnie vers son extrémité de soies rares et divergentes ; tantôt, comme dans les Oryctès, les poils sont assez nombreux pour former un ou deux pinceaux. \J abdomen, ou la dernière des trois principales parties du corps, égale le plus souvent en largeur la base du prothorax ; parfois elle la surpasse 14 LAMELLICORWES de beaucoup, comme dans les Osmodermes ; d'autres l'ois, comme dans un grand nombre de Copriens, son diamètre transversal est inférieur à celui de la partie moyenne du premier aimeau thoracique. La grandeur de sa partie supérieure varie en sens inverse de celle de ce dernier. Dans les Onthophages, par exemple, chez lesquels le volume du prothorax a été agrandi pour favoriser le jeu des pieds les plus propres à fouir, l'abdomen paraît avoir sourt'ert de ce développement ; dans les Phyllophages et les Mélithophiles, au contraire, le premier est restreint dans des limites plus étroites, et le second plus libre s'est allongé. Dans l'un ou l'autre cas, le premier arceau supérieur cesse quelquefois d'être visible par suite de son oblitération et le dos de l'abdomen se trouve réduit à huit segments. Dans quelques familles, ce dos esl entièrement voilé par les élytres, chargées de leur servir d'étui ; mais dans les autres, le dernier arceau ouïe pygidium et même le propygium se montrent à découvert. Celui-là forme alors avec la partie supérieure un angle droit ou obtus : sa surface est déprimée chez les uns, et plus ou moins convexe chez les autres ; elle est nue ou hérissée de poils ; parfois, comme chez certaines Cétoines, la fastuosa et Vafflnis, elle permet de reconnaître les femelles à deux impressions irrégulières et obliquement divergentes. Sa configuration répond à celle d'un trianglC; mais modifié de diverses manières selon les espèces : il est presque isocèle dans un assez grand nombre ; allongé et obtus dans les Sisyphes ; pro- longé, dans le Melolontha vuigaris et surtout chez le mâle, en une pointe qui dépasse de beaucoup l'hypopygium. Son bord inférieur est tronqué dans plusieurs Rhizotrogues ; échancré chez divers, soit dans les deux sexes, comme dans les Anoxies, soit seulement chez les femelles, comme dans les Gnorimes, ou dans les mâles, comme dans les Penfodons ; frangé dans les mâles des Valgues, et armé chez les femelles d'une tarière saillante, droite, cornée et dentelée. Le ventre, chez les insectes fouisseurs ou la face inférieure de l'abdomen, toujours plus rejeté en arrière par les segments thoraciques, est réduit quelquefois à une fliible longueur, surtout dans les familles, comme dans celle des Copriens, où le postpeclus a acquis un développement plus consi- dérable. Par suite de ce refoulement, les deux ou trois arceaux antérieurs sont généralement annihilés et le ventre se trouve réduit à six ou à cinq segments apparents; encore le premier au moins de ceux qui existent, est-il souvent caché par les cuisses des pieds postérieurs. Les deux derniers, le pénultième surtout, surpassent ordinairement les précédents en grandeur. Celui-ci est paré, chez certaines Trichies, de taches blanches particulières VIE EVOLUTIVE 15 aux mâles. Enfin le ventre, dans plusieurs Amphimalles, sert aussi à faire reconnaître le même sexe, au sillon longitudinal dont il est creusé, et aux rangées transversales d'épines dont il est armé. Les stigmates abdominaux sont au nombre de sept paires. La première est tantôt très-visible, tantôt cachée dans l'espèce de fissure qui sépare la poitrine de l'abdomen. VIE EVOLUTIVE Malgré les modifications plus ou moins importantes que nous venons de signaler dans leur aiiatomie extérieure, ces insectes, avons-nous dit en commençant, présentent des caractères assez tranchés pour être isolés sans peine de tous les autres Coléoptères. Si nous les étudions dans leur jeune âge, si nous jetons sur eux un coup d'œil physiologique et comparatif, dans cet âge où leurs formes sont si différentes, nous trouverons encore entre leurs larves une telle analogie, que la tribu des LamelUcornes nous sem- blera établie sous l'inspiration de la Nature elle-même. Ces larves, dont le ver blanc des jardiniers et des agriculteurs peut donner une idée générale, sont faciles à reconnaître à leur corps allongé, semi-cylindrique, le plus souvent blanchâtre avec une teinte ardoisée à l'extrémité, généralement ridé et courbé en dedans, conformation qui leur interdit la possibilité de s'étendre en ligne droite, rend difficile et pénible leur progression sur une surface unie, si ce n'est dans les premiers temps de leur vie, et les force, dans le repos, à se tenir sur le côté à la manière des Iules. Elles sont hexapodes et cheilognathes, c'est-à-dire pourvues de six pieds et d'une bouche à mandibules et à mâchoires. Toutes paraissent privées des organes de la vision, qui leur étaient inutiles dans les heux obscurs 011 elles sont condamnées à passer leur vie. Voici leurs caractères généraux : Tête convexe, cornée, penchée ou inclinée, abouche inférieure. Antennes insérées sur les côtés delà tète, portées sur une saiUie sublu- berculeuse ; composées de trois à cinq articles, ordinairement obconiques, mais de formes et de dimensions variables. Ëpistome distinct, séparé du front par une suture frontale. Labre très-apparent, soit entier et arrondi en devant, soit festonné ou divisé en deux ou trois lobes; cihé ou garni de poils épars, soit en devant, soit à la face intérieure, où ils paraissent servir à retenir les aliments. 16 LAMELLICORNES Mandibules fortes, cornées ; courtes chez les uns, sensiblement plus longues et moins fortement rétrécies chez les autres ; terminées à leur extré- mité antérieure par une fente obhque ou par plusieurs dents ordinairement obtuses ; munies à la base d'une molaire très-dévcloppée. Mâchoires d'une consistance toujours moins solide ; tantôt divisées en deux lobes, parfois soudées en un seul ; ordinairement armées vers le sommet d'une et quelquefois de deux ou trois épines ou crochets cornés ; souvent munies de poils à leur bord interne. Palpes maxillaires de trois ou quatre articles apparents. Lèvre composée d'un menton charnu, ordinairement en parallélo- gramme transversal, et de pièces palpigères soudées. Palpes labiaux habituellement de deux articles. Thorax composé de trois segments, divisés comme la plupart de ceux du ventre en plis ou bourrelets transversaux ; portant chacun en dessous une paire de pieds ; offrant ordinairement de chaque côté du dos une tache cornée. Abdomen composé habituellement de neuf segments, rarement de dix : les sept premiers, ordinairement divisés sur le dos en trois plis transversaux, réunis sur les côtés en un tubercule portant un stigmate : le neuvième segment, remarquable par sa longueur, est en partie lisse. Le dernier segment est souvent divisé dans son milieu par un sillon trans- versal ; son extrémité est épaisse et courbée vers le ventre. Leur intestin est d'un " diamètre très-large vers sa partie postérieure ; les matières ex- crémentielles accumulées dans cette sorte de sac donnent à la peau une teinte ardoisée. La fente anale, située à l'extrémité du sac, est trans- versale (1) et offre généralement des sortes de lèvres. Les segments du thorax et de l'abdomen sont souvent garnis de poils, soit longs et flexibles, soit courts, raides et dirigés en arrière et visiblement alors destinés à favoriser la progression ; ils sont généralement disposés sur les arceaux du dos en rangée transversale ; souvent ils représentent, sur l'hypopygium une sorte d'ellipse longitudinale ou diverses autres figures. Les pieds sont allongés ; ordinairement composés de cinq pièces qui doivent constituer plus tard, d'une manière plus distincte, la hanche, le trochanter, la cuisse, la jambe et les tarses. Les jambes plus longues que les articles suivants sont notablement écartées entre elles. Parfois le tarse manque ou semble confondu avec la pièce précédente: celle-ci (1) La larve de la Serica brunnea fait exception à cet égard. VIE ÉVOLUTIVE 17 portf un pelil ongle, dont il n'y a même plus de traces chez diverses espèces. Les stigmates sont au nombre de neuf paires : la première est située sur les côtés du prothorax : les autres, de chaque côté des huit premiers segments de l'abdomen. Quelques-unes de ces larves ont été mentionnées ou figurées depuis longtemps, par Swaramerdam, Gœdart, Frisch, Rœsel, de Gécr et une foule d'autres auteurs. M. de Haan, le premier, a essayé de les distribuer d'une manière systé- matique, de la manière suivante : A Mâchoires à sommet simple. B Tête moins large que le corps. Mandibules à plusieurs dents au-dessus du milieu. C Anus à la partie inférieure du dernier segment. ' D Mandibules allongées. Oryctes. Illig. DD Mandibules élargies. Scarabœus. Latr. ce Anus à l'extrémité du dernier segment. Cetonia. Fabric. L!B Tête aussi large que le corps. Mandibules unidentées au-dessus du milieu. C Anus bilobé. Melolontha. Fabric. ce Anus trilobé. D Lobe supérieur plus grand que les inférieurs. Trichius. Fabric. DD Lobe supérieur plus petit que les inférieurs. ? Hoplia. Illig. AA Mâchoires à crochets doubles. Aphodius. Illig. Nous ne nous attacherons pas à reproduire les considérations anato- niiques sur lesquelles cette classification est également basée ; ces détails nous entraîneraient trop loin j ils sortiraient d'ailleurs du plan que nous nous sommes tracé. Ce travail de M. Haan fut en grande partie reproduit par M. Burmeister, dans son Manuel {Eandhuch). Un peu plus tard, en 1841 et 1842, Erichson, dans les Archives de Wiegmann, dont il était le continuateur, publiait la suite de sa division des larves des Coléoptères et traitait de celles qui nous occupent. Un peu plus lard, dans le o« volume de son Histoire naturelle des insectes d'Allemagne. (Naturgeschichte der Jnsecten Deutschlands), il reprit ce sujet, et donna des larves de cette tribu la classification suivante ; X Lobes des màclioires soudés entre eux. I.AMELL. •; 1 8 LAMELLICORNES B Mandibules obtusément dentées à leur extrémité, munies de stries transverses sur leur côté postérieur. C Sac divisé circulairement dans son milieu par un sillon simu- lant une fausse articulation. dynastidf.s. ce Sac simple. cétonides. BB Mandibules portant une dent lisse k leur extrémité ; leur face pos- térieure non sillonnée ; sac présentant le sillon transverse accou- tumé. MÉLOLONTHIDES A A Lobes des mâchoires non soudés entre eux. Géoirupides, Coprides, Aphodides, Trogides. 1842. Nous avions proposé, dans notre édition précédente de la tribu des Lamellicornes, de répartir les larves de ces insectes de la manière suivante : A Mâchoires profondément bifides. Copriens, Aphodiens, Géotrupins, Trogidiens, AA Mâchoires à un seul lobe. B Dernier article des pieds munis d'un ongle visible. C Anus simple, Oryctésiens. ce Anus à plusieurs lobes. D Anus bilobé. Mélolonthins. DD Anus trilobé. Trichiaircs . BB Dernier article des pieds muni d'un ongle rudimentaire ou nul. Cétoniaires. Erichson, modifiant son premier travail, a divisé les larves qui nous occupent de la manière suivante : I. SCARABÉIDES PLEUROSTICTES. ( Lobes des mâchoires soudés entre eux. A Mandibules obtusément dentées à leur extrémité ; munies de stries transversales sur leur côté postérieur. 6 Sac divisé circulairement dans son milieu, parmi sillon simu- lant une fausse articulation. dynastides. bb Sac simple. cétonides. AA Mandibules portant une dent lisse à leur extrémité ; leur face pos- térieure non sillonnée; sac présentant le sillon transverse accoutumé. mélolonthides. H. SCARABÉIDES LAPAROSTICÏES. Lobes des mâchoires non soudés entre eux. Cette division comprend les larves des Géotrupides, Coprides, Aphodides et Trogides. MM. Chapuis et Candèze, dans leur Catalogue des Larves des Coléoptères. VIE ÉVOLUTIVE 19 ont proposé de répartir les larves comprises dans cette dernière division, do la manière suivante : a Antennes de quatre ou cinq articles. b Mandibules munies de dents nombreuses. géotrupides. bb Mandibules bi ou tridentées. c Mandibules distinctement tridentées ou bien bi-tridenlées. coprfdes. ce Mandibules obtusément tridentées. aphodides. fui Antennes de trois articles. trogides. Ces classifications, on le sent, doivent être simplement considérées comme un essai ou comme un tâtonnement, tant qu'un plus grand nombre de larves ne sera pas connu. Nous n'insisterons donc pas davantage sur cette distribution méthodique, intéressante sans doute pour celui qui désire connaître à quelle famille ou même à quelle coupe générique appartient la larve dont il fait la rencontre ; plus utile au physiologiste à qui elle peut révéler des affinités naturelles certaines ou controversées. Les larves qui nous occupent ont une vie cachée ; mais leur nourriture, leurs habitudes et la durée de leur existence dans cet état de transition, sontloin d'être les mêmes. Celles des Coprophages, chargées de continuer l'action bienfaisante des auteurs de leurs jours, ont aussi reçu pour aliment les matières excrémentielles ou stercorales, ou le détritus des plantes jacentes sur le sol. Les unes sont isolées au sein d'une provision nutritive proportionnée à leurs besoins, et cachée dans le sable ou enfouie dans la terre par les soins prévoyants d'une mère ; les autres sont logées dans un monceau commun de ces substances sordides, qui leur fournissent égale- ment le vivre et le couvert. Malgré les brèches qu'elles ne cessent de faire à la paroi interne de leur retraite, un sens instinctif leur empêche soit de rompre la cloison qui les sépare de leurs voisines, soit de compromettre leur sûreté en apparaissant au dehors. Placées ainsi dans les circonstances les plus favorables à leur développement, c'est-à-dire dans un lieu sur, au sein d'une nourriture abondante plus ou moins imprégnée de sucs animaux, et par conséquent plas facilement assimilables à leur nature, elles arrivent promptement au terme marqué pour leur transformation en nymphes. D'autres larves, animées dégoûts moins inoffensifs, dédaignent les ali- ments immondes qui plaisent aux précédentes, et attaquent les racines des végétaux, même les plus utiles. Dans la première année elles vivent pour ainsi dire réunies en famille, et se bornent à chercher dans un ravon limité 20 LAMELLICOIIISES le peu de iiourritiire nécessaire à leurs besoins, mais dès que leur appétit s'est accru avec le volume de leur corps, l'égoïsme et l'intérêt les divisent ; elles se séparent pour ne plus se rencontrer, à moins que le hasard ne les rassemble passagèrement pour quelque œuvre de destruction. Elles travail- lent alors de concert, et comme sous les inspirations du génie du mal, à ronger la plante au pied de laquelle elles se sont groupées, et quand elles en ont opéré la ruine, elles se dispersent de nouveau, pour aller où les pousse leur incessante avidité. Un instinct, malheureusement trop sûr, les guide dans les lieux souterrains qu'elles parcourent et les conduit ordinai- rement, par la voie la plus directe, à l'endroit où elles pourront déployei- leur nuisible industrie. Elles mènent pendant trois ou quatre ans ce genre dévie, en changeant de peau une fois par année. Le mal opéré par elles, surtout quand elles approchent du terme de leur grosseur, est souvent considérable, si elles se trouvent en grand nombre dans la même localité. La Providence n'a cependant pas entièrement abandonné nos récoltes à leur voracité ; elle a créé d'autres êtres destinés à leur faire une guerre acharnée. C'est ainsi que les taupes et les musaraignes les poursuivent dans leurs dédales obscurs et les déchirent sans pitié. Si, malgré les efforts de ces petits mammifères, ces viles créatures nous causent encore des torts affreux, leurs dégâts accusent souvent notre incurie ou notre persistance irréfléchie à détruire les ennemis de ces races malfaisantes. Ne murmurons pas contre la Nature ; on n'a point assez étudié avec quelle sollicitude elle veille encore à la conservation de ses œuvres, alors même qu'elle semble les abandonner aux chances du hasard. On n'a pas assez remarqué avec quel soin elle met un frein à la dent de ces sortes de rhizophiles, dans les jours où leur appétit insatiable serait le plus funeste aux végétaux. Quand, par exemple, la sécheresse de l'été désole la terre, et que les plantes alté- rées penchent leur tête languissante, les larves, dont les atteintes leur seraient alors si redoutables, éprouvent le besoin de s'enfoncer davantage dans le sol, pour y chercher la fraîcheur. Quand, vers le milieu de l'au- tomne, les végétaux, rendus à une vie plus inerte, succomberaient plus facilement aux blessures qui leur seraient faites, les mêmes créatures s'en- terrent plus profondément, soit pour se préparer à leur mue, soit pour se mettre à l'abri des froids prochains. Quelle inégahté dans la longueur de la vie la Nature n'a-t-elle pas eu soin d'établir entre les larves coprophiles et celles qui rongent les racines? Les premières, dont elle attend des services plus signalés encore sous leur dernière forme, mettent souvent à peine quelques mois pour parvenir à cet état ; les secondes, qu'elle semble ne VIF. RVOLIITIVF. 21 voir se multiplier qu'à regret, traînent généralement durant plusienr années leur obscure existetiee. Diverses larves de la même tribu, que nous comprendrons sous le nom de Sépédophiles, ont aussi une vie plus ou moins prolongée. Les unes vivent aux dépens des arbres frappés de mort en partie ou en totalité, soit debout, soit détachés du sol et abandonnés à toutes les intempéries des saisons ; les autres se cachent la plupart dans les troncs caverneux dont elles augmentent la carie. Plusieurs d'entre elles s'engraissent de la vermou- lure produite par divers insectes ; les moins ditïiciles se contentent du terreau ou même de la terre, dans laquelle elles trouvent à s'assimiler quelques parcelles du détritus des végétaux. Après avoir parcouru, suivant leurs destinées particulières, toutes les phases de leur existence vermiforme, ces différentes larves se préparent à passer au second état de leur métamorphose. Leurs soins et leur industrie varient alors selon les besoins réclamés pour leur sûreté. Ainsi, les Copro- philes trouvent une couche toute préparée dans la retraite où elles ont vécu ; les Rhizophiles se préparent dans la terre, et ordinairement à une profondeur de plusieurs pieds, une cavité ovale dont la paroi interne, durcie par la pression, les prémunit contre tout accident ; une partie des Sépé- dophiles convertit en niche l'extrémité de la galerie qu'elles ont creusée dans les arbres ; les autres, dont la vie est plus souterraine, se construi- sent une coque très-lisse en dedans et formée des matières qui les entou- rent, unies entre elles par une humeur visqueuse. Ces mesures de sûreté une fois prises, elles se condamnent au repos, et au bout d'un temps dont la durée varie selon les espèces, leur peau se fend sur le dos et ghsse le long du corps : elles sont dès ce moment devenues nymphes. Dans ce nouvel état on peut déjà reconnaître toutes les parties exté- rieures de l'insecte futur. Le volume de l'abdomen est réduit à des propor- tions convenables ; la tète est penchée sur te sternum ; les pieds, comme les bras d'une momie, reposent d'une manière convergente sur la poitrine et sur le ventre ; les organes de la locomotion aérienne, fortement déhis- cents, embrassent les flancs en se repliant en dessous. Plusieurs ont le dernier anneau pourvu de deux peths appendices divergents. Dans le principe, ces nymphes sont généralement blanchâtres ; mais au bout de quelques jours pour les unes, et d'un mois, ou souvent plus pour les autres, elles prennent une teinte de plus en plus prononcée. Toutefois, suivant les observations d'un entomologiste lyonnais, de M. Guillard, qui a suivi avec soin les développements de plusieurs espèces de Cétoines, les élvtres sont 22 LAMELLICORNES les dernières à être pénétrées par le pigmentum. A mesure que chaque partie se pare de la couleur qu'elle doit conserver, la pellicule dont le corps était enveloppé se détache peu à peu de ce dernier; bientôt flétrie e^ desséchée, elle cède aux mouvements de l'insecte, se déchire, et permet enfin à celui-ci de la faire glisser le long du corps et se débarrasser ainsi de tous les langes du jeune âge. MOEURS ET HABITUDES DES INSECTES PARFAITS Libres de leurs premières entraves, ces petits animaux, vu l'état de mollesse dans lequel ils se trouvent au moment de leur transformation, ne peuvent songer de suite à quitter leur ténébreuse retraite ; mais dès que leurs différents organes ont acquis la consistance nécessaire, plusieurs d'entre eux s'occupent à se frayer un chemin pour arriver au jour. Les plus dihgents à se, mettre à l'œuvre sont, en général, les Coprophages, c'est-à-dire ceux dont les travaux nous sont les plus utiles ; on dirait qu'ils ont hâte de voler aux occupations serviles auxquelles la Nature les appelle. La plupart des autres Lamellicornes ne montrent pas le même empresse- ment à conquérir la liberté dont ils sont près dejomr. Les Hannetons, pai' exemple, après avoir subi leur dernière métamorphose vers la fin de l'été, semblent prévoir la venue des froids prochains, et attendent prudemment, dans les retraites profondes où les gelées ne sauraient les atteindre, que le soleil de février fasse pressentir l'arrivée des beaux jours, pour commencer le mouvement ascendant qui doit les conduire à la lumière. Malgré leu»' sage lenteur à parcourir ce trajet de quelques pieds de hauteur, leur marche alors n'est pas toujours heureuse. Frappée quelquefois d'une sécheresse printanière, la terre, durcie au souffle des vents, oppose à ces petits fouis- seurs une résistance inattendue. En vain tentent-ils de lutter contre les obstacles qui les irritent, leurs efforts se brisent contre la compacité du sol ; ils succombent épuisés de peines et de fatigues. C'est ainsi qu'à l'aide d'une disposition particuhère de l'atmosphère, la Nature rétablit l'équilibre dans ses lois, en faisant moissonner par la mort des myriades de ces êtres malfaisants, dont la multitude menaçait nos récoltes d'une ruine totale. Arrivés à leur état complet de liberté dans la dernière période de leur existence, les- LameUicornes ont des destinées bien différentes : ils semblent reproduire le tableau bigarré de l'inégalité des rangs dans la société humaine. Les uns, comme des parias, incapables de s'élever au-dessus de la MOEURS ET HABITUDES DES INSECTES 23 condition obscure dans laquelle ils ont passé leurs premiers jours, restent condamnés jusqu'à la fin de leur vie à la nourriture la plus vile, aux fonc- tions les plus dégoûtantes ; analogues, au contraire, à nos heureux du siècle, ceux qui occupent l'extrémité opposée de cette échelle sociale, après avoir échappé aux misères communes au jeune âge, se trouvent parés de vêtements somptueux, et n'ont plus qu'à jouir, au sein des fleurs, de toutes les délices que la terre peut leur offrir. Examinés, soit sous ce point de vue philosophique, soit sous le rapport plus intéressant de leur utilité dans l'économie de la nature, les insectes do cette tribu nombreuse peuvent être répartis en plusieurs castes. Parmi ceux que leur genre de vie a fait nommer Coprophages, quelques- uns, comme les Trogidiens, s'attachent parfois aux restes desséchés des substances animales ; la mission des autres est généralement de faire dispa- raître les matières excrémentielles ou stercorales. Ces petits vidangeurs ne remplissent pas tous de la même manière le rôle confié à leur zèle. Les Copriens, par exemple, plusdéUcats ou plus recherchés dans leur goûts, en raison de l'état membraneux de leurs mandibules, trouvent dans les mucosités et dans les autres parties les moins consistantes ou les plus fluides une nourriture appropriée à la faiblesse de leurs principaux organes masti- cateurs. Là, toutefois, ne se bornent pas leurs utiles services : plusieurs d'entre eux forment, avec les déjections sordides au sein desquelles ils vivent, des sortes de petites boules, qu'ils conduisent et enterrent au loin, soit pour y déposer le germe de leurs descendants, soit uniquement, d'autres fois, pour remplir le but providentiel de leur création, celui de délivrer la surface du sol des immondices qui la souillent. Doués d'un appétit plus actif, les Géotrupins ont reçu tous les instruments buccaux propres à le satisfaire. Non-seulement ils consomment avec avidité les matières dégoûtantes sous lesquelles ils se cachent, mais ils en entraînent dans des trous profonds un volume considérable, destiné à servir de pro- vision alimentaire à leur progéniture à venir. Les derniers Coprophages se contentent souvent du détritus des plantes. Tous les autres Lamellicornes trouvent dans les végétaux le soutien de leur existence. Ceux de ces petits animaux qui dans leur jeune âge étaient si nuisibles aux racines, une fois arrivés à l'état d'insectes parfaits, ont changé de goûts, sans perdre en général leur voracité, et sont devenus Phyllophages ou mangeurs de feuilles. La plupart des grandes espèces livrent la guerre aux arbres de nos bois, à ceux plus utiles de nos vergers et les dépouillent parfois de la verdure dont le printemps venait de les 24 LAMELLICORNES [jarer, au poiiil de leur iriidi-L', dans les plus beaux mois de l'année, loin nudité hivernale ; d'autres outragent certaines sortes de saules ou divers arbrisseaux moins élevés; quelques-unes coupent les étaraines de nos arbres fruitiers; les individus de petite taille se plaisent plus parti- culièrement, et souvent même d'une manière exclusive, sur les hum- bles plantes de nos champs. Les uns volent au hasard sur toutes celles dont se compose le tapis des prés ; les autres recherchent plus spéciale- ment les graminées, et demandent parfois à leurs parties florales une nourriture plus exquise. On les voit alors fixés aux chaumes des céréales, accrochés aux épis des bromes, ou bercés au moindre souffle du vent sur ceux des fétuques. Les Lamellicornes, des castes les plus puissantes ou les plus nobles, étaient dans leur jeune âge des larves sépédophiles. Les unes, comme nous l'avons dit, minaient les troncs cariés ; les autres vivaient, soit de la vermoulure échappée des flancs de ces derniers, soit de substances plus pauvres encore en éléments nutritifs. Mais, après leur dernière transforma- tion, des destinées plus heureuses sont réservées à ces insectes. Plusieurs, enchaînés par leurs premiers penchants, semblent craindre de s'éloigner des lieux où s'est écoulé leur jeune âge; ils demandent aux arbres qui les ont cachés la nourriture de leurs derniers jours et souvent une retraite pour y fuir en sûreté la lumière qui les blesse. Les autres, complètement dépouillés de leurs habitudes grossières, justifient plus spécialement par leurs goûts délicats le surnom de mélitophiles qui leur a été donné. Ces derniers, quelquefois aussi, recherchent l'abri protecteur des grands végétaux, et vont, à l'aide de leurs mâchoires en pinceau, recueillir sur leurs troncs brunis le liquide mucilagineux que laissent tluer leurs bles- sures ; mais le plus souvent, folâtres comme le papillon et brillants comme lui, ils volent, à son exemple, des corymbes du sureau à ceux de la spirée. ou viennent puiser le nectar le plus parfumé dans la coupe embaumée des roses. L'inspection de la robe des insectes de cette tribu suffit généralement pour révéler leur condition. Les Oryctès et les Rhizotrogues, condamnés à une vie en partie cachée, sont rougeâtres comme la terre qui leur sert d'asile. Les Coprophages, voués aux travaux les plus vils, portent presque tous les couleurs lugubres adoptées par la douleur. Les espèces crépuscu- laires ou nocturnes ont aussi communément des teintes obscures comme les ombres, ou noires comme les ténèbres ; celles, au contraire, qui vivent i^i la lumière, celles surtout pour lesquelles les fleurs ouvrent tous les trésor? MORURS ET IIMÎITFDF.S DKS INSRC.TRS 25 de leur sein, ont reçu pour leur taire la cour un véritable habit de conquête. Les uns portent un corselet revêtu de velours ; les autres ont des élytres garnies d'écaillés colorées ; la cuirasse de plusieurs est encadrée dans du jais, ou parée de dessins variés ; celle des autres brille d'une richesse toute métallique : là, c'est le cuivre avec toutes ses nuances ; ici, l'argent est uni à l'azur le plus tendre; ailleurs, c'est l'or avec son poli et son éclat. Et, comme si ce n'était assez du don de la beauté, diverses espèces ont reçu le pouvoir de répandre des odeurs plus ou moins agréables. Celle des Osmodermes est assez forte pour trahir leur présence sur les arbres qu'ils fréquentent ; celle d'une Trichie n'est sensible, au contraire, qu'à une faible distance, mais elle est si parfumée que cette charmante créature semble avoir dérobé aux roses leurs arômes les plus suaves. Divers Lamellicornes font entendre, dans certaines circonstances, un son particulier, en frottant l'abdomen contre le bord des élytres. Plusieurs ont le vol bruyant et d'une sonorité en général d'autant plus forte, que la partie inférieure de leurs étuis est plus concave. Durant le jour, cette sorte de murmure échappe facilement à notre attention, au milieu des bruits confus qui s'élèvent de toutes parts ; mais, dans les belles soirées du prin- temps ou de l'été, quand les ombres ramènent avec elles le silence dans les champs, les espèces crépusculaires se révèlent d'assez loin à nos oreilles, parle bourdonnement qu'elles produisent en parcourant les airs. Avant de prendre leur vol, les Lamellicornes, généralement lourds, ont plus particulièrement besoin que la plupart des autres insectes de fah'e une provision abondante du fluide aérien, soit pour donner à leur corps plus de légèreté, soit pour acquérir l'énergie nécessaire au soutien de leurs efforts. Aux petites espèces, il suffit, après avoir déployé leurs ailes, d'un instant d'hésitation à se mettre en mouvement, pour recevoir tout le volume d'oxygène qui leur est nécessaire ; pour les plus grosses, une préparation plus longue est indispensable : les unes, se bornent à incliner l'abdomen en soulevant les étuis pour faciliter l'intromission de l'air; les autres, à deux ou trois reprises, comme moyen plus actif, entr'ouvrent et rabaissent brus- quement leurs élytres frémissantes, et, dès que leurs trachées sont suffi- samment gonflées, elles s'élancent dans l'élément léger chargé de les trans- porter au loin. Dans les champ? nouveaux qu'ils parcourent, le hasard ne leur sert pas toujours de guide ; grâce à l'exquise délicatesse de leurs sens, les Coprophages, par exemple, devinent de très-loin les matières odorantes dont la destruction leur est confiée, et travaillent, pendant le sonmieil di- l'homme, à en enfouir ou disperser les débris. 26 LAMELLîrORNRS Les insectes de nette tribu, suivant leur taille ou leur puissance, emploient divers moyens de salut pour échapper aux dangers dont ils sont menact'-h. Les espèces dont la faiblesse est le partage ont besoin de recourir à la fuite ou il la ruse. Les unes s'envolent à l'approche de l'ennemi, les autres se cachent précipitamment dans la terre. Surpris àl'improviste, la plupart de ces animaux simulent l'état de mort: ceux-là, comme les Copriens, en con- tractant leurs pieds et les rapprochant de leur poitrine; ceux-ci, comme les Géotrupes, en les étendant au contraire, mais avec la raideur et l'immobi- lité d'un corps privé de vie ; quelques autres, comme les Cétoines, répan- dent dans les doigts qui les captivent une sorte de bouillie fétide. Les Lamellicornes sont disséminés sur toute la surface de la France. Plusieurs semblent se plaire sous toutes les zones et à toutes les tempéra- tures ; d'autres habitent certaines latitudes sans en dépasser les limites ; les uns aiment le Midi avec son soleil brûlant; un grand nombre, le chmat moins chaud de nos provinces du centre ou du septentrion; quelques autres ne descendent jamais de ces montagnes élevées dont la neige couronne presque toujours les sommets. Ceux-là recherchent les campagnes fertiles, les gras pâturages; ceux-ci peuplent les solitudes des landes, s'établissent dans les dunes ou dans les plaines sablonneuses des bords de la mer. Les Mélitophiles et une partie des Coprophages volent ou travaillent au jour, et déploient même une activité plus grande sous l'influence de la chaleur ; la plupart des autres aiment l'ombre ouïes ténèbres. Ceux, toutefois, qui semblent uniquement créés dans notre intérêt, se bornent à éviter les rayons (hi soleil sans ralentir leur zèle ; les espèces plus nuisibles, au contraire, sont en général frappées d'impuissance pendant les heures diurnes : les unes sommeillent alors accrochées au revers des feuilles ou des rameaux des arbres, les autres fuient dans le sein de la terre la lumière qu'elles haïssent : ainsi se trouvent en partie paralysés leurs dommageables pen- chants. La Nature ne manifeste pas ses soins d'une manière moins admirable sous d'autres rapports : elle semble avoir compté les jours de ces races malfaisantes ; elle a donné aux individus de cette catégorie une existence l>lus ou moins bornée; elle a limité à quelques semaines leur disparition totale. Elit' n'en a pas agi ainsi envers les LameUicornes réservés par elle à la desti'uction des matières immondes. Les uns ont reçu une existence plus prolongée ; les générations des autres se succèdent à des époques plus rapprochées; l'apparition de tous, entin, est calculée avec tant de sagesse, i(ue ces espèces se succèdent et s'enchaînent comme les mois et les sai- MOEURS ET HABITUDES DES INSECTES 27 sons, pendant tout lo cercle de l'année. Car si elles disparaissent momen- tanément, lorsque la neige couvre le sol d'une couche glaciale et rend leurs services inutiles, elles s'empressent de se montrer et do reprendre leurs travaux, sitôt que des vents plus doux viennent suspendre pour quel- ques jours la rigueur des frimas. Ces utiles créatures comptent générale- ment peu d'ennemis : la plupart des oiseaux dédaignent d'aller les chercher dans les substances au sein desquelles elles se cachent ; et parmi les Co- léoptères carnassiers, les Brévipennes, quelques Escarbots, et les Sphéri- dies dans leur jeune âge, semblent les plus particulièrement chargés de maintenir leur multitude dans de justes limites. 11 n'en est pas ainsi des races malfaisantes, des Hannetons, par exemple ; sans parler de l'homme qui leur fait une juste guerre, divers mammifères, une foule d'oiseaux, plusieurs insectes, se montrent acharnés à leur perte. Mais la nature, qui ne veut pas la destruction complète des espèces, même de celles dont la création nous semble un tort ou une aberration de sa part, permet toujours la conservation d'un assez grand nombre d'individus, pour empêcher la formation d'aucune lacune dans la série de ses œuvres. Les mâles de certains LameUicornes, par une exception peu commune dans la grande classes des insectes, offrent un exemple touchant de leur sollicitude pour le bien-être futur des larves destinées à leur succéder. On les voit partager, avec leur compagne, la peine de conduire le berceau de leurs descendants dans le lieu où il pourra être laissé en sûreté. Néanmoins, jusque parmi ces petits animaux, l'amour maternel, toujours plus ardent, se révèle par plus de constance dans les fatigues, par plus de courage dans les dangers. C'est donc surtout chez les femelles qu'il faut étudier tout ce que la Nature leur suggère de prévoyance dans l'intérêt de leur postérité. Chacune de ces créatures, guidée par un instinct qui ne les trompe jamais, sait choisir avec art l'endroit où doit être placé le dépôt précieux dont elle est chargée. Chacune a aussi son industrie particulière et les instruments nécessaires pour l'exercer. Les unes, forment, avec les déjections des Soli- pèdes ou des Ruminants, des sortes de pilules destinées à recevoir leurs œufs; les Géotrupes collent les leurs dans des coques de terre construites avec un soin admirable ; d'autres les cachent dans le sein de la terre, ou les disséminent dans les troncs des arbres. Les Valgues ont, pour les intro- duire, une tarière dentelée en scie. Ainsi, dans quelque phase de leur existence que nous suivions ces petits animaux, il est impossible d'observer leur industrie, d'étudier leur instinct, et nous allions dire leur intelligence, sans nous sentir entraniés vers une •78 LAMELllCOIliNKS tHudesialtacliaiilP,?ansélevor surtout nos pensées vers cotte sagesse divine ((ui nous révèle d'une manière si visible les soins de saProvidenee, en nous oftVant les merveilleux témoignages de sa puissance et de sa grandeur. Les Lamellicornes, dans la syngénésie des êtres, sembleraient devoir être placés au nombre des premiers insectes à étuis, sortis de la main de la Nature. Plusieurs d'entre eux ont préexisté à quelques-uns des anciens bouleversements dont la surface du globe a été le théâtre. Certaines espèces de Mélolonthins et des familles voisines sont même jusqu'à ce jour, d'après les travaux de M. Marcel de Serres, les seuls Coléoptères dont les recher- ches paléontologiques aient signalé la présence dans les terrains cam- briens et siluriens, appartenant aux deux premières périodes de la pre- mière époque des temps géologiques. L'archéologie comprend aussi dans son domaine divers insectes de cette tribu. Plusieurs espèces furent célèbres parmi les Égyptiens et firent partie de leur culte religieux. Elles figurent sur la plupart des monuments dont les ruines attestent encore la puissance des Pharaons. Ce sont surtout les Copriens et principalement les Sisyphaires, qui, par leurs travaux admira- bles, avaient attiré l'attention des habitants des bords du Nil. Les écrivains grecs, en parlant de ces Pilulaires, en ont généralement compris toutes les espèces sous la dénomination de Kâv(9«/50f. Les Romains, comme on le voit par les écrits de Pline, leur donnaient le nom de Scarabœus, qu'ils appliquaient souvent à tous les autres Coléoptères. Les modernes pendant longtemps suivirent leur exemple à cet égard. HISTORIQUE Enfin, le législateur de l'histoire naturelle, l'immortel Linné, dans son S>ystema Naturœ, restreignit l'emploi du mot Scarabœus à la désignation générique de tous les Coléoptères ayant les antennes terminées par une massue feuilletée ou lamellée. 176^2. Geoffroy, dans son Histoire abrégée des insectes des environs de Paris, en détacha, sous le nom de Copris, les espèces dépourvues d'é- cusson. 1763. Peu de temps après l'apparition de YHistoire abrégée des Insectes, Scopoli, auquel ce travail était resté inconnu, ouvrait à la science, dan-^ son Entomologie de la Carniole, le chemin qui din^ait la conduire à la mé- thode naturelle, en rejetant les divisions basées sur les cornes et autres HISTORIQUE 29 proéminences dont plusieurs Scarabés sont armés, et en indiquant, d'après leurs habitudes, les moyens de partager ces petits animaux en Anthophiles ou amis des tleurs, Phyllopfwges ou mangeurs de feuilles, et Stercoraires ou habitants des fumiers. 1774. De Géer, amasses Mémoires, s'empressa de mettre à profit cette idée, et sans adopter, à l'exemple de Schœffer, la coupe générique établie par l'entomologiste parisien, distribua les créatures qui nous occupent en trois familles : Scarabés de terre, Scarabés des arbres, Scarabés des fleurs. 1775. Ces divisions tirent sentir à Fabricius la nécessité de nouvelles dénominations. 11 conserva, dans son Systema Entomologiœ, les insectes de la première famille parmi les Scarabés, en en retranchant toutefois quelques-uns dont il fit des Trox, appliqua à ceux de la seconde le nom de Melolontha déjà employé par divers anciens écrivains grecs, et répartit ceux de la troisième dans les genres Trichius et Cétonia. 1789. Olivier, dans son Entomologie, laissa encore au genre Scarabœus les limites étendues qui lui avaient été assignéee par le professeur de Kiel dans son Systema Entomologiœ; mais il y établit trois divisions assez natu- rellement tranchées : dans la première, figuraient les espèces ayant les mandibules et les mâchoires coi-nées et les antennes de dix articles ; la seconde comprenait celles à mandibules cornées, à mâchoires presque membraneuses, à antennes de onze articles; dans la troisième étaient groupées celles dont le ^ mandibules membraneuses sont ombragées par le chaperon. L'année suivante (1790), dans Y Encyclopédie Méthodique, tous les Scarabés de cette dernière division passèrent dans le genre Copris, auquel il donnait ainsi d'autres bases et une plus grande étendue que ne l'avait fait son fondateur. 1790. Dans le même temps, Scriba, dans son Journal, formait le genre Valgiis avec le Trichius hemipterus du professeur de Kiel. 1792. Fabricius, négligeant de tirer parti des travaux tfOlivier, ne changea rien à ses premières divisions, dans son Entomologia systema- tica. 179G. Latreille, dont les débuts remontaient déjà à quelques années, tii paraître son Précis des caractères génériques des insectes. Là, il mit à protil les observations d'Olivier, en donnant le nom de Géotrupcs aux Scarabés dont ce naturaliste avait formé, dans son Entomologie, sa seconde division. 30 LAMELLICORNES 1708. Bientôt, parurent à peu près simultanément : le Tableau élémen- taire de l'Histoire naturelle des Animaux, par Cuvier; le Catalogue (des- criptif) des Coléoptères de Prusse {Verzeichniss der Kœfer Preussens), ébauché par Kugelann et achevé par lUiger ; et le Supplementum Entomo- logice Systematicce de Fabricius. Cuvier admettait un genre nouveau, celui de Platycephalus de M. Bron- giart, servant à retrancher des Copris d'Olivier, ceux qui sont pourvus d'un écusson. llliger formait la même coupe sous le nom à'Apkodius qui a prévalu. L'entomologiste prussien séparait encore des Scarabés quelques espèces sous la dénomination générique d'Orpcles. Le travail de Latreille ne lui était pas parvenu. Le professeur de Kiel opérait d'une manière différente la division du genre Scarabœus tel qu'il l'avait laissé dans son Entomologia Systematica. En se déterminant à admettre les Copris de Geoffroy, il constituait à leurs dépens le genre Onitis; il adoptait également le nom de Géotriipes, mais, par un esprit de changement dont il a donné malheureusement plusieurs fois des preuves, il l'appUquait à d'autres espèces, au nombre desquelles liguraient celles dont llliger venait de faire des Oryctes. Ainsi, naquit alors une confusion déplorable qui se propagea facilement sous l'influence de la renommée d'un tel maît/e. 1801. Le même auteur eut, peu d'années après, un tort non moins grave, celui d'admettre le genre artificiel qu'un de ses disciples, Weber, proposait (1801) dans ses Observationes Entomologicce, sous le nom d'Ateuckus, et de déshériter ainsi les grands Pilulaires de l'Europe méri- dionale du nom de Scarabœus, réservé plus particulièrement pour eux depuis une longue suite de siècles. C'est dans le dernier de ses travaux sur les Coléoptères, dans son Systema Eleutheratorum, qu'il lit place à cette nouvelle coupe formée d'éléments assez discordants. 1801. Lamarck, dans son Système des animaux sans vertèbres, rendit aux Géotrupes de Latreille leur véritable dénomination. Il n'avait pas eu connaissance du travail d'IUiger. 1803. Ce dernier, dans son Magasui d'Entomologie (il/ayasm fur Insec- tenkunde) rejoignit aux Copris des espèces évidemment déplacées parmi les Ateuchus, resserra ce dernier genre dans des limites plus étroites, par la création de celui de Gymnopleurus, mais n'osa lui restituer son ancien nom : l'autorilc de Fabricius l'arrêta. Dans le même livre, il forma une HISTORIQUE 31 antre division générique, celle d'Hoplia, dont les travaux, de Frœiich el de Knoch avaient pu lui inspirer l'idée : le premier (17!')t>), dans le journal le Naturaliste (D«r Naturforscher), et le second (1801), dans ses Nouveaux. Matériaux pour l'Histoire des Insectes (JSeue Beytrage fur Insectenkunde), avaient en effet signalé les différences remarquables que présentent les ongles de plusieurs espèces du genre Melolontha, dont la nouvelle coupe étaient un démembrement. 1800. Duméril, dans un tableau placé à la fin du "premier volume de l'Anatomie comparée de G. Cuvier, avait essayé avec plus de succès que Latreille, dans son Précis, de suivre le chemin si bien tracé par Adanson et par Jussieu pour les végétaux, de diviser les insectes en familles ; il avait réuni ceux qui nous occupent sous la domination de Lamellicornes. 1806. Dans sa Géologie analytique, Duméril améliora son travail, cl admit parmi les Lamellicornes ou Pétalocères tous les genres indiqués par Fabricius. 1804. Latreille, moditiant ses premiers essais dans son Histoire naturelU' des Crustacés et des Insectes, répartit tous les Scarabés de Linné en quatre Familles : Coprophages, Géotrupins, Scarabéïdes et Liicanides. Dans cet ouvrage, où il déployait déjà cet esprit méthodique, cette justesse d'aperçus et ce tact admirable qu'il devait, plus tard, porter à un si haut degré, il sépara sous le nom à'Onthophagus les espèces formant la seconde section des Copris d'Illiger, et faciUta l'étude des Melolontha de Fabricius, en distribuant ces insectes dans un certain nombre de divisions, auxquelles depuis on a donné des noms, pour morceler le genre trop étendu de l'Entomologiste danois. 1807. Quelques années plus tard, dans son Gênera, l'un des monuments les plus durables de sa gloire, il détacha, sous le nom de Sisyplius, une espèce à'AteucMs de Fabricius ; fonda dans sa famille des Scarabéïdes un gem'e de plus, celui d'A^gialia ; et fractionna les Trichius du professeur de Kiel en petites sectiojis qui depuis sont devenues génériques. 1808. Gyllenhal, dans ses Insecta Suecica, conservait, à l'exemple de Fabricius, le nom de Géotrupes aux Oryctes d'Illiger, et celui de Scara- bœus aux Géotrupes de Latreille ; mais il créait, aux dépens des Aphodies d'IUiger, le genre Psammodiits, synonyme de celui d'^Egilia. 1810. Latreille, dans ^as Considérations sur l'ordre naturel des animau. X . 32 LAMELLICOILNES divisa les iusccles qui nous occupent en trois l'aniillcs : les Coproplioijea, les Géotrupins, les Scarabéides. 1812. Lamarck, dans son Extrait du Cours de Zoologie du muséum d'histoire naturelle, cours dans lequel les animaux sont disposés^ 4'mie manière ascendante à partir des plus inférieurs, termina la classification des Coléoptères par les Pentamères Lamellicornes, comprenant aussi la tribu des Pectinicornes. Ceux dont il est ici (|uestion furent divisés en : Géotrupîcns ayant des antennes de onze articles. [Genres Lclhrus, Geotrupc.) Scat'abeïdcs à antennes de nenf ou dix articles ; parmi ceux-ci, les Copropliages com- prirent les genres Ti-ox, Bousier, Aphodie. Phytophages : Cétoine, Trichie, Hanneton, Scarabê. 1817. Le même naturaliste, dans le tome IV de son Histoire naturelle des Animaux sans Vertèbres, continuant à suivre la marche ascendante, tennina la classification des Coléoptères par les Lamellicornes. Il les distribua, d'après leur manière de vivre, en : 1° Ceux dont les larves et les insectes parfaits vivent dans les mêmes lieux ; Genres Bousier, Onite, Sisyphe, Aphodie, Geotrupc, Trox; "2» Ceux dont les insectes paifaits vivent ailleurs que leurs larves; Genres Cétoine, Trichie, Anisonyx, Hanneton, Scarabé. 1817. Alors Latieille, perfectionnant la distribution méthodique de son Gênera, rassembla tous les Coléoptères, objet de cette monographie, dans une seule famille, pour laquelle il adopta le nom de Lamellicornes ; par- tagea celle-ci, dans la première édition du Règne Animal de Cuvier, en deux tribus : les Scarabéides et les Lucanides, divisions qui répondaient à celles de Pctalocêres et dePriocères, établies (180G) par M. Duméril ; et tit enfin dans la première de ces tribus six. sections, auxquelles il donna, dans la seconde édition du Nouveau Dictionnaire d'histoire naturelle les noms de Copropliages, Arénicoles, Xylophiles, Phyllophages, Anthobies tl )ïditophiles. 1817. La même année, Kirby, dans les Transactions of the Linnean Society, créa le genre Bolboceras. 1810. Et M. Samonelle, dans son Compendium, celui iXAnomala. HISTORIQUE 33 1819. Tel était l'état de la science, relativement aux Lamellicornes, quand M.Mac-Leay, dans ses Horœ Entomologicœ , publia de ces petits animaux, une distribution nouvelle. Dans cet ouvrage, les Coléoptères herbivores ayant des antennes en massue le plus souvent lamellée, sont partagés en deux sections ; les Sa- prophages, vivant de matières décomposées,|et les Thalérophages se nour- rissant de verdure ou au dépend des fleurs. Le tableau suivant, fera mieux comprendre la pensée de l'auteur; g l GÉOTRUPIDES. SCARABÉIDES. APHODIDES. Mandibules saillantes, cornées S \ rutélibes. Mandibules membraneuses , . | cétonides. Mandibules membraneuses à H'extrémité. g glaphyrides. « TROGIDES. DYNASTIDES. Mâchoires dentées. Mandibules à dents t/^ la aiguës analogues à des canines. ... S a a. Mâchoires dentées ou inermes. Mandibu- S les à dents molaires ou incisives. . MELOLONTHIDES. S 1 ANOPLOGN.'iTillDES. Dans ce travail, l'entomologiste anglais restitua, aux espèces auxquelles on l'avait enlevé, le nom de Scarabceus sous lequel elles étaient connues depuis si longtemps ; il établit aussi les genres Hybosorus et Serica. 1820. M. Fischer, dans non Entomographie de la Paissie, renferma les espèces de Géotrupes, dont le prothorax est armé de cornes, dans un nouveau genre, celui de Ceratophyus, proposé déjà en 1812 par le docteur Leach, sous le nom de Typhœus. 1825. Latreille, dans ses Familles du Règne animal, fonda, sous les noms de Rhizotrogus et Amphlmallus, deux coupes génériques dont il avait depuis longtemps tracé lui-même les limites dans un de ses ouvrages. La même année (1825), MM. Lepeletier de Saint-Fargeau et Audinet-Serville, dans X Encyclopédie Méthodique, en développèrent les caractères, ainsi que ceux des genres suivants, signalés dans les catalogues de MM. Zieglei-, Megerle etDejean : Oniticelhis, dont lUiger avait fait une division de ses Copris; Ochodeus dont le type était un de nos cryptobies, placé à tort par Fabricius au nombre de ses Mélolonthes; Pachypus, qu'Olivier avait rano-é parmi ses Hannetons ; et Anisoplia, dont Latreille avait fait ]jressentir la création et posé les bases. Les mêmes auteurs constituèrent aussi, sous les noms de Osmoderma et Gnorirnus, deux autres coupes, tracées également LAMELL. 3 M LAMELLICORNES par l'entomologiste de Brives, pour compléter, avec le travailde Scriba, le démembrement des Trichius du professeur de Kiel. Depuis cette époque, le Bulletin de la Société des Naturalistes de Moscou (1 830) a servi à enregistrer les genres Phyllognathus et Hymenoplia, fondés par Eschscholtz aux dépens des Oryctes et des Serica. 1830. Stephens, dans mn Syjiopsis of indigenoits lusects, a fait con- naître le geni'e Phyllopertha de Kirby, servant à diviser les Anùoplia, et correspondant à l'un des paragraphes que Latreille, le premier encore, a eu le mérite d'établir dans son Histoire naturelle des Crustacés et des Insectes. Dans ce dernier ouvrage, où l'harmonie des dispositions géné- rales fait oublier une partie de Tinsuftisance des détails, l'illustre entomo- logiste avait de même signalé les caractères du genre Anoxia, nommé dans les An7iales de la Société Entomologique de France (\8o2), par M. le comte de Castelnau, à qui l'on doit celui de Calicnemis, publié vers le même temps, dans le Magasin Zoologique de M. Guérin. 1833. M. BruUé, dans V Expédition scientifique de Morée, a donné les caractères du genre Hybalus, qu'il appelait Geobius, dénomination appli- quée déjà par Dejean à une coupe de carabiques. Quelques années plus tard (1837), le genre Pentodon de M. Kirby a été mis au jour par M. Ilope, dans son ColéopterisC s Manual. 1839. Stephens, dans son Manual, marchant sur les traces deMac-Leay, répartit nos Lamellicornes dans les familles suivantes : Scarabéides, Géo~ trupides, Apliodides, Trogides, Dynastides, ilelolonthides, Cétonides. 1839. M. Westwood, dans son Introduction à la moderne classification des Insectes, conserva aux Coléoptères, objets de ce travail, le nom de PÉTALOCÈRES, douné par Duméril. Il les répartit, d'après M. Mac-Leay, dans les familles suivantes : GÉOTRUPiDEs (G. Geotrupes) ; ScARABÉmEs (G. Scarabaeus, Gymnopleiirus Copris, etc.). APHonmEs (G. Aphodius). TRocmEs (G. Trox). DïNASTmEs ((t. Oryctes, etc.). RuTÉLmEs C. (G. Cœlodera Pachypus, etc.) MÉLOLONTHiDES (Mclolontlitt, PJiisotrogus, etc.). CÉTOMDES (G. Cetonia, etc.). 1840. M. de Castelnau suivit à peii près, dans son Histoire naturelle des insectes, la marche adoptée par Latreillt^. HISTORIQUE 35 1S42. M. Burmoister, dans son Manuel d'fntoînologie (Handbuch der Entomologie), partageait, à l'exemple de M. Mac-Leay, les Lamellicornes en deux légions : les Thalérophages et les Sapropliages, et il les distribuait de la manière suivante, en s'appuyant principalement sur les caractères fournis par les organes de la vie de nutrition. Thalérophages. Épimères du niédipectus, libres, saillantes. Ventre plus long que le reste du tronc ou égal à la poitrine ; de six segments. Pygi- dium libre. Tibias postérieurs à deux éperons. 1. MËLirOPHILES. A Mandibules plus ou moins membraneuses à leur côté interne, ciliées. /.a6?'e ordi- nairement caché sous l'épistome, cilié. b Languette cornée, soudée au menton. 2. ANTHOBIES. hb Languette bipartite, membraneuse, libre. 3. PHYLLOPHAGES. AA Mandibules, soit entièrement cornées, ou munies, à leur côté interne, d'une petite lame coriace. Labre toujours saillant, corné, le plus souvent bilobé. Languttte cornée, unie au menton. 4. XYLOPHILES. Saprophages. Ventre plus court que le reste du tronc. Pygidiniii obtus, soit retiré, soit caché par les élytres. A Mandibules cornnées en partie ou en totalité, diipassanl plus ou moins le bord antérieur de l'épistome. Tibias postérieurs à deux éperons. b Ventre de six. arceaux à articles saillants. Labre caché. Languette unie au menton. Pleures i!i)paientes. S. PECTINICORNES. bb Ventre de cinq arceaux. Languette libre, mobile. Pleures entièrement cachées. c Massue des antennes pectini formes. Palpes labiaux fixés à la languette. G. ARENICOLES. ce Massue des antenues toujours de trois articles : ceux-ci plus larges, com- primés, connivents : le premier enveloppant par.ois les autres. Palpes labiaux fixés au bord du menton. 7. STERCOBICOLES. AA Mandibules membraneuses, ciliées. Labre membraneu.x , entièrement caché. Massue des antennes de trois articles; ceux-ci dilatés, connivents : le 36 LAMELLICORNES premier embrassant parfois les autres. Lunc/uette libre, membraneuse. Palpes labiaux fixés au bord du menton. Parapleures entièrement cachées. {Copi'ophages, Latr.) cl Ventre de cinq arceaux. Dos de l'abdomen entièrement caché par les élytres qui sont entières. Articles des palpes labiaux tous glabres et luisants. Tibias postérieurs à deux éperons. 8. COPROPHAGES. dd Ventre Ae. six arceaux. Élytres tronqués. Pygidium libre, deux pre- miers articles des palpes labiaux dilatés hérissés de poils. Hanches in- termédiaires séparées par un large intervalle. Tibias postérieurs à un seul éperon. 1842. Dans le même temps, à peu près, nous faisions paraître, dasn notre Histoire naturelle des Coléoptères de France, notre monograpbie des Lamellicornes, et nous établissions, dans cet ouvrage, diverses coupes gé- nériques nouvelles, dont l'utilité nous paraissait nécessaire. 1845. M. Blanchard, dans son Histoire des Insectes, replaçait, à l'exem- ple de Linné, les insectes qui nous occupent à la tête des Coléoptères, et en formait la tribu des Scarabéiens, divisée en plusieurs familles : les Cétomdes,\[e?> Glaphyrides, les Melolonthides, les Scarabéides, les Géotm- pides, les Coprides. 1845. M. L. Redtenbacher, dans ses Genres de la Faune des Coléoptères d'Allemagne {Die Gattungen der deutschen Kaefer-Fauna) , comprit les in- sectes qui nous occupent dans les familles 18 à 24, disposées dans l'ordre suivant : GÉOTRUPmEs (G. Geotrupes, Ceratophyus, Bidboceras). CopRmES (G. Gymnopleurus, Sisyphus, Copris^ Onthophagiis, Oniti- cellus). Aphodides (G. Aphodius, Psammodius, Diastictus). Trogides (G. Trox, Aeyialia, Ochodaeus). Oryctides (G. Oryctes). Melolonthides (G. Melolontha, Anoxia, Anomala, Phijllopertha, A7iiso- plia, Homaloplia, Hoplia). CÉTONiDEs (G. Cetonia, Valgiis, Osmoderma, Trichius, Gnorimus). 1848.Erichson, dans le t. 111 de son Histoire naturelle des insectes d'Al- lemagne {Naturgeschichte der Insecten Deiitschlands), s'écartant de la voie suivie par la plupart des entomologistes précédents, partagea ses Scara- béides, correspondant aux Lamellicornes de Latreille, en deux légions. HISTORIQUE 37 ioScarabéïdes pleur oslictiqnes, ayant les stigmates deuxième à sixième placés sur la partie dorsale des segments du ventre : le septième étant libre. 20 Scarabcïdes laparostictiques, ayant les stigmates situés sur la membrane servant à unir les segments du ventre à ceux du dos de l'abdomen : ces stigmates par conséquent tous cachés. Dans la première légion se trouvaient placés, dans l'ordre suivant : les Dijnastides (nos Oryctesiens), les Cétonides, les Mélolonthides. Dans la seconde venaient successivement : les Glapliyrides (étrangers à la France), les Hybosorides, les Géotrupins, les Coprides, les Aphodides, les Orphnides (Ochodeaires), et les Trogides, après lesquels se trouvaien • les Lucanides. Nous disions dans la préface placée à la tète du troisième cahier de nos opuscules entomologiques : « Malgré le haut degré auquel ait pu s'élever « le savant Erichson par ses remarquables ouvrages, nous serions bien « étonnés si la manière fantastique dont il a disposé les Lamellicornes était « jamais avouée par la Nature. » Notre opinion n'a pas changé. 1849. M. L. Redtenbacher fut mieux inspiré en répartissant les insectes qui nous occupent dans les familles suivantes : Géotrupides, Coprides, Aphodiides, Trogides, Oryctides, Mélolonthides, Cétonides. 1850-51. M. Blanchard publia, dans le Catalogue des Coléoptères du Muséum d'histoire naturelle de Paris, un travail sur les Lamellicornes qu'on regrette de n'avoir pas vu achevé. 1850-51. La même année, M. Bach, dans sa Faune des Coléoptères de la Prusse rhénane (Kaeferfauna der preussichen Rheinland), a marché sur les traces du naturaliste prussien. 1856. M. Lacordaire, dans son beau Gênera, a cru devoir suivre la même voie ; mais il a séparé des Pectinicornes les insectes qui nous occupent; il a placé avec raison les Lamellicornes laparostictiques à la tête des Coléoptères de cette tribu, en les disposant de la manière suivante : Coprides, Aphodides, Orphnides, Hybosorides, Géotrupides, Trogides, Gla- phyrides. Les pleurostictiques comprennent les Rutelides, les Dynastides, les Cétonides. Le savant doyen de la Faculté des sciences de Liège a en- core amélioré la classification d'Erichson, en employant des moyens plus faciles pour répartir nos insectes en tribus. 1858. M. L. Redtenbacher, dans la seconde édition de sa Fauna ans- 38 LAMELLICOR]NES triaca,'à adopté à peu près les modifications introduites par M. Lacordaire à la classification d'Erichson, 18G0. Jacquelin du Val, dont le coup d'œil était si habile, a cru devoir aussi prendre, pour base de la division méthodique de cette tribu, les ca- ractères i'oriiiés par la disposition des sligmates, et il a partagé ces Coléop- tères de la manière suivante, dans son Gênera, édité par M. Deyrolle. A Stigmates abdominaux, situés sur la membrane unissant les arceaux intérieurs aux supérieurs, et par suite tous cachés sous les élytres. Scarabéides laparostictcs. a Abdomen offrant inférieurement six arceaux apparents. b Antomcs offrant au plus dix articles distincts. c Épimcres métathoraciques invisibles. d Jambes postérieures offrant un fort éperon terminal unique. Aniennes de neuf ou parfois de huit articles. coprites. dd Jambes postérieures terminées par deux éperons, c Antennes de neuf articles apparents. aphodiites. ec Antennes de dix articles apparents. hybalites. ce Èpimères métathoraciques bien distinctes, f Cinq premiers segments ventraux de l'abdomen soudés entre eux. Hanches intermédiaires obliques. hybosorides. ff Segments ventraux de Tabdoracn tous mobiles. Hanches intermédiaires point ou à peine obliques en dedans. Tar- ses postérieurs très-longs. GLAPHYmTES. Ijb Antennes de onze articles apparents. géotrupites. aa Abdomen offrait inférieurement cinq arceaux apparents seule- ment. Hanches intermédiaires courtes ou même subglobu- leuses. TROGITES. AA Stigmates abdominaux situés les uns sur la membrane ou le point d'union des arceaux inférieurs avec les supérieurs ; et les autres, en plus grand nombre, sur la partie relevée des arceaux ventraux eux-mêmes : ceux de la septième paire géné- ralement visibles quand les élytres sont] fermés. Scarabéides pleurostictes . g Trois dernières paires de stigmates abdominaux faiblement divergentes de dedans en dehors. mélolonthites. gg Trois dernières paires de sligmates abdominaux forte- ment divergentes de dedans en dehors. h Crochets de tarses inégaux. Labre corné, ordinaire- ment saillant. rutélites. hh Crochets des tarses inégaux, sauf les antérieurs d'un certains nombre de maies. Labre membraneux, caché sous l'épistome, ou parfois simplement avec son bord antérieur corné, un peu saillant. HISTORIQUE 39 i Mandibules débordant en général l'épistome, au moins en dehors. Hanches antérieures transverses, enfouies dans leurs cavités cotyloïdes. dynastites. n Mandibules largement membraneuses intérieurement , cachées en entier sous l'épistome. Hanches antérieures plus ou moins coniques, saillantes. cétonites. Malgré 'l'autorité des hommes si haut placés dans la science, qui ont adopté la manière de voir du naturaliste prussien , il nous est impossible, pour nos Coléoptères de France , de suivre la même marche. Il nous répugnerait de placer, à la suite des Trox, les Hoplies qui nous semblent se lier aux Cétoniens, et de mettre, entre ces derniers et les Mélolonlhins, les Oryctès et leurs voisins, qui doivent précéder les Hannetons. Nous ne voulons pas nier l'importance physiologique de la disposition des stigmates chez plusieurs insectes. Il est évident que ces bouches respi- ratoires doivent être cachées chez les Coprophages et autres Lamellicornes vivant dans les matières stercorales ; mais, outre que ces ouvertures sont difficiles à apercevoir, leur divergence plus ou moins prononcée offre souvent une disposition équivoque. Les caractères fournis par ces organes ne nous paraissent pas dominateurs, car ils font disposer nos Lamellicornes d'après un ordre qui ne nous semble pas naturel. Quelques écrivains, particulièrement Latreille (i) et M, Charles No- dier (2), se sont occupés de recherches sur les insectes de cette tribu, que l'archéologie comprend dans son domaine. Divers auteurs ont traité de quelques Lamellicornes sous le rapport des dommages qu'ils nous causent. Pour les travaux de ce genre, nous nous contenterons de signaler le Cours d'Agriculture de l'abbé Rozier; les Mé- moires de Gouffîer et de Lefébure ; ['Jnsectologie des Forêts de M. Bechs- tein ; les Considérations de M. Pfeil, sur les dégâts que les insectes causent au bois; le travail de M. Uatzeburgsur les insectes des forêts ; celui de M. de Fonscolombe sur les insectes nuisibles (3) et les divers mémoires relatifs aux Hannetons, dont nous donnerons plus loin la liste. (1) Des insectes peints ou sculptés sur les monuments de l'Egypte : Voy. Mémoires du Muséum; Paris, 1819. (2) Recherches archéologiques et entomologiques sur le Scarabé sacré des Égyptiens, ses significations, ses attributs, ses espèces et ses variétés : insérées dans les Mélanges d'une petite bibliothcquc ; Paris, 1829. In-8, (3) Mémoires de l Académie d'Aix, t. IV. LAMELL.' 3* 40 LAMELLICORNES D'autres naturalistes ont pris pour sujet de leurs recherches l'organisa - tien intérieure de divers Coléoptères de cette tribu ; nous désignerons principalement : Swammerdam , Kamdhor, Gaede, de Haan. feu Léon Dufour, et surtout M. Straus-Diirckeim, à qui la science doit, sur l'ana- tomie du Hanneton vulgaire, un de ces chefs-d'œuvre d'observations et de détails que Lyonnet seul, jusqu'à ce jour, avait eu le talent et la patience de produire. Nous diviserons les Lamellicornes en divers groupes : A Joues dilatées en forme de tranche horizontale, constituant avec l'épistome un chaperon en demi-cercle, en ogive ou en demi-hexagone voilant le labre et les mandibules au moins sur les côtés. Epistome notablement plus large à son bord antérieur qu'à sa jonction avec le front ; souvent denté ou échancré en devant. Yeux ordinairement coupés au moins en partie parles joues, dans le sens longitu- dinal ou voilés par le bord antérieur du prothorax. Antenurs de neuf ou de huit articles. Épimèrcs mctathoraciques invisibles. Ventre de six arceaux. 1" GROUPE. LES COPROPHAGES. AA Joues ne constituant pas avec l'épistome un chaperon en demi -cercle ou en demi-hexagone, voilant le labre ou les mandibules. Epistome plus étroit ou peu sensiblement plus large en devant qu'à son point de jonction avec le front. B Antennes de onze articles. Joues dilatées en forme de large tranche horizontale coupant extérieurement les yeux presque jusqu'à leur extrémité. Epistome or- dinairement rhomboidal ou en lozange, élargi d';ivant en arrière jusqu'à ses angles latéraux ou à ses angles postérieurs. Vetitre de six arceaux. Pygidium voilé au moins en grande partie par les élytres. Épimères métalhoraciques apparentes. 2e GROUPE. STERCORAIRES. BB Antennes de dix ou de huit articles. Joues laissant les yeux libres ou ne formant sur leur côté externe qu'un canthus court ou rarement prolongé jusqu'à la moitié de leur longueur. C Pygidium voilé par les élytres. D Ventre de cinq arceaux. Labre et mandibules cornés, en partie à découvert. Hanches intermédiaires globuleuses. Yeux presque entiers, en partie voilés par les angles du prothorax et par les côtés relevés de la tête. Antennes de dix articles : le premier, hérissé d'un faiscea^i de poils. Élytres ordinairement à surface inégale ou chargées de tubercules souvent piligères. :>• GROUPE. SABULICOLES. DD Ventre de six arceaux. Hanches intermédiaires obliquement enchâssées dans le médipectus. Elytres non chargées de tubercules. 4e GROUPE. CHYTOBIES. HISTORIQUE 41 ce Pygidium non voilé par les élytres. E Épistome non tronqué en devant ; élargi d'avant en arrière ; débordé par les mandibules. Antennes de dix articles. Ongles égaux et non munis d'une dent en dessous. Corps convexe. b* GROUPE. TERRICOLES. EE Epistome ordinairement tronqué en devant ; le plus souvent subparallèle ou faiblement élargi en ligne droite sur les côtés. F Antennes de huit articles. Cuisses postérieures monstrueusement renflées. Jambes de devant bidentées au côté externe. 6« GROUPE. ARÉNICOLES. FF Antennes de neuf ou dix articles. G Tête n'offrant pas sur les côtés, au-devant des yeux, une sinuosité profonde dans laquelle sont insérées les antennes. Ëpivières du médipectus non apparentes en dessus au devant des épaules. H Crochets des tarses intermédiaires et postérieurs égaux ; le plus souvent soit munis d'une dent ou d'une membrane, soit l'un des deux au moins fendus. 7e GROUPE. PHYLLOPHAGES. HH Crochets des tarses intermédiaires et postérieurs inégaux : le plus petit parfois nui. 8e GROUPE. ANTHOBIES. GG Tête offrant sur les côtés, au devant des yeux, une sinuosité profonde,dans laquelle sont insérées les antennes. Ongles égaux, entiers, simples. Élytres planes ou planiuscules sur le dos. Epimères du médipectus souvent appa- rentes en dessus au devant des épaules. 9e GROUPE. MÉUTOPHILES. Les insectes compris dans chacun de ces groupes montrent d'une ma- nière graduelle un genre de vie plus délicat ; toutefois , comme on peut le remarquer, les espèces qui terminent ces séries sont souvent plus avancées sous ce rapport que celles qui figurent à la tête de la série suivante. C'est ainsi que les derniers Anthobies sont plus véritablement mélithophiles que les derniers Cétoniens. Telle paraît être, en effet, la marche de la Nature : après avoir, pour ainsi dire, tenté un premier essai, selon les desseins de sa volonté toute-puissante , elle semble se reporter à quelques pas en arrière du point où elle s'était arrêtée, pour s'avancer ensuite davantage dans la voie progressive vers laquelle tendent tous ses efforts. 42 LAMELLICORNES Les Coprophages, par lesquels nous allons commencer la série des Lamellicornes, n'ont généralement pas un aspect aussi dégoûtant que leur nom semblerait le faire pressentir ; la Nature leur a donné la faculté dé sécréter une huile destinée à empêcher aux matières dans lesquelles ils vivent d'adhérer à leur corps, afin de conserver à ce dernier tout son lustre. Ces insectes ont pour parasites une sorte de mite ( gamasus coleoptra- torum); elle s'attache à eux souvent en grand nombre, surtout à ceux dont la vie est souterraine. LAMELLICORINES. COPROPHAGES 43 PREMIER GROUPE LES COPROPHAGES Caractères. Joues dilatées en forme de tranche horizontale, constituant avec l'épistome un chaperon en demi-cercle ou en demi-hexagone, voilant le labre et les mandibules, au moins sur les côtés. Êpistome notablement plus large à son bord antérieur qu'à sa jonction avec le front, souvent denté ou échancré en devdnt.Yeux au moins en partie coupés par les joues dans le sens longitudinal ou voilés par le bord antérieur du prothorax. Antennes de neuf ou de huit articles, dont les trois derniers forment la massue. Épimères du métathorax invisibles. Ventre de six segments. Les Coprophages comme leur nom suffit pour l'indiquer, vivent au sein des matières qui constituent le principe élémentaire de nos fumiers. Chargés, concurremment avec d'autres insectes de cette tribu, de détruire ou de dis- perser les déjections de l'homme et de divers mammifères, ils en sucent ou lèchent les parties les plus succulentes ou les plus fluides. Ce sont de véri" tables copramorges. On a surnommé orduriers ceux qui semblent recher- cher de préférence les excréments humains. La plupart sont noirs ; plu- sieurs ont une teinte terreuse; quelques petites espèces présentent des couleurs métalliques. Leurs larves ont les deux lobes des mâchoires libres. Ils se partagent en deux familles. il largement séparées entre elles. Tibias postérieurs armés d'un seul éperon. Pygidium non voilé par les élytres. copriens. peu séparées entre elle. Tibias postérieurs munis de deux épe- rons. Pygidium le plus souvent voilé parles élytres. aphodiens. 44 LAMELLICORNES PREMIERE FAMILLE LES COPRIENS Caractères. Hanches intermédiaires, largement séparées entre elles. Tibias postérieurs armés d'un seul éperon. Pigidimn non voilé par les ély- tres. Ventre plus court que les médi et postpectus réunis. Ajoutez : Ëpistome en demi-cercle, souvent denté. Yeux en grande par- tie au moins divisés par les joues. Labre membraneux, caché sous l'épis- tome. Mandibules au moins en partie membraneuses. Mâchoires à deux lobes, coriaces à l'extrémité, velus en dessus. Palpes maxiliaires courts, glabres ; à dernier article le plus long. Palpes labiaux poilus à la base, à dernier arti- cle plus petit. Menton corné. Languette coriace ou membraneuse. Écusson rudimentaire ou indistinct. Corps ordinairement court ou jieu allongé ; planiuscule ou peu convexe surlesélytres. Les Copriens se divisent en deux branches : ' obliquement enchâssées dans la poitrine. Tibias intermédiaires ^ et postérieurs, sensiblement plus longs que la cuisse, grôles ';S 3 ou étroits à la base, à peine élargis d'avant en arrière. sisyphaires. Il ^ 33 ^ [ parallèlement cnciiassées dans la poitrine. Tibias intermé- diaires et postérieursà peine aussi longs ou à peine plus longs que la cuisse, graduellement élargis de la base à l'extrémité, copriaires. PREMIERE BRANCHE LES SISYPHAIRES CAPu\cTÈnES. Hanches intermédiaires ohliquenuiïil cnch^&iéei^ dans la poi- trine, r/fcws intermédiaires et postérieurs grêles. Antennes de neuf ou de huit articles, dont les trois derniers, constituant la massue, sont tous visibles par leur tranche dans la contraction. La direction des hanches des pieds intermédiaires obliquement enchas- coPRiENS. — Sisyphaires 45 sées dans la poitrine, les pieds postérieurs allongés et leur tibias grêles, plus longs et arqués, constituent les caractères physiologiques les plus impor- tants, servant à séparer les Sisyphaires desCopriaires; car ils répondent à leurs habitudes. Les hanches intermédiaires obliques permettent au corps d'être porté par les quatre pieds postérieurs, tandis que les antérieurs sont occupés à un autre emploi ; les pattes postérieures, plus longues que les cuisses, sont courbées en dehors pour bien embrasser facilement les glo- bules que font rouler ces insectes. De tous les Copriens, les Sisyphaires sont les plus intéressants à connaî- tre. PlusparticuUèrement chargés de disperser les matières excrémentielles, doués de l'instinct singuher d'en réunir les molécules en espèces de boules, occupés sans cesse, comme le Sisyphe de la fable, à faire rouler ces petites masses, qui parfois aussi leur échappent, ils ont depuis longtemps attiré l'attention des hommes. Aristophane, Plutarque, Aristote, Hor-ApoUon, et d'autres anciens écrivains, ont parlé de leurs travaux. L'une de ces espèces fut célèbre sur les bords du Nil, et fit partie du culte religieux des Égyptiens. Les Grecs désignaient ces insectes sous le nom de Kxvôxpot que les premiers traducteurs (mt converti dans notre langue en celui de pilu- laires. Les Sisyphaires se servent de leur chaperon pour diviser d'abord, puis de leurs pattes antérieures pour rassembler les matières dont ils composent un globule, auquel ils donnent graduellement un volume plus considérable. Dans ce travail, il ont le soin de s'attacher aux parties les plus substantielles, et d'élaguer, avec une merveilleuse adresse, les pailles et autres subs- tances peu décomposées par la digestion. Dès que la petite boule est par- venue à un volume suffisant, pour offrir toute la nourriture nécessaire au développement de la larve à qui elle doit servir de retraite, l'insecte la fait rouler pour la consoUder davantage, et pour la dérober aux regards indis- crets, en la cachant dans le sein de la terre. Ordinairement le mâle et la femelle unissent leurs efforts pour la conduire : l'un la retient entre ses pieds de derrière, et la pousse en marchant à reculons, en se servant, pour la fixer, de l'éperon des jambes postérieures; l'autre la tire avec ses pat- tes de devant. Combien d'obstacles ne trouvent-ils pas dans l'inégalité du terrain ! Que de peines pour les surmonter ! Souvent, surtout parmi les Scarabés, qui construisent une pelote beaucoup plus grosse qu'eux, sou- vent un ami obhgeant vient prêter ses bons offices. Il se place sur le som- met du corps sphérique, et en se penchant en avant, l'entraîne dans un mouvement de rotation. Quelquefois un accident arrive. La boule tombe 46 LAMELLICORNES dans un trou, et y resterait inévitabtement, sans le secours de nouvelles for- ces nécessaires pour l'en extraire. Un Sisyphaire, auquel semblable mésa- venture était arrivée, se dirigea, dit lUiger, vers un tas de bouse voisin, et revint bientôt avec trois camarades. Tous quatre réunirent leurs efforts pour tirer la pelote du précipice; et il y parvinrent enfin ; ce résultat obtenu , les trois compagnons, dont la tâche était accomplie, s'en retournèrent aus- sitôt à leur ouvrage. Le hasard nous a quelquefois permis d'être témoin de scènes non moins curieuses. Nous avions placé des Sisyphes dans un vase recouvert d'une clo- che de toile métallique ; nous leur avions bien fourni les matériaux néces- saires pour leur travail ; mais il avaient beau façonner des pillules, ils ne pouvaient les conduire bien loin. L'un d'eux finit par grimper sur le treillis, emportant, avec ses pieds postérieurs, et son globule et la femelle qui lui aidait précédemment à le faire rouler. Il parvint ainsi, avec plus ou moins de peine, jusqu'au dôme de cette espèce de voûte ; là, sa petite boule lui échappa ; il se laissa tomber aussitôt pour la rejoindre. Plusieurs fois le même fait s'est renouvelé sous nos yeux avec les mêmes circons- tances. Les mâles généralement montrent un attachement moins vif que l'autre sexe pour ces" petites pelotes qui doivent servir de berceau à leurs descen- dants. Souvent, pour mettre à l'épreuve leur amour maternel, il nous est arrivé de transporter dans la main un couple de Sisyphes avec le fruit de leurs travaux. Dès que nous leur rendions la liberté, le mâle en usait pour s'envoler ; la femelle ordinairement restait attachée à la pillule, objet de ses espérances, et se résignait à la conduire seule. Nous avons vu quel- ques-unes de ces créatures surprises par la nuit, avant d'avoir pu enterrer assez profondément leur globule ; le lendemain, de grand matin, nous les retrouvions le tenant embrassé entre leurs pattes, comme un trésor dont elles n'avaient pu se séparer. L'industrie admirable des Sisyphaires n'est pas toujours destinée à assu- rer le bien-être de leur postérité ; souvent ils travaillent uniquement pour accomplir la mission providentielle dont ils sont chargés : celle de disper- ser les matières stercorales. Il est facile de s'en convaincre en voyant les mâles déployer le même talent que les femelles, et surtout en s'assurant que celles-ci, dans maintes circonstances, n'ont dans le corps aucun œuf à dé- poser .\Ces pilules inutiles sont souvent conduites par un seul individu, qui, au moindre faux pas ou au moindre accident qui l'oblige à lâcher sa petite boule, se laisse facilement enlever par un autre le fruit de ses peines. coPRTENs. — Scarabaeus 47 Cette branche renferme les genres suivants : "J ^ s C s _2 — vu . - OJ C S " = Elytres sans échancrure à leur bord externe après les épaules. Tarses antérieurs nuls dans les deux sexes. Scm^abaeus. Élytres fortement échancrées à leur bord extérieur, après les épaules. Tarses antérieurs existant dans les deux sexes. Gymnopleurus. terminées par deux éperons. Antetmes de huit articles. Abdo- men presque triangulaire. Sisyphus. Genre Scarabaeus, Scarabé. Linné. Caractères. Jûmftes m/erwzedmîVes terminées par un seuléperon. Antennes de neuf articles, dont les trois derniers forment la massue, Tarses antérieurs nuls dans les deux sexes. Pygidium en triangle obtus, à côté basilaire plus grand que chacun des latéraux. Ventre plus court que les médi et postpec- tus réunis. Mésosternum peu apparent, court, dépassant à peine le bord an- térieur des hanches intermédiaires. Tibias intermédiaires et postérieurs ci- liés ; terminés par un fort éperon. Tarses postérieurs à dernier article à peine aussi long ou moins long que le premier. Ajoutez pour les espèces suivantes : Chaperon à six dents : quatre à l'épistome ; une à chacun des angles an- térieurs des joues. Yeux subglobuleux, entièrement ou presque entièrement partagés en deux parties inégales : l'une supérieure, l'autre inférieure. Pro- tliorax échancré en arc, derrière la tète, puis en ligne transverse presque droite, de chaque côté de cette échancrure, à son bord antérieur ; un peu plus large à ses angles postérieurs que les élytres à leur base. Ëcusson indistinct ou peu apparent. Élytres à peine aussi longues que la tête et le prothorax réunis ; planiuscules ou peu convexes ; ne voilant pas ordinaire- ment le bord antérieur du pygidium. Tibias antérieurs quadridentés au côté externe ; denticulés entre ces dents et à la base. Cuisses garnies sur leur face postérieure d'une rangée de points pihgères. Les (f diffèrent peu sensiblement des $ . Ils ont ordinairement les jambes postérieures moins droites ou plus arquées. 48 LAMELLICORNES Les écrivains ont émis des opinions diverses sur l'origine du mot Sca- rabé, Selon Papias, grammairien du onzième siècle, ce nom viendrait de cabiis ou caballus, parce que ces insectes, selon les idées du temps, étaient censés naître du cadavre des chevaux. Bochard l'a fait dériver de l'hébreu chaphas, qui signifie fouiller, action qui caractériserait assez bien le genre de vie des Coprophages. Fabricius et M. Mac-Leay en ont cherché l'étymo- logie dans la langue grecque : le premier l'a tiré de aKi^rw, creuser, le second de a^ixjst^iioixxt, gratter. Nous ne nous arrêterons pas à peser la valeur de ces opinions ; peut-être Marini et d'autres se sont-ils rapprochés davantage de la vérité en croyant reconnaître la source du mot qui nous occupe dans celui de Ki^afo?, employé par Aristote pour désigner un insecte qui nous est inconnu. Avec M. Mac-Leay nous restituons aux insectes de ce genre le nom de Scarabaeus, sous lequcls ils étaient connus des Romains. Fabricius, en adoptant le genre Ateuchus établi par Weber, pour sépa- rer les Copriens dépourvus de cornes de ceux qui en sont armés, avait été obligé d'y admettre quelques Copriaires qui s'y trouvait évidemment dépla- cés. Il s'était même écarté de l'esprit de justice qui reconnaît un droit ac- quis à l'auteur dont les publications ont la priorité ; car Creutzer avait déjà proposé, sous le nom tVActinophorus, une coupe générique plus na- turelle, comprenant tout nos Sisyphaires. Presque tous les auteurs modernes ont suivi l'exemple de Fabricius ; plusieurs même ont fait de nos Lamellicornes la famille des ScARABÉmEs, dans laquelle on ne trouve point de genre Scarabaeus. Les Scarabés sont généralemeat les plus grands Copriens de nos con- trées ; ils habitent plus spécialement les provinces méridionales, où ils déploient, sous l'influence de la chaleur, une activité incroyable. Habi- tuellement ils choisissent un terrain en pente pour y enfouir horizontalement leur globule. Il est vraiment curieux de voir, dans les dunes ou sur les bords de la mer, un Scarabé se livrer à ce travail. Il gratte avec vivacité le sable qu'il amoncelle d'abord derrière ses pieds postérieurs, puis se retourne et se sert de son chaperon comme d'une pelle pour pousser plus loin les déblais qui l'embarrassent. Les pelotes destinées à ne point nourrir de larve son enfouies avec peu de précaution. Le lieu dans lequel elles ont été déposées présente, au moins le premier jour, une ouverture béante qui permetparfois de les appercevoir; les autres au contraire sont toujours complètement enterrées. En fouillant le sable, on trouve souvent avec une de celle-ci le couple d'insectes par lequel copRiENS. — Scaràbaeus 49 elle a été roulée. On dirait que ces petits animaux restent attachés à cet ob- jet, pour veillera sa conservation, ou pour attendre près de ce dépôt pré- cieux la mort qui doit mettre fin à leurs travaux. Les œufs, suivant les circonstances, éclosent au bout de huit à quinze jours, et en quelques mois la larve parvient à son état parfait. Aucun au- teur n'ayant jusqu'à ce jour parlé de ces dernières, nousallons les faire con- naître, en donnant la description de celle du Scaràbaeus sacer. Corps semi-cylindrique; courbé en dedans; ridé, blanchâtre, avec le dos en partie ardoisé ; presque glabre, parsemé de poils livides, longs, flexi- bles et peu nombreux. Tête convexe, d'un jaune pâle. Antennes de cinq articles : le premier moins grand que le second; celui-ci à peu près égal aux deux suivants, et comme eux subglobuleusement renflé vers le sommet ; le dernier, plus court et plus grêle. Épistome d'un livide jaunâtre ; en parallélogramme transversal. Labre trilobé, garni de quelques poils comme lui d'un livide jaunâtre. Mandibules rougeâtres et coriaces à la base, noires et cornées à l'extrémité; armées près de celle-ci, au côté interne, de trois dents peu profondément découpées. Mâchoires divisées en deux pièces garnies de poils spinosules et termi- nées chacune par un crochet onguiforme. Palpes maxiliaires de quatre articles en cône tronqué; le dernier co- nique. Palpes labiaux petits ; de deux pièces. Pieds peu garnis de poils ; composés de cinq pièces : la dernière armée d'un ongle. Anus situé à la partie moyenne et postérieure du dernier anneau, au-des- sus de deux espèces de mamelons terminant celui-ci. Hypopygium, ou partie inférieure du dernier segment, garni de poils spinosules, servant à favoriser les changements de position de l'animal. Ces larves sont parfois tourmentées parles acares, qui plus tard, s'atta- chent en parasites au corps des insectes parfaits. Le tableau suivant servira à faire reconnaître facilement les Copriens de notre pays : A Elytres rayées de lignes légères. Pygidium plus ou moins ponctué. B Fro/if râpeux. Prothorax chAVgé de petits points saillants. Sacer. LAMELL. 4 50 LAMELLICORNES BB Front ponctué sur ses côtés, lisse sur son milieu. Prothorax marqué de points varioliques. Semipunctatus. AA Ëlytres creusées de sillons; lisses sur leurs intervalles convexes. Prothorax marqué de points varioliques. Pygidium non ponctué. Laticollis. t . Ncarabaeu» Saeer. Linné. D'un noir assez luisant, front râpeux, prothorax garni, sur les côtés, de petits points élevés. Élytres lisses, longitudinalement rayées de six lignes légères ; parsemées stir les intervalles de points enfoncés souvent à peine apparents. Cuisses postérieures sans dents àleur bord postérieur. Pygidium marqué de points légers ou peu profonds. Scarabaeus sacer. Linné, Syst. Nat., t. I, p. 54S, 18; — Fabricius, Syst. Entom., p. 28, 109 ; — Id., Entom. Syst., t. I, p. 62, 205 -, — Herbst, Naturgesch., t. II, p. 304, 197, pi. 20, fig. 2; — Roemer, Gen. Ins., pi. 1, fig. 3 ; — Olivier, Entom., 1. 1, no 3, p. 150, 183, pi. 8, fig. 59, a, b ; — Panzer, Faun. Germ., 4.8, 7; — MuLSANT, Lamellic, p. 450; — Gemming. etHAROLD, Catal. (Scarab.), p. 682. Scarabaeus crenatus. De Geer, Mém., t. 7, p. 638, 36, pi. 47, 18. Actinophorus sacer. Panzer, Symb. Ent., p. 56, pi. 6, fig. 3, 4, 5; — Duftschmidt, Faun. Austr., t. I, p. 159, 1. j4 ; — Mac-Leay, Hist. Entom., éd. Leq., p. 52, 19 ; — Mulsant, Lamell., p. 50, 2. — Gemming. et Harold, Catal. (Scarab.) 982. Actinophorus semipunctatus. Sivm, Verz., 75, 65; — Duftschmidt, Faiin. Austr., 1. 1, p. 160, 2. (1) La chaleur et l'humidité étaient, aux yeux des anciens, les agents principaux de la génération spontanée. 54 LAMELLICORNES Ateuchus semipunctatus . Fabricuis, Syst. Eleuth., I, 5S, 3; — Sturm, Deutsch. Faun., I, p. 68, 2 ; — Latreille, Hist. Nat., t. I, p. 95, 3; — Erichson, Naturg. Ins. Deutsch., t. III, p. 7S3, 2. Long.,0™,0147àO'",0315(7à 141.);— lai'g.,0'",0090 fi0'",0147(4à 71.). Corps subdéprimé ; d'un noir assez luisant en dessus. Épistome finement réticulé en dessus. Suture frontale peu saillante, interrompue dans son mi- lieu. Front grossièrement ponctué sur les côtés, lisse sur sa partie médiaire ; celle-ci paraissant se prolonger sur l'épistome sous la forme d'une languette lisse. Antennes noires, à massue d'un brun rougeàtre. Prof/iorcx médiocre- ment convexe ; irrégulièrement parsemé, excepté à la base, de gros points varioliques marqués dans leur centre d'un petit point plus profond. Écmssow indistinct. Êlytres subdéprimées en dessus ; chargées d'un calus humerai; lisses; rayées longitudinalement de six lignes légères. Intervalles ^parsemés de points à peine apparents et souvent subsérialement disposés. Dessous du corps d'un noir plus luisant ; parties pectorales densement ponctuées et hérissées de poils sur les côtés. Métasternum convexe et arrondi en de- vant, glabre, lisse et creusé d'un sillon sur sa partie médiane. Cuisses pos- térieures munies d'une saillie dentiforme à leur bord postérieur. Jambes antérieures quadridenlées au côté externe. Tarses hérissés de poils bruns. Cette espèce se trouve dans les lieux sablonneux du midi de la France. Elle est très-commune à Cette. Le S. semipunctatus se distingue aisément du sacer par son front grossièrement ponctué sur les côtés et lisse au milieu, au lieu d'être presque uniformément marqué de points râpeux, et par son prothorax parsemé de gros points varioliques. Obs. Les intervalles des élytres sont marqués de points ordinairement petits, mais parfois gros et plus rapprochés. Les stries sont plus ou moins marquées; la dent des cuisses postérieures, généralement forte et incrourbée, se montre parfois obstuse et presque nulle chez les individus de petite taille. Le métasternum se montre souvent un peu relevé et rétréci en pointe en devant, et se rapproche ainsi de la forme qu'il a chez le laticollis. Scarabaeus Yariolosus. Fabricius. Entièrement d'un noir peu luisant. Front grossièrement ponctué sur les côtés, lisse sur son milieu. Prothorax et élytres marqués de points vario- liques. Celles-ci rayées chacune de six lignes légères ou peu apparentes. copRiENs. — Scarabaeus 55 Pygidmm imponctué. Partie métasternale à surface glabre, plane, et avan- cée en angle au-devant des hanches intermédiaires. Scarabaeus variolosus. Fabmcws, Mant., I, p. 16,61; — Panzer, Faun. Germ., 67, 7; — Mac-Leay, Hor. Entom., II, 803, 18; — Id., édit. Leq., p. 54, 18 (a*)- — Gemming. et Harold, Catal. (Scarab.), 982. Actitiophorus variolosus. Sturm, Verz., 76, 66; — Duftscumidt, Faun. Austr., I, 161, 3. Ateuchus variolosus. Fabricius, Syst. Eleiith., I, p. S6, 4; — Sturm, Deutsch. Faun., I, 68, 3 ; — Latreille, Hist. Nat., t. X, p. 94, 2 ; — Erichson, Naturg. de Ins. Deutsch., t, III, p. 753, 3 ; — Jacquelin du Val, Gênera., pi. 3, fig. 11. Scarabaeus morbillosus. Mac-Leay, II. p. 503, 16; — Id., édit. Leq., p. 53, 16. Long., O-^jOlSS à 0'n,0247 (6 à 11 1.); — larg., 0'n,0090 à O^jOlôT (4 à 71.). Patrie. Les parties méridionales du Tyrol, l'Italie, l'Espagne, l'Algérie. Obs. Le métasternum présente la forme qu'il a chez l'espèce suivante. 3. Scarabaeus laticollis. Linné. Entièrement noir; plus luisant sur le prothorax que sur les élytres. Front lisse, marqué sur les côtés de points peu nombreux. Prothorax lisse, par- semé sur son disque de points varioliques. Élytres subsillonnées près de leur bord externe, et creusées chacune sur le reste de leur surface de six sillons aussi larges que les intervalles. Pygidium imponctué. Partie métas- ternale à surface glabre, plane et saillante, avancée en angle au-devant des hanches intermédiaires. Scarabaeus laticoUis. Linné, Syst. Nat., I, p. 549, 38 ; — Herbst, Naturges., t. Il, p. 307, 198, pi. 20, fig. 6 ; — Olivier, Entom., t. I, n» 3, 152, 185, pi. 8, fig. 68 ; — Panzer, Faun. Germ., 48, 8 ; — Mac-Leay, Hor. Entom., II, 503, 17; — Id., éd. Leq., p. 54, 17; — Mulsant, Lamell., 51, 3. — Gemming. et Harold, Catal. (Scarab.), 980. Ateuchus laticoUis. Fabricius, Syst. Eleuth., I, 55, 2 ; — Sturm, Deutsch. Faun., I, 69, 4. — Latreille, Hist. Nat., t. X, p. 95, 4; — Erichson, Naturg. de Ins. Deutsch., t. III, p. 754, 4. Long., 0'n,0135 à 0'>^,0225 (G à 10 1.); — larg., 0'",0090 à O^jOlSS (4 à 5 1/2 1.). Corps subdéprimé, d'un noir presque mat en-dessus. Ëpistome tinement réticulé Suture frontale à peine apparente, interrompue dans son milieu. 56 LAMELLICORNES OÙ elle se confond avec le front. Front grossièrement ponctué sur les côtés, lisse sur sa partie médiaire ; celle-ci paraissant se prolonger sur l'épistome sous la forme d'une languette lisse. Antennes noires, à massue d'un brun roussâtre. Prothorax médiocrement convexe; lisse et plus lui- sant que le reste du corps ; irrégulièrement parsemé de points varioliques, ordinairement peu nombreux. Ëcusson indistinct. Élytres subdéprimées en dessus ; chargées d'un calus humerai ; lisses, creusées de six sillons aussi larges que les intervalles convexes qui les séparent, et d'un septième sillon juxta-marginal plus faible. Dessous du corps garni de petits points et hé- rissé de poils sur les parties pectorales. Métasternum saillant, lisse, plat sur sa partie médiane et avancé en une pointe formant un angle aigu ; marqué d'une fossette sur sa ligne médiane. Cuisses postérieures inermes. Jambes antérieures quadridentées au côté externe. Tarses hérissés de poils noirs. Cette espèce est moins spécialement méridionale que les précédentes- On la trouve dans diverses parties des environs de Lyon, particulièrement sur les monts d'Or et à la Pape. Elle paraît assez rare près de Paris. Elle est très-facile à distinguer des espèces précédentes par ses élytres sillonnées. La forme de son métasternum rétréci en devant en angle aigu l'éloigné des S. sacer et semipunctatus. Genre Gymnopleurus, Gymnopleure. Illiger. Illiger, Magaz, t. II (1803), p. 199. (yu/icvôr, apparent; ifXevpà, côté.) Caractères. Jambes intermédiaires terminées par un seul éperon. An- tennes de neuf articles, dont les trois derniers forment une massue feuil- letée. Chaperon en demi-cercle, ordinairement légèrement bidenté à l'épis- tome; à joues extérieurement arquées et sans dents; chargé de deux lignes saillantes, convergeant d'une manière sinueuse* vers le vertex. Yeux presqu'entièrement coupés par les joues en deux parties inégales. Protho- rax creusé d'un point fossette près de la moitié de ses côtés. Êhjtres pré- sentant à leur côté externe, après les épaules, une forte sinuosité ou échancrure remplie par les flancs du premier arceau ventral ; à peine aussi longues ou moins longues que la tête et le prothorax réunis. Pygidium en coPRiENs. — Gymnopleurus 57 triangle obtus, à côté basilaire moins long que chacun des latéraux. Mé- sosternum court, joignant les hanches intermédiaires vers le cinquième antérieur de leur côté interne ; les dites hanches un peu moins largement ou à peine aussi largement séparées que la moitié des cuisses. Tibias an- térieurs tridentés extérieurement et denticulés ou crénelés entre ces dents et près de la base : les suivantes à peine ciliés ; denticulées sur leurs tranches ; terminées par un seul éperon. Tarses k dernier article aussi long que les quatre précédents réunis, terminés par deux ongles. Ajoutez, pour les espèces suivantes : Menton un peu rétréci d'arrière en avant. Palpes labiaux graduellement plus courts; le premier dilaté en dedans. Êpistome chargé, sur la seconde moitié de sa ligne médiane, d'une carène ohlu&e. Prothorax plus large que long; profondément échancré en devant pour recevoir la tète ; sinué ou sub- sinué près des angles de devant avancés en forme de dent; élargi en ligne à peu près droite jusqu'à la moitié ou un peu plus de ses côtés ; arrondi ou subarrondi ensuite ; rebordé latéralement et ponctué ou faiblement crénelé en dehors de ce rebord ; arqué en arrière et sans rebord à la base. Écusson indistinct. Êlytres obtusement tronquées à l'extrémité et chargées d'un calus près des angles postérieurs ; marquées de huit lignes ou stries, dont la plus rapprochée du bord externe est souvent peu marquée, obsolète ou indistincte. Cuisses de devant armées d'une dent à leur tranche antérieure. Tibias intermédiaires plus courts que la cuisse : les postérieurs plus longs. Obs. Chez toutes les espèces suivantes, le chaperon n'offre plus six dents prononcées, comme chez les Scarabés ; les joues sont arquées à leur côté externe, au lieu d'être en ligne droite ou sinuées près des angles de devant ; les lignes saillantes qui sont la continuation des sutures génales, sur le front, s'affaiblissent plus ou moins en se rapprochant du vertex ; la carène raccourcie de l'épistome est plus ou moins obsolète. Les (f ont l'éperon des pieds antérieurs parallèle et obtus à son extré- mité ; la dent du bord antérieur des cuisses de devant ordinairement aiguë et très-prononcée. , Les 9 ont l'éperon des pieds antérieurs graduellement rétréci et terminé en pointe ; la dent des cuisses de devant obtuse et souvent peu pro- noncée. 58 LAMELLICORNES Tableau des espèces : A Épistome tronqué en devant. Élytres à stries ponctuées. Premier arceau ventral cliargé d'une ligne saillante, continuée sur les deu- xième et troisième arceaux. obtusus. AA Épistome échancré en devant. 6 Prothorax et élytres rioliques. c Dessus du corps d'un noir mat. Prothorax arrondi après la moitié de ses côtés. d Premier arceau ventral chargé, près du bord latéral, d'une ligne saillante continuée sur le deuxième arct-i^u. Geoffroyi. dd Premier arceau ventral non chargé d'une ligne en relief, seu- lement obtusément convexe longitudinalement : le deuxième, chargé d'une ligne saillante formant la continuation de cette carène obtuse. cantharus. rc Dessus du corps luisant. Prothorax subanguleux après la moitié de ses côtés. Deuxième arceau ventral chargé d'une ligne sail- lante naissant à son bord antérieur plus en dedans que la ter- minaison de la ligne saillante du premier arceau. Sturmi. hb Prothorax marqué de gros points varioliques presque contigus. Premier arceau du ventre sans ligne saillante. flagellatus. 1. Gyiiiiiopleurus obtui^us. Mulsant et Rey. Subdéprimé; d'un noir luisant. Subobsolètement ponctué sur Vépistome ; obtusément et piement granuleux sur le front et le prothorax. Épistome obtus ou obtusément tronqué en devant. Prothorax arrondi après la moitié de ses côtés. Élytres à huit stries ponctuées et toutes bien marquées ; rugu- leiisement marquées de petites granulations obtuses. Flancs du premier arceau ventral chargé d'une ligne élevée, prolongée en ligne à peu près droite sur les second et troisième arceaux. Long., 0"s0157 (7 1.); — larg., 0'«,0090(4 l.). Corps peu convexe; d'un noir luisant en dessus. Épistome obtusément tronqué en devant ; marqué de points peu rapprochés et un peu obsolètes. Épistome sans dents. Joues arquées extérieurement. Frontmai-qué de petites granulations obtuses. Prothorax chargé, sur les côtés, de granulations semblables, réduites à des ponctuations sur le disque; offrant, sui^la se- conde moitié de sa ligne médiane, une raie dont les côtés sont parfois copRiENs. — Gijmnopleuy'us 59 relevés. Élytres rayées de huit stries toutes également distinctes et légère- ment ponctuées-. Intervalles couverts de granulations petites et obtuses, séparées par des granulations plus fines. Dessous du corps d'un noir plus luisant ; ponctué ou rapeusenient ponctué sur les parties pectorales, im- ponctué sur la région médiane du ventre et du métasternum : celui-ci un peu saillant et en ogive subarrondie à sa partie antérieure; en partie, sil- lonné sur sa ligne médiane. Pygidium finement granuleux et garni de petits points saillants entre ces fines granulations. Flancs du premier arceau ventral légèrement granuleux ; chargés chacun près du bord externe d'une ligne longitudinale saillante et tranchante, avancée jusqu'à la ride trans- verse antérieure, légèrement arquée en dehors, continuée par une ligne aussi saillante sur les deuxième et troisième arceaux. Nous avons pris cette espèce dans les Basses-Alpes. Obs, Elle se distingue de toutes les suivantes par son épistome tronqué ou à peine échancré en devant ; presque obsolètement ponctué ; par ses élytres marquées de stries moins fines, moins étroites, toutes à peu près également prononcées et visiblement ponctuées ; par les intervalles cou- verts de fines granulations très-rapprochées. %. Cryiuiiopleiii'us Geoffroy!. Sulzer. Siibdéprimé ; d'un noir mat ; couvert, sur fépistome, le front et le pro- thorax de petits grains séparés par des espaces ruguleux. Épistome échan- cré en devant. Prothorax arrondi après la moitié de ses côtés. Élytres rayées de huit lignes o\i stries légères ; finement granuleuses sur les inter- valles. Premier arceau ventral chargé, près des côtés, d'une ligne saillante, continuée en ligne à peu près droite sur le second arceau. Le Scarabé à couture. Geoffroy, Hist., t. I, p. 91, 8. Scarobaeus Geoffroyae. SuLZ, Abg. Gesctiicht. (1776), p. 18, pi. 1, flg. 7 ;— Panzer, Faun. Germ., 49, 10. Scarabaeus mopsust Pallas, Icônes. (1781), p. 3, pi. A, fig. 3. Scarabaeus pilularius. Herbst, Kaefer, t. II, p. 311, n» 206, pi. 20, fig. 5; — Olivier, Entora., t. I, n" 3, p. 161, 198, pi. 10, fig. 91 ; — Preyssl, Bohm. Ins., p. 40, 38. Copris Geoffroyae. Scriba, Journ., p. o4, 35. Scarabaeus Geoffroyi. Sturm, Verzciclin., p. 78, 68, pi. 3. Ateuchus pilularius. Panzer, Synib. Eiilom., p. 40, pi. ci, fig. 5, 6, 7, S. 60 LAMELLICORNES Gymnopleurus pilularms. Sturm, Deutsch. Faun., 1. 1, p. 74, 1, pi. 4, fig. 2. Actinophorus Geoffroy i. DuFTSCHMfDT, Faun. Austr., 1. 1, p. 164, 4. Gymnopleurus mopsus. Erichson, Naturg. de Ins. Deutsch., t. UI, p. 75S, 1 ; — Bach., Kaefefaun., t. I, p. 341, 1 ; — L. Redtenbacher, Faun. Austr., 2c édit., p. 420. — Gemming. et Harold, Catal. (Scarab.), 986. Long., Om^OOOO à 0'»,0148 (4 à 7 L); — larg., 0'»,0048 à 0«,0100 (2 1/4 à 4 1/21.). Corps subdéprimé ; d'un noir mat en dessus. Èpistome échancré en de- vant ; couvert, ainsi que le front, de petits grains séparés par un espace ruguleux. Prothorax couvert de petites granulations semblables ; offrant une raie sur la seconde moitié de sa ligne médiane. Élytres rayées de huit lignes légères. Intervalles finement granuleux. Dessous du corps d'un noir un peu luisant ; granuleux sur les côtés de la poitrine, et plus finement sur ceux du ventre ; presque lisse sur le milieu de ce dernier ; lisse et lui- sant sur la partie médiane du prosternum : celui-ci un peu saillant, con- vexe, poilu et en ogive à sa partie antérieure, rayé d'une ligne médiane. Pygidmm granuleux, offrant les traces d'une carène. Flancs du premier arceau ventral légèrement râpeux ; chargés chacun près du bord externe d'une ligne longitudinale saillante et tranchante, avancée jusqu'à la ride transversale antérieure, peu ou point arquée en dehors, continuée par une ligne également saillante sur le deuxième arceau. Cette espèce habite la plupart des provinces chaudes et tempérées de la France, Elle est commune dans les environs de Lyon. On trouve ces insectes réunis en grand nombre sur les matières stercorales. Mais, comme l'a remai-qué Ponza, à peine les approche-t-on dans les journées chaudes, qu'ils s'envolent avec facilité, au point que, dans un instant, on n'en re- trouve pas un seul. Ce Gymnopleure est un des insectes les plus communs dans diverses parties de la France ; mais il est difficile d'en établir la synonymie, car il a été souvent confondu avec le cantharus et peut-être aussi avec le Stur- mii, et quelques auteurs ont augmenté la confusion en faisant de chaque sexe une espèce particulière. Linné avait donné le nom de pilularms à un de ces Scarabés, et, si notre mémoire est fidèle, c'est le Géotrupcs hypocrita, que nous avons vu inscrit sous ce nom, dans la collection de l'illustre entomologiste, collection appar- tenant aujourd'hui à la Société Unnéenne de Londres. copRiENs. — Gymnopleiirus 61 Fabricius, qui n'a que trop souvent donné des preuves de son esprit brouillon, a répété dans ses premiers ouvrages la phrase diagnostique de son maître, et l'on pouvait croire que l'insecte dont il faisait mention était le même que celui qui avait été décrit dans le Systema JSatiirœ. Plus tard, dans son Entomologia sîjstematica, le professeur de Kiel changea cette phrase caractéristique, appliqua le nom de pilularius à l'insecte qui nous occupe et donna, suivant Illiger, le nom de Se. volvens au Se. pilularius de Linné. De là est née une confusion déplorable. L'ascendant exercé par Fabricius a entraîné la plupart des entomologistes à suivre ses traces. L'entomologiste danois ne pouvait cependant pas ignorer que l'insecte dont il a fait, dans son Systema Eleutheratorum son Ateuchus pilularius n'était pas le Se. pilularius de Linné, car ce dernier termine la description de son Scarabé en disant : Clypeus capitis ovatus, maxillis brevior, caractère qui s'applique aux Géotrupes et non à nos Copriens. 3. Gyuinopleiii'us caiitliarus. Erichson. Subdéprimé; d'un noir mat; eouvert, sur Vépistome, le front et le pro- thorax, de petits grains séparés par des intervalles ruguleux. Épistome échancré en devant. Prothorax arrondi après la moitié de ses côtés. Èly- tres rayées de huit lignes ou stries légères ; finement granuleuses sur les intervalles. Flancs du premier arceau ventral convexeprès du bord externe sur sa longueur; ce toit subarrondi continué sur le second arceau par une ligne saillante. Gymnopleurus cantharus. Erichson, Naturg. de Ins. Deutsch., t. III, p. 787, 3 ; — Bach, Kaeff., t. I, p. 341, 2; — L. Redtenbacher, Faun. Aiistr., p. 326. — Gem- MiNG. et Harold, Catal. (Scarab.), 986. Long., 0'",0100 à 0^,OiAl (4 1/2 à 7 l); — larg., O-njOOSG à 0«»,0090 (2 1 2 à 4 L). Obs. Cette espèce ne diffère de la précédente que par les flancs du pre- mier arceau ventral, et peut-être n'en est-elle qu'une variété. Chacun de ces flancs, au lieu d'être chargé d'une ligne élevée et tranchante, est sim- plement longitudinalement en forme de toit arrondi. On trouve le G. cantharus dans les mêmes lieux que le Geoffroyi. Erichson a donné à cette espèce le nom de canthams qu'Illiger avait proposé d'appliquer à cette espèce ou à la précédente, qu'on ne savait pas distinguer l'une de l'autre. 62 LAMELLICORNES 4. Gymiioiileurtis iStiirmi. Mac-Leay. Peu convexe; d'un noir luisant ; finement granuleux sur l'épistome ; marqué de points plutôt que de granulations sur le front et le prothorax, et ruguleusement pointillé entre les points ou les granulations. Êpistome échancré en devant. Prothorax obtusément anguleux après la moitié de ses côtés. Êlytres à sept ou huit stries plus ou moins légères; finement gra- nuleuses sur les intervalles. Flancs du premier arceau ventral chargé d'une ligne élevée se terminant au bord postérieur plus en dehors que la ligne de l'arceau suivant. Actinophorus pilularius. Sturm, Verz., 79, 69. Scarabaeus Sturmii. Mac-Leay, Hor. Entom., II, p. S 12, 28; — Id., édit. Leq., p. 59, 28. Actinophorus cantharus. Duftschmidt, Faun. Austr., I, p. 162, b". Gymnopleurus Stui-mii. Erichson, Naturg. de Ins. Deutsch., t. III, p. 756, 2; — L. Redtenbacher, Faun. Aiistr., 2c édit., p. 420 ; — Jacquelin du Val, Gênera., pi. 3, fig. 12. — Gemming. et Harold, Catal. (Scarab.), 988. Coîys peu convexe ; d'un noir luisant. Êpistome échancré en devant ; linement et obtusément granuleux. Front et prothorax ponctués plutôt que granuleux et ruguleusement pointillés entre ces points ou fausses granula- tions : le prothorax obtusément anguleux après la moitié de ses côtés. Êlytres rayées de sept ou huit stries, dont les trois ou quatre internes bien marquées et les autres plus faibles : la dernière souvent peu distncte. Mervalles finement granuleux. Pygidium finement et légèrement granu- leux ; offrant les traces d'une carène. Dessous du corps d'un noir luisant; granuleux sur les côtés de la poitrine et du ventre, plus légèrement ou obsolètement sur le milieu de ce dernier. Métasternum arrondi, convexe et saillant en devant ; marqué de points un peu râpeux; rayé d'une ligne médiane. Flancs du premier arceau ventral granuleux ; chargés chacun d'une ligne longitudinale saillante ; le deuxième arceau chargé d'une ligne semblable, mais naissant en devant notablement plus en dedans, au lieu de former une continuation de la précédente. Pieds noirs. Cette espèce se trouve moins au Nord que les deux espèces précé- dentes. On la trouve dans les environs de Lyon et plus particulièrement dans nos provinces du Midi. copRiENs. — Gymnopleurus 63 Obs. Elle se distingue du G. cantharus par les flancs de son premier arceau ventral chargé d'une ligne longitudinale saillante, et des obtusiis et Geoffroyi par son second arceau ventral chargé d'une ligne semblable, mais naissant plus en dedans, au lieu d'être la continuation de la précé- dente. 5. Gymnopleurus flagellatus. Fabricius. Peu convexe; d'un noir en partie luisant. Èpistome échancré en devant; granuleux en devant. Front marqué de points varioliques près du côté externe des lignes saillantes du front. Prothorax marqué de points vario- liques presque contigus. Êlytres à sept ou huit stries {r externe ordinaire- ment indistincte): chargées sur les intervalles de saillies luisantes échan- crées en demi-cercle par des points varioliques très-finement granuleux. Flancs du premier arceau ventral longitudinalement convexes sur les côtés ; le second paré d'une ligne saillante. Scarabaeus flagellatus. Fabricius, Mant., t. I, p. 17, 108 ; — Olivier, Entom., t. I, no 3, 162, 169, pi. 7, fig. Ul. Ateuchus flagellatus. Fabricius, Syst. Eleuth., t. I, p. 59, 22 ; — Latreille, Hist. Nat., t. X, p. 97, 7. Gymnopleurus flagellatus. Illiger, Mag., t. II, p. 201,1 ; — Mac-Leay, Hor. Entora., II, 513, 30; — Id., éd. Leq., p. 60, 30. — Gem. et Harold, Catal., 986. Long., 0^,0050 à 0"\0146 (4 à 6 1.); — larg., 0",0056 à 0'",0090 (21. à 41.). Corps peu convexe ; luisant sur quelques parties, en dessus. Èpistome échancré en devant ; granuleux en devant ; grossièrement ponctué ou pres- que réticuleux en arrière. Frowf marqué de points grossiers au côté externe des lignes saillantes du front. Prothorax couvert de points varioliques presque contigus, luisants, sur les parties saillantes. Êlytres rayées de sept ou huit lignes (la plus externe ordinairement indistincte). Intervalles chargés de parties saillantes et luisantes échancrées en demi-cercle par des points varioliques. Pygidium marqué de points varioliques. Flancs du premier arceau ventral offrant chacun près du bord externe une convexité longitudinale au lieu d'une ligne tranchante : le second chargé dinie ligne saillante faisant suite à la convexité précitée. Cette espèce, moins commune que les précédentes, se trouve dans les environs de Lyon, mais recherche surtout les provinces méridionales. 64 LAMELLICORNES Obs. L'épistome offre souvent les gros points enfoncés de son bord pos- térieur peu marqués ou obsolètes. Le G. flagdlatiis est facile à distinguer des autres par les gros points varioliques dont son prothorax et ses élytres sont couverts. Genre Sisyphus, Sisyphe. Latreiile. Latreille, Gênera, t. II, p. 79. (Sisyphe, nom mytliologique). Caractères, Jambes miermMflires terminées par deux éperons. Suture génale non prolongée en apparence sur le front. Antennes de huit articles, dont les trois derniers forment la massue, Élytres non échancrées latéra- lement après les épaules. Abdomen subtriangulaire, Pygidium perpendicu- laire ; en triangle obtus, à côté basilaire moins grand que chacun des laté- raux. Mésosternum séparé du métasternum par une ligne transverse, joignant les cuisses intermédiaires vers les deux cinquièmes antérieurs de leur bord interne. Pieds intermédiaires écartés entre eux par un intervalle égal à la longueur de la cuisse. Jambes antérieures tridentées extérieu- rement et crénelées entre ces dents et à la base : les postérieures grêles, plus longues que la cuisse, arquées en dehors. Tarses intermédiaires et postérieurs allongés ; à dernier article à peine aussi long ou plus long que le premier. Ajoutez, pour l'espèce suivante : lîpistome échancré. Yeux en majeure partie divisés par les joues en deux parties très-inégales. Palpes labiaux à articles graduellement plus courts. Prothorax très-grand; échancré en devant, élargi sur les côtés, arqué en arrière à la base. Êcusson indistinct. Élytres subtriangulaires; chargées postérieurement d'un calus. Repli étroit, réduit postérieurement à une tranche. Hanches intermédiaires moins obliquement enchâssées que dans les genres précédents. t, Sysipltus SchaelTerl. Linné. Noir ; peu luisant en dessus. Épistome granuleux. Front finement ponc- tué. Élytres à stries légères et ponctuées. Intervalles marqués de points donnant naissance à une courte soie. Cuisses postérieures en massue, pas- coPRiENs. — Sisyphus 65 térieiirement munies d'une saillie dentiforme. Tibias postérieurs arqués en dehors, munis à leur côté interne de granulations dentiformes. Scarabaeus Schaeffcri. Linné, Syst. Nat., 10^ édit., p. 340, 29; — Id., 12= édit. 1. 1, p. SbO, il ; — Fabricius, Syst. Entom., p. 29, 17; — Herbst, Naturs. t. II, p. 313, 201, pi. 20, Hg. 3 ; — Olivier, Entom., t. I, ii" 3, p. 164, 20l', pi. d, fig. 41 ; — Panzer, Failli. Germ., 48, 9. Le Bousier araignée. Geoffroy, Hlst. Nat., t. I, p. 92, 9. Actinophorus Schaefferi. Sturm, Verzeichn., 82, 71 ; — Duftschmidt, Faun. Austr., t. I, p. 162. 6. Ateuchus Schaefferi. Fabricius, Syst. Eleuth., t. I, p. H9, 34; — SruRM, Deutscli. Faun., t. I, p. 70, 8. Sisyphus Schaefferi. Latreille, Gêner., t. II, p. 79, 1 ; — Gory, Monogr., p. 9, pi. 8 ; _ MuLSANT, Lamell., p. 01 ; — Erichson, Naturg. de Ins. Deutsch, t. Ilf, p. 7S8, 1 ; — Bach, Kaeferl'auna, t. I, p. 343 ; — L. Redtenbacher, Faun. Austr., 2« édit., p. 420; — Jacquelin du Val, Gêner. (Scarabéides), pi. 3, fig. 13; — Gemming. et Harold, Catal. Scarab.), 985. Long., On\0067 à O-^jOl 1^3 (3 à 5 1.) ; — larg., O'",0045 à 0"»,00G7 (2 à 3 1.) Corps d'an noir mat, en dessus. Épistome granuleux. Front marqué de points fins, donnant ciiacun naissance à un poil. Antennes d'un brun rouge, à massue d'un gris noir. Prothorax convexe, marqué de granula- tions ou de points donnant chacun naissance à un poil obscur et couché : les points souvent cycloïdes, surtout sur les côtés ; creusé, vers la moitié de ceux-ci, d'une petite fossette lisse. Êlytres subdéprimées et un peu inégales, avec les côtés déclives ; rayées de stries légères, marquées de points peu rapprochés. Intervalles marqués de points ou de granulations presque sérialement disposés, donnant naissance à une soie courte et obs- cure. Dessous du corps d'un noir luisant. Poitri7ie ponctué:^ et garnie de poils courts : les points souvent cycloïdes sur les côtés. Métasternum con- cave. Ventre court, finement granuleux. Cuisses postérieures en massue déprimée ; munies d'une saillie dentiforme à leur bord postérieur. Tibias antérieurs tridentés Bt denticulés ; les intermédiaires et postérieurs ciliés : les intermédiaires peu arqués , à peine aussi longs que la cuisse ; les postérieurs plus longs que la cuisse, arqués en dehors ; munis à leur côté interne de petites saillies dentiformes. Tarses à premier article cilié. Cette espèce paraît se trouver dans toutes les parties de 1? France, prin- cipalement dans les provinces du Centre et du Midi. On la trouve surtout sur les coteaux. LAMELLIC. 5 66 LAMELLICORNES SECONDE BRANCHE LES COPRIAIRES Caractères. Hanches des pieds intermédiaires enchâssées dans la poi- trine d'une manière longitudinale et parallèle. Tibias intermédiaires et postérieurs à peine aussi longs ou à peine plus longs que la cuisse, élargis h l'extrémité et souvent d'une manière obtriangulaire..4??it'm2es de neuf ou de huit articles apparents, dont les trois derniers forment une massue ova- laire, brièvement pubescente. Prothorax généralement creusé d'un point fossette près de la moitié de ses côtés. Élytres obtuses ou obtusément arrondies postérieurement, laissant le pygidium à découvert. Repli réduit à une tranche au-dessus du pygidium. Abdomen moins long que large. Cuisses fortes : les antérieures plus larges près de la base ; les autres dans leur milieu. Tibias antérieurs ordinairement quadridentés extérieurement. Tarses antérieurs grêles, parfois nuls, au moins chez le cf . Tarses posté- rieurs à premier article généralement le plus long. Les principaux caractères énoncés ci-dessus, c'est-à-dire le mode par- ticulier d'insertion des hanches intermédiaires et la dilatation des jambes des quatre pieds postérieurs, suffisent pour révéler, dans les Copriens qui vont suivre, des habitudes différentes de celles des insectes précédents. Les Copriaires sont, en effet, inhabiles à former ces sortes de pilules, dont la construction et la conduite occupent d'une manière si active la vie des Copriens de la première branche. Leur rôle est d'être exclusivement fouis- seurs. Les grandes espèces creusent, sous les bouses et les crottins, des trous plus ou moins profonds qui leur servent de retraite dans les mo- ments de danger. Elles se tiennent généralement cachées et volent princi- palement le soir ou pendant la nuit. Les espèces de petite taille travaillent plus volontiers au grand jour et semblent acquérir une activité nouvelle dans les journées les plus chaudes. Dès qu'on les approche, elles s'enfon- cent précipitamment dans les matières immondes au sein desquelles elles .séjournent, où se blottissent dans la poussière et y restent immobiles jus- qu'à ce que le péril leur semble entièrement passé. Toutes entraînent dans le sein de la terre, pour la nourriture des larves qui leur devront la vie, coPRiENs. — Sisyphus 67 un certain volume des substances sordides qui leur furent données en ali- ment. Leur industrie varie dans les soins qu'elles déploient dans cette circonstance. Les unes entassent ces matières stercorales dans des trous cylindriques au fond desquels est déposé le germe d'un de leurs descen- dants ; les autres construisent des coques de formes variables, dans les- quelles est pratiquée une retraite pour recevoir la larve qui naîtra de l'œuf collé dans cette cavité. Ces coques sont fixées aux pierres cachées dans le sol, ou arrêtées dans les enlacements des racines des végétaux. Leur sur- face terreuse leur permet d'échapper facilement à nos regards, quand on se livre à leur recherche. Huit à dix jours après la ponte des œufs, a lieu la naissance des larves. Elles sont généralement glabres, ou n'ont qu'une faible quantité de poils destinés à faciliter leur changement de position dans la niche où elles sont enfermées. Quelques-unes, dans le même but, ont été pourvues sur le dos d'un mamelon rétractile qui donne à leur corps une forme singulière. Toutes celles qui nous sont connues ont des mâchoires divisées en deux pièces et l'anus transversal ; chez quelques-unes, le dernier anneau est coupé en biseau. Elles ne semblent pas changer de peau avant de passer à l'état de nymphe, et parviennent en peu de mois à celui d'insecte parfait. Les Copriaires sont encore des insectes en général plus particuliers à nos provinces du Midi. Les espèces en sont nombreuses en individus. Leur couleur est habituellement noire ou terreuse ; plusieurs cependant brillent d'une teinte métallique. Chez un grand nombre, les mâles au moins sont armés sur la tête d'une ou de plusieurs cornes, dont la longueur varie singulièrement dans la même espèce. Tantôt, en effet, elles sont très-déve- loppées , d'autres fois, elles sont réduites à un tubercule pointu, ou dispa- raissent même complètement. Les cornes, quand elles existent chez les femelles, présentent quelquefois une structure différente. Le prothorax offre souvent aussi des saillies ou des excavations dont les métamorphoses ne sont pas moins étranges. 11 a fallu suivre la série de ces modifications et porter dans la recherche et la connaissance des sexes une attention plus suivie qu'on ne l'avait fait jusqu'alors, pour renfermer le nombre des espèces dans des limites plus étroites. Lorsqu'on jette un coup d'œil sur les petits animaux dont se compose celte branche, on ne peut s'empêcher d'admirer avec quel art la Nature sait ménager les transitions pour arriver aux essais les plus variés. Ainsi, le corps voûté dans les Bousiers perd de sa convexité dans les Bubas, et 68 LAMELLICORNES devient peu à peu déprimé dans les Onitesetles Onilicelles. L'article basi- laire des palpes labiaux, d'abord plus grand que le suivant dans le pre- mier genre, se borne à l'égaler en longueur dans la seconde coupe, et lui devient inférieur dans les autres. L'écusson, invisible dans les Bousiers, laisse pressentir son apparition prochaine par le faible vide scutellaire qu'on remarque chez les Bubas, et bientôt, en effet, il apparaît dans les Onites, enfoncé d'abord,' puis ensuite au niveau des élytres. Le meilleur moyen de faire la chasse aux Copriaires, et généralement à la plupart des Coprophages suivants, consiste à enlever avec promptitude et à jeter sur un linge les bouses ou les crottins dans lesquels on a l'inten- tion de fouiller. Fidèles à leurs habitudes prévoyantes, les petits habitants de ces matières stercorales cherchent aussitôt à s'enterrer ; on trouve'les plus actifs sur le linge, faisant de vains efforts pour éviter le sort qui les attend ; les autres n'échappent pas à des recherches plus minutieuses. Quand on les touche, ils contractent leurs membres, simulent l'état de mort et demeurent pendant un temps plus ou moins long dans cette attitude trompeuse. Cette branche se divise en deux rameaux. non creusé de deux courts sillons longitudinaux au devant de la partie médiatre de sa base. Ëcusson indistinct. Front non relevé en rebord à sa partie postérieure. copriates. creusé ordinairement de deux courts sillons longitudinaux au de- vant de la partie médiaire de sa base, quelquefois rayé seulement d'une courte ligne au devant de l'écusson, et dans ce dernier cas, cette pièce scutellaire toujours distincte. Frotit généralement relevé en rebord à la partie postérieure. onitates. PREMIER RAMEAU LES COPRIATES Caractères. Prothorax non creusé de deux courts sillons longitudmaux au devant de la partie médiane de la base. Écusson indistinct. Front non relevé en rebord à sa partie postérieure. Tarses antérieurs existant dans les deux sexes. Antennes de neuf articles dont les trois premiers forment la massue : l'intermédiaire de ceux-ci visible dans la contraction. c — rt o coPRiENS. — Sisyphus 69 Ces insectes se répartissent dans les genres suivants : Prothorax non creusé d'une fossette sous ses angles de devant. Êlytres à neuf stries. Intervalle juxta-margi- nal relevé à son côté interne. Tibias postérieurs exté- rieurement armés de deux fortes dents, y comprise la terminale. Copris. Prothorax creusé sous ses angles de devant d'une fossette pour recevoir la massue des antennes. Êlytres à huit stries. Intervalle juxta-marginal non relevé à son côté interne. Tibias postérieurs munis de nombreuses dentelures à leur côté externe. Caccobius. en ligne transverse droite à son bord antérieur. Prothorax non creusé d'une fossette sous ses angles antérieurs. Êlytres à huit stries. Intervalle juxta-marginal non relevé à son côté interne. Tibias postérieurs extérieurement munis de plusieurs dentelures. Onthophagus. Genre Copris, Bousier. Geoffroy. Geoffroy, Hist. abr. des ins., t. I, p. 87. Caractères. Fro?it non relevé en rebord à sa partie postérieure. Pro- thorax non creusé de deux courts sillons longitudinaux au devant de la partie médiaire de sa base, non creusé d'une fossette sous les angles de devant; peu oii point sinué sur les côtés, au devant de ses angles posté- rieurs. Elytres à neuf stries, y comprise la marginale : la huitième rac- courcie postérieurement. Intervalle juxta-marginal relevé en forme d'arête à son côté interne. Métasternum avancé en angle très-ouvert à son bord antérieur. Tibias postérieurs extérieurement armés de deux fortes dents v comprise la terminale. Tarses postérieurs à premier article à peine plus long que les deux suivants réunis. Corps épais convexe. Ajoutez, pour les espèces suivantes ; Chaperon en demi-cercle. Épistome cilié en dessous; entaillé en devant- côté de l'entaille en ligne courbe. Tête armée d'une corne sur le milieu de la suture frontale. Prothorax plus large que long ; un peu arqué sur les côtés ; rebordé à ceux-ci et à la base ; cilié en dessous latéralement. Êly- tres un peu moins larges en devant que la base du prothorax. Pygidium à côté basilaire plus large que chacun des latéraux. Palpes labiaux à arli- 70 LAMELLICORNES des graduellement plus courts : le troisième distinct. Mésosternum den- scment granuleux, joignant les hanches intermédiaires, à son bord posté- rieur, vers le tiers antérieur du côté interne de celles-ci. Métasternum déprimé derrière son angle médiaire antérieur. Hanches intermédiaires séparées entre elles par un espace un peu moins grand que la longueur de la cuisse. Dessous du corps garni ou hérissé de poils roux sur les parties de la bouche, les côtés au moins de la poitrine, le bord et souvent la surface des cuisses, et parcimonieusement sur les côtés du ventre. Les Bousiers se tiennent cachés dans les matières dont ils portent le nom, et creusent au-dessous de celles-ci des trous profonds, dans lesquels ils s'enfoncent quand ils sont menacés de quelque danger. C'est dans ces trous qu'ils entassent les substances stercorales destinées à nourrir la larve qui sortira de l'œuf déposé dans ces matières. Ces insectes sont de couleur sombre. Ils ne volent guère que le soir ou pendant la nuit. Tableau des espèces : a Prothorax enchancré dans le milieu de son bord antérieur ; à angles antérieurs vifs et aigus. Métasternum ponctué et garni de poils roux près des hanches intermédiaires. Hispanus. aa Prothorax entier dans le milieu de son bord antérieur ; à angles de de- vant un peu plus ouvertes que l'angle droit. Métasternum glabre et lisse. Lunaris. t. Copris liispanus. Linné. Noir, brillant sur les élytres. Tête armée d'une corne. Prothorax sub- concavement déclive, en devant, sinué au milieu de son bord antérieur et derrière les yeux; à angles de devant vifs et aigus : les postérieurs ouverts et assez ?u/s. Élytres à stries ponctuées. Intervalles légèrement convexes. Métasternum ponctué et garni de poils roux, près du côté interne des han- ches intermédiaires. cf Éperon des tibias antérieurs parallèle, tronqué à l'extrémité, et dé- passant à celle-ci la dent antéro-externe. $ Éperon des tibias antérieurs terminé en pointe obtuse et à peine aussi avancé que la dent antéro-externe. ^carabaeus hispanus. Linné, Mus. Lud. Ulr., p. 12, 10; — Id., Syst. nat., t. L, p. 546, 21 ; — Fabricius, Syst. Entom., p. 26, 103;— Id., Ent. Syst., t. I, p. S7, 188; — Olivier, Entom., 1. 1, 3, p. 113, 131, .pi. 6, fig. 47, a, b. copRTËNs. — Copris 71 Scarabaeus paniscm. Fabricius, Entom. Syst., t. I, p. 51, IGO;— Olivier, Enloni., t. I, 3, p. H2, 130, pi. 6, fig. 34. Copris patiiscus. Fabricius, Syst. Eleuth., t. I, p. 43, 59 ; — Illiger, Mag., t. I p. 316, o9; — MuLSANT, Lamellic, p. 69, 1; — Costa, Faim. (Scarab.), p. 14 1. Copris hispanus. Latreille, Hist. Nat., t. X, p. 101, 6; — Schoenherr, Syn. Ins.j t. I., p. UO, 105; — Jacqueun du Val, Gen. (Scarabéides), pi. 3., fig. 14, 7; — Gemming. et Harold, Catal., t. IV, p. 1014. cf État normal. Corne de la tête subquadrangulaire à la base, graduel- lement rétrécie et terminée en pointe ; perpendiculaire d'abord à la tète, puis courbée en arrière dans sa seconde moitié : aussi élevée que la partie supérieure du prothorax. Prothorax subconcavement déclive en devant, ur les deux tiers médiaires au moins de sa largeur et les deux tiers anté- rieurs de sa longueur : le bord supérieur de cette partie rétuse, un ■ peu avancée en recouvrement, en ligne transverse presque droite ou à peine anguleuse dans son milieu, et obliquement tronquée d'avant en arrière à ses extrémités; rayé, postérieurement à ce bord, d'un sillon peu profond sur sa ligne médiane ; ponctué sur son disque, râpeux sur les côtés. Variations. Chez les individus cf moins complètement développés, la corne se montre comprimée et moins épaisse à la base, courbée en arrière à partir de celle-ci et graduellement plus courte. A mesure que l'espèce dégénère, le bord supérieur de la partie rétuse du prothorax se montre peu avancé, les troncatures externes de ce bord s'effacent : ce bord finit par se trouver réduit à la moitié ou même au tiers raédiaire de la largeur du sec:- ment ; le sillon de la ligne médiane s'affaiblit, se raccourcit à ses extré- mités et disparaît; le dos du prothorax, au lieu d'être ponctué, se charge de granulations. Quelquefois le bord supérieur de la partie rétuse est un peu entaillé au lieu d'être un peu anguleux'. La $ ressemble aux cf les moins bien développés, et ceux-ci ne se distinguent de la 9 que par la forme de l'éperon des tibias antérieurs. Long.,0n>,0202 àO'-jOaôO (9 à 1 1 1.); — larg., 0"s01 12 à O^jOlô? (5 à 7 1.). Corps noir, peu luisant sur la tête et le prothorax, brillant sur les ély- ires. Chaperon en demi-cercle; un peu entaillé en devant; chagriné en dessus ; armé d'une corne sur le milieu de la suture frontale. Prothorax Irisinué à son bord antérieur, c'est-à-dire échancré dans le milieu de son bord antérieur et derrière les yeux ; obliquement avancé ensuite après 72 LAMELLICORNES chacun de ces organes, de manière à former le côté interne de l'angle du devant, qui est vif et aigu; arqué sur les côtés et parfois légèrement sinué près des angles postérieurs, qui sont assez vifs et plus ouverts que l'angle droit, convexe ; relus en devant; granuleux au moins sur les côtés. Ébj- tres convexes, à stries ponctuées. Intervalles à peine ou faiblement con- vexes ; marqués de points légers et peu rapprochés. Pijgidium ponctué. Dessous du corps d'un noir brillant; garni ou hérissé de poils roux ; râpeux ou granulé sur les côtés de la poitrine, ponctué sur ceux du métasternum et du ventre. Menton échancré en devant. Cuisses intermédiaires et posté- rieures plus légèrement ponctuées sur leur face postérieure que les anté- rieures. Cette espèce est exclusivement méridionale. On la trouve dans la Pro- vence, le Languedoc et quelques autres provinces. Obs. Elle éprouve, comme nous l'avons dit, des modifications nom- breuses, qui en font autant de variétés liées les unes aux autres par des transitions insensibles. Nous avons, les premiers, fait connaître ces diverses modifications, qui rendent les »,0157à0%0247(7àlll.);— Iarg.,0'»,0090à0n>,00135(4à61.). Corps noir, brillant. Chaperon en demi-cercle, entaillé dans le milieu de son bord antérieur, arrondi en devant de chaque côté de cette entaille et légèrement sinué au côté extérieur de cette partie arrondie ; ruguleuse- ment ponctué; armé, sur le milieu de la suture frontale, d'une corne ter- minée en pointe (c/") ou échancrée ( Ç ). Prothorax entier et légèrement arqué en devant, sur la partie de son bord antérieur comprise entre les yeux, obliquement avancé après chacun de ces organes, en ligne trans- verse derrière le bord postérieur des joues ; à angles de devant un peu plus ouverts que l'angle droit et subarrondi ou arrondi ; faiblement arqué sur les côtés ; arrondi aux angles postérieurs ; convexe ; rétus ou con- vexement déclive en devant ; creusé d'un sillon très-marqué sur la ligne médiane, derrière le bord supérieur de cette partie déclive, rugueusement ou ruguleusement ponctué, et d'une manière plus prononcée sur les côtés quesurledos.£/î/^/'<'s convexes; à stries ponctuées. ^n^erfa^^es à peine con- vexes, finement et parfois presque obsolètement ponctués. Py^iic^mOT ponctué. Dessous du corps noir ; garni ou hérissé de poils roux. Mésosternum im- ponctué et glabre. Mentoti entier ou à peu près, en devant. Cuisses anté- rieures fortement ponctuées à leur bord postérieur : les intermédiaires et postérieures à peu près imponctuées. Cette espèce est commune dans la plupart de nos provinces. Obs. Le G. lunaris, malgré ses diverses variations, se distingue de l'his- panus par son chaperon légèrement festonné de chaque côté de l'entaille médiane de l'épistome ; par son prolhorax entier et légèrement arqué en devant sur l'espace de son bord antérieur compris entre les yeux, tronqué coPRiENs. — Caccobius 75 en ligne transverse derrière le bord postérieur des joues; arrondi ou subar- rondi à ses angles antérieurs, qui sont un peu plus ouverts que l'angle droit; arrondi à ses angles postérieurs ; creusé d'un sillon profond ou très- marqué sur sa ligne médiane ; ponctué en dessus plutôt que granuleux; par son menton sans échancrure; par son métasternum lisse, glabre et im- ponctué ; par ses cuisses intermédiaires et postérieures presque imponc- tuées, etc Genre Caccobius, Caccobie. Thomson. Thomson, Skand. Col., V. 1863. p. 34. (KixKT), excrément ; ^t6&>, je vis.) Caractères. Front non relevé en rebord à sa partie postérieure. Pro- thorax non creusé de deux courts sillons longitudinaux au devant de la partie médiaire de sa base ; creusé, sous ses angles de devant, d'une fossette pour recevoir la massue des antennes; rétréci, sur les côtés, en ligne droite un peu sinuée au devant de ses angles postérieurs, Élytres à huit stries, y comprise la marginale : la septième incourbée en devant; [ouiessuhiermimles. Intervalle jîixta-marginal non relevé en forme d'arête à son côté interne. Repli peu étroit. Métasternum avancé en angle très- ouvert à son bord antérieur. Tibias postérieurs munis de nombreuses den- telures à leur côté externe avant la dent terminale. Tarses postérieurs à premier article à peu près aussi long que les trois suivants pris ensem- ble. Corps court, subdéprimé en dessus. Ajoutez : Chaperon cilié en dessus. Prothorax plus large que long, un peu arqué en dehors avant son rétrécissement postérieur, et cilié sous les côtés; arqué en arrière à son bord postérieur. Êlytres à peine plus larges en devant que le prothorax à son bord postérieur ; à peine plus longues que le prothorax; rétrécies en ligne un peu courbe d'avant en arrière, subdéprimées sur le dos. Pygidiiim en triangle obtus ou subarrondi. Mé- sosternum joignant les hanches intermédiaires vers l'angle antéro-interne de celles-ci. Métasternum non creusé d'une fossette derrière la partie mé- diaire de son bord antérieur. Hanches intermédiaires séparées entre elles 76 liAMEILICORNES par un espace à peu près aussi grand que la longueur de la cuisse. Palpes labiaux à troisième article peu distinct. Obs. Nous avions déjà signalé la fossette située sous les angles anté- rieurs du prothorax, fossette qui distinguait cet insecte de tous nos autres Onthophages. M. Lacordaire, le premier, a fait remarquer, avec raison, que cet insecte doit être séparé du genre Onthophagus. Il se lie, en effet, aux Copris, par son métasternum avancé en angle à son bord antérieur, et par le troisième article de ses palpes labiaux appa- rent. Mais il a plus d'analogie avec les insectes du genre suivant, sous le rapport de ses tibias et tarses postérieurs, et de la forme de son prothorax. Déjà ce dernier montre sa tendance à former sur les côtés, au devant de ses angles postérieurs, la sinuosité qu'il présente chez les Onthophages. 1. Caccobius i^clireberi. Linné. Corps glabre et luisant en dessus. Tête et prothorax noir ; le second parfois d'un noir violâtre et finement ponctué. Chaperon en demi-cercle (çf 9), subéchancré à la partie antérieure de son rebord. Suture frontale saillante. Front chargé d'une ligne transversale élevée. Èlytres striées ; noires, parées chacune de deux taches rouges. Cuisses intermédiaires et postérieures rouges. cf Éperon des jambes de devant subparallèle ou un peu dilaté et tronqué à son extrémité et infléchi. 9 Éperon des jambes de devant terminé en pointe obtuse. cf État NORMAL. Prothorax rétus en devant; offrant vers cette partie rétuse trois dépressions, qui forment au bord supérieur de celles-ci trois sinuosités et quatre dents. Suture frontale sensiblement plus rapprochée du bord antérieur de l'épistome que de la saillie frontale . Variations. Chez les individus qui s'éloignent de l'état normal, les fos- settes, les sinuosités et les dents de la partie antérieure du prothorax s'af- faiblissent et disparaissent, et le prothorax alors, au lieu d'être rétus, est convexement déclive à sa partie antérieure. La suture frontale se montre en même temps moins avancée, et fmit par être au moins aussi rapprochée de la saillie frontale que du bord antérieur. copRiENs. — Caccobius 77 $ État normal. Dans l'état de développement le plus complet, le pro- thorax est obliquement déclive en devant ; les dépressions sont plus ou moins faibles ; les sinuosités et les deux dents médianes à peu près nulles, les dents externes plus faibles ; la saillie frontale plus rapprochée du bord postérieur. Variations. A mesure que la forme normale se dégrade, le prothorax se montre déclive et en ligne courbe en devant et sans trace de dépression ni de dents, et la saillie du front se trouve aussi rapprochée de la suture frontale que celle-ci l'est du bord antérieur de l'épistome. Scarabaeus Schreberi. Linné, Syst. Nat., t. I, p. b51, 4S ; — Fabricius, Syst. Entom., p. 30, 120; — Id., Entom. Syst., t. I, p. 68, 22b ; — Herbst, Naturs., t. II, p. 318, 203, pi. 20, fig. 8 ; — Olivier, Entom., t. 1, n» 3, p. 175, 220, pi. 20, fig. 187; — Panzeb, Faun. Germ., 28, 4. Le Bousier à points rouges. Geoffroy, Hist., t. I, p. 91, 7, Copris Schreberi. Scriba, Journ., p. 85, 57 ; — Olivier, Encycl. méth., t. V, p. 178, 152 ; — Illiger, Kaef. Preuss., p. 45, 9 ; — Paykull, Faim. Suec, t. I, p. 34, 42; — DuFTSCHMiDT, Faun. austr., t. I, p. 154, 18; — Sturm, Deutsch. Faun., t. I, p. 45, 5 ; — Gyllenhal, Ins. Suec, t. I, p. 48, 6. Onthophagus schreberi. Latreille, Hist. Nat., t. X, p. 110, 3; — Stephens, Illust., t. III, p. 176, IC ;— Heer, Faun. Col. Helvet., I, p. 505, 2 ; — Mulsant, Lamellic. 143, 10, — Erichson, Naturg. de Ins. Deutsch., t. III, p. 779, 13; — Costa, Faun., 32, 3 ; — L. Redtenbacher, Faun. Austr., 2*= édit., p. 422 ; — Jacquelin du Val, Gêner. (Scarabéides), pi. 4, fig. 20. Caccobius Schreberi. Thoms., loc. cit. Gemming, et Harold, Catal., t. IV, p. 1003. Long., 0'",0051 à 0^,0072(2 1. à 3 1/4 L); — larg., On>,0032 à0«',0045 (1/2 à 2 L). Corps luisant et glabre en dessus. Tête noire. Chaperon en demi-cercle ; relevé sur un rebord plus faible sur les côtés ; obtus ou subéchancré à la partie antérieure de ce rebord. Épistome plus densement ponctué que le front. Suture frontale chargée d'une ligne saillante, légèrement arquée en devant. Front chargé d'une ligne transversale presque également saillante, aboutissant à la partie interne postérieure des yeux. Vertex imponctué. Prothorax sans, sinuosité au côté externe des angles de devant ; finement ou à peine rebordé à la base; glabre, luisant; noir ou souvent d'un noir ver- dâtre ; marqué de points médiocrement rapprochés, séparés par des inter- vales lisses. Ély très rayées de stries marquées de points peu rapprochés et les débordant à peine ; noires, ornées chacune de deux taches rouges ou d'un rouge pâle : l'antérieure, basilaire, couvrant du bord interne, du quatrième 78 LAMELLICORNES intervalle au septième, prolongée à son bord interne de la base au tiers ou deux cinquième de leur longueur, plus courte à son côté externe : la seconde, apicale, transverse, étendue depuis le bord interne du deuxième intervalle jusqu'au septième ou huitième. Intervalles, plans ou planiuscules; marqués de petits points, presque sérialement disposés. Repli brun ou brun rouge. Pygidium finement ponctué. Dessous du corps noir, bril- lant, glabre. Poitrine marquée sur les côtes de gros points ombiliqués. Métasternum ponctué en devant, presque impointillé postérieurement. Cuisses rouges. Tibias et tarses d'un rouge brun ou brunâtre. Cette espèce habite la plupart de nos provinces. Elle est commune au printemps et pendant l'été dans les environs de Lyon et dans les parties méridionales de la France. Obs. Nous avons indiqué les variations que subit le prothorax. Les taches des élytres varient aussi de forme et de grandeur ; parfois l'antérieu re s'unit à la postérieure sur le quatrième intervalle à partir de la suture. Quand la matière colorante a fait défaut, le dessus du corps est unifor- mément d'un rouge brunâtre. Genre Onthophagus, Onthophage. Latreille. Latreille, Gênera, t. II, p. 88. {ôvdos, fumier; <^xyoa,\e. mange.) Caractères. Front non relevé en rebord à sa partie postérieure. Prof/io- rax non creusé de deux courts sillons longitudinaux, au devant de la partie médiaire de sa base ; non creusé d'une fossette sous les angles de devant; peu profondément sinué sur les côtés au devant de ses angles postérieurs. Élytres à huit stries, y compris la marginale : la septième in- courbée en devant, aboutissant au côté interne du calus humerai, toutes subterminales. Intervalle juxta-marginal non relevé à son côté interne en forme d'arête. Repli peu étroit. Métasternum en ligne transverse à peu près droite à son bord antérieur. Tibias postérieurs extérieurement munis de nombreuses dentelures avant la dent terminale. Tarses postérieurs à premier article à peu près aussi long que les trois suivants pris ensemble. Corps court, subdéprimé en dessus. copRiENS. — Onthophagus 79 Ajoutez, pour les espèces suivantes : Chaperon cilié en dessous. Palpes labiaux à troisième article petit et peu distinct. Prothorax plus large que long ; arqué et cilié sur les côtés, avant la sinuosité postérieure de ceux-ci ; rebordé latéralement ; arqué en arrière à la base et parfois légèrement anguleux au devant de la suture ; peu convexe, subdéprimé sur le dos. Êlytres plus larges en devant que le prothorax à ses angles postérieurs, habituellement un peu moins larges que ce segment dans le milieu de ses côtés variablement un peu plus lon- gues ou un peu plus courtes que lui ; moins longues que la tête et le pro- Ihorax réunis. Pygidiim en ogive ou en triangle arrondi à son extrémité. Mésosternim joignant les hanches intermédiaires vers le cinquième anté- rieur de leur côté interne ou plus antérieurement. Hanches intermédiaires séparées entre elles par un espace aussi grand que la longueur de la cuisse. Dessous du corps garni ou hérissé de poils sur les parties de la bouche, sur les côtés de la poitrine et parfois sur le métasternum, au moins sur la partie antérieure et plus parcimonieusement sur les côtés du ventre ; cilié sur les tranches antérieure et postérieure des cuisses de devant et parfois sur une partie des suivantes ; le plus souvent marqué de points piligères sur la face inférieure de celles-ci. Les Onthophages se lient naturellement aux Caccobies. Les uns et les autres sont des Bousiers de petite taille qui doivent, chez nos insectes de France, être placés après le genre Copris. De tous les Copriaires, les Onthophages méritent d'être étudiés avec le plus de soin ; ils offrent les exemples les plus nombreux des modifications étonnantes que peuvent présenter certaines parties du corps, selon l'étal de développement des individus. La Nature pour eux semble avoir changé quelques-unes des lois d'après lesquelles sont régis les genres suivants. Ainsi, contrairement à ce qu'on voit chez les Onites, ce sont ici les mâles dont le chaperon s'allonge en ogive ou en triangle curviligne, quand cette pièce affecte dans les deux sexes des différences signalées ; et si, dans rO. tages, le front des femelles semble encore, comme celui de ces der- niers, muni d'un tubercule, dans tous les Onthophages suivants, les ap- pendices corniformes, quand ils existent, sont surtout l'attribut du sexe masculin. Mais ces marques extérieures de la puissance et de la force n'of- frent pas toujours, dans la même espèce, la même longueur ni les mêmss formes. Elles se rapetissent et s'annihilent au point d'être réduites quel- quefois aux faibles dimensions d'une arête. A mesure que cette dégradation se manifeste d'une manière plus sensible, les autres caractères extérieurs 80 LAMELLICORNES delà masculinité perdent également de leur importance; ils s'affaiblis- sent et s'effacent de telle sorte qu'il faut souvent l'œil exercé d'un maître pour distinguer l'un de l'autre, sans le secours de l'anatomie, les deux sexes parvenus aux dernières limites de la dégénération. Ainsi, le cha- peron en triangle curviligne se rapproche peu à peu du demi-cercle ; son extrémité, relevée et obtusément tronquée, se montre bientôt plus ou moins échancrée ; le prothorax perd ses saillies ou ses excavations, et la suture frontale dont on ne voyait que de faibles traces dans les mâles les plus développés, se montre moins rudimentaire chez les avortons de ceux- ci, et devient ainsi presque semblable à celle des femelles les moins carac- térisées, chez lesquelles sa saillie s'est affaibhe. Cette suture et l'arête située derrière elle occupent des positions souvent douteuses; parfois la première semble située sur l'épistome; la seconde tantôt appartient visi- blement au front, ou plus ordinairement est une dépendance du vertex. Pour éviter toute équivoque, nous conserverons à la ligne antérieure plus ou moins saillante le nom de suture frontale. Les Onthophages habitent les déjections des Solipèdes et des grands Ruminants, ou les matières excréminencielles de l'homme, et même quel- quefois les débris de matières animales. Si on les inquiète dans leur re- traite, ils gagnent le sol, s'y enterrent un peu et y restent immobiles. Quand est venu pour chaque espèce le moment de perpétuer sa race, la femelle entraîne dans la terre, à une profondeur variable, une certaine quantité des matières au sein desquelles elle vivait, elle en construit une sorte de coque oblonge ou subcylindrique, obtuse ou arrondie à ses ex- trémités, de la grosseur d'un gland ; dans l'intérieur de celle-ci, elle a soin de ménager une cavité dont elle a l'art avec sa bouche de rendre lisse et unie la face interne. Ce travail terminé, elle y colle un œuf et ferme l'ouverture. Nous avons dit que ce dernier mettait à peine dix jours à éclore. La larve qui en sort ronge la paroi de sa prison, sans jamais la percer. Son dos est relevé en bosse et pourvu d'un mamelon rétractile des- tiné à faciliter ses changements de position ; sa peau est d'une grande fmesse, et sans en changer elle parvient en deux mois et demi environ au terme de sa croissance. Si la sécheresse trop prolongée a durci les ali- ments qui lui étaient destinés, l'insecte futur se ressent de la privation qu'il a endurée dans sa jeunesse, et c'est à de semblables circonstances qu'il faut attribuer l'état dégénéré de certains individus. Après avoir pris, tant bien que mal, son développement, la larve se change en nymphe, et, au bout de peu de jour, l'Onthophage paraît sous sa dernière forme. copRiENs. — Ont/iophagus 81 Les larves de ces petits animaux n'ayant pas encore été décrites, nous allons faire connaître celle de l'O. tauriis. Tête convexe, d'un jaune livide. Antennes de quatre articles : le premier le plus long; subcylindrique ou graduellement rétréci de la base à l'extrémité, ainsi que les deux suivants : le dernier grôle, aciculé. Épistome transversal. Labre presque trilobé, plus coloré que la tête. Mandibules noirâtres et subcornées vers l'extrémité ; ar- mées au côté interne : l'une de deux, l'autre de trois dents, dont l'anté- rieure terminale est plus longue; munies en outre d'une dent molaire à leur base. Mâchoires à deux divisions, terminées chacune par une pointe onguiforrae et garnies en outre, au côté interne, de poils spinosules. Palpes maxillaires de quatre articles en cônes tronqués, graduellement plus étroits. Palpes labiaux de deux pièces. Corps hexapode, ordinairement plié en deux; blanc, ardoisé dans une partie de sa longueur; glabre; semi- cylindrique de la tête à l'extrémité des anneaux thoraciques ; et, de ce point, graduellement et fortement relevé en bosse en dessus, jusqu'au dos du sixième segment, où il forme un mamelon rétractile couronné par des poils très-courts et spinosules ; curvilinéairement déclive de ce mamelon jusqu'à l'extrémité. Anus transversal. Pieds médiocrement allongés; d'un blanc livide; parsemés de poils très-peu nombreux ; sans ongle à l'ex- trémité. Tableau des espèces : A Êlytres noires. b Dessous du corps hérissé de poils noirs. Suture frontale en forme de lame transverse saillante, et front sans lame transversale (c/*) ou suture frontale nulle et front chargé d'une saillie transversc uni-tu- berculée dans son milieu (9)- Amyntus. bb Dessous du corps hérissé de poils bruns ou d'un brun roussâtre. c Prothorax glabre en dessus. Suture frontale peu distincte ; front chargé d'une Lime transverse ordinairement cornigère ou dentée à ses extrémités [rf) ou suture frontale et front chargés chacun d'une lame transverse saillante (Ç). taurus. ce Prothorax garni de poils plus ou moins distincts. d Prothorax légèrement sinué au côté externe de ses angles de de- vant. Chaperon en ogive obtuse ou tronquée en devant. Protho- rax rétus et bituberculeux en devant. nutans. dd Prothorax non sinué au côté externe de ses angles de devant. Chaperon en demi-cercle échancré ou entaillé en devant. LAMELLIC. 82 LAMELLICORINES e Prothorax relus en devant, tronqué ou bilubercuîeux à la partie médiairc du bord supérieur de cette partie rétuse : sinué de cba- que côté de cette partie médiane, et muni d'une dent au côté externe de chaque sinuosité. sewuVorn/s, ce Prothorax non ou faiblement rétus en devant et n'oflrant ni sinuosités, ni dents au bord supérieur de cette partie antérieure quand elle est rétuse. /■ Intervalles des élytres en partie chargés d'une sorte de côte longitudinale obtuse. Prothorax densement ponctué ; presque glabre. punctatus. ff Intervalles àes élytres tous également plans ou planiuscules. Prothorax granuleux, visiblement hérissé de poils. g Élytres tachées de rouges à l'extrémité. furcatus. fig Élytres uniformément noires. ovatus. 1. Outliopliagus Aiiiyiitas, Olivier. Noir ; presque mat en dessus. Chaperon en demi-cercle çf ? ,subtronqiié ou échancré en devant. Suture frontale chargée d'une saillie ou d'une lame transverse çf , ou d'une ligne transverse saillante et unituberculée sur son milieu Ç . Prothorax glabre j couvert de points serrés. Élytres à stries lé- gères, intervalles granuleux. Dessous du corps brillant ; garni de poils noirs. Métasternum marque de points rapprochés assez gros, et non rayé d'un sillon. çf Éperon des jambes de devant arqué à son côté interne, un peu élargi et tronqué à l'extrémité. Bord postérieur de la tète en ligne transversale droite, non saillante sur les côtés ; à peine déprimé sur son milieu. 9 Éperon des jambes de devant faiblement arqué, subparallèle et ter- miné en pointe obtuse. Bord postérieur de la tête légèrement relevé sur les côtés, déprimé et échancré en anse sur son milieu. cf État normal. Suture frontale élevée en une lame, brièvement di- rigée en arrière à chacune de ses extrémités et paraissant parfois subdentée à chacune de celles-ci : cette lame divisant la surface de la tête de telle sorte que l'épistome n'est presque qu'à moitié aussi gi^and que la partie postérieure. Prothorax bisinueusement rétus en devant, arqué en devant à la partie supérieure de chacune de ces parties réluses et sinueuses et o^ muni d'une dent au côté externe de chacune de ces sinuosités. copRiEiss. — Ont/iophagus 83 Var. a. Lame de la suture frontale moins élevée. Épistome d'une sur- face à peu près égale à celle du front et du verlex réunis. Partie anté- rieure du prothorax faiblement bissinuée et sans dent au côté externe de ces faibles sinuosités. Var. b. Lame de la suture frontale réduite à une ligne élevée. Épistome d'une surface plus grande que le front et le vertex réunis. Prothorax dé- clive en ligne courbe régulière à sa partie antérieure, sans traces de si- nuosités ni de dents. cf Scarabaeiis Amyîitas , Olivier, Entom., t. I (1789), u" 3, p. 127, 150, pi. 9, fig. 81. Scarabaeus juvencus, Scriba, Joiirn. (1790), p. 30, pi. 4, fig. 1. Copris vitulus^ Scriba, Journ., b2, 33. Copris Alces, Fabricius, Ent. Syst., t. I (1792), p. 56, 182. — Sturm, Verz., 92, 78, pi. 4.. — iLLiGER, Mag., t. III, p. 149, c/ (9). Onthophagus Amyntas, Gemminger et Harold, Catal. {Scarab.), 1025. 9 ÉTA.T NORMAL, SiUuve frontalô en forme de ligne saillante, unituber- culée sur son milieu, brièvement dirigée en arrière à chacune de ses ex- trémités, et paraissant parfois munie d'une faible dent à celles-ci. Épistome plus grand que le front et le vertex réunis. Var. c. Suture frontale moins saillante, affaiblie sur les côtés, faible- ment tuberculeuse sur son milieu. Var. d. Suture frontale chargée d'une faible tubercule sur son milieu à peine saillante sur les côtés. 9 Scarabaeus tages, Olivier, Entom., t. I, no S, p. 143, 73, pi. 9, fig. 78. Copris gibbosus, Scriba, Journ., p. 56, 41. Scarabaeus Hûbneri, Fabricius, Entom. Syst., t. I, p. 61, 203. — Panzer, Faim. Germ., 67, 5. Copris Hûbneri, Fabricius, Syst. Eleuth., t. I, p. 53, 107. —Sturm, Verz., p. 91, 77. — Id. Deutsch. Faun., t. I, p. 42, 0. — Illiger, Mag., p. 200, 10. (/9 Copris Hûbneri, Illiger, Mag., t. II, 206, 10, 0^(9) et 9 (cf*). — Duftsch., Faun. Austr., t. I, p. 142, 15, 0^(9) et 9 (cf). Onthophagus Hiibneri, Heer, Faun. Col. Ilelv., t. I, p. 505, 4. — Krichson, Naturg. de Ins. Deutsch., t. III, p. 764, I. — Jacquelin du Val, Gêner. (Scarabéides), pi. 4, fig. 18 i(f). Onthophagus tages, Mulsant, Lamellic. , p. 105, 1. — Costa, Faun., 30, 1. — L. Redtenbacher, Faun. Austr., 2« édit., p. 422. LAMELLICOliiM.S Long., U"'.0078 à 0">,0112 (3 1/2 à 5 1.); — larg., 0">,0045 h 0"',00G7 (2 à 3 1.). Coi'ps noir ; presque mat et glabre en dessus, ('haperon relevé en re- bord, tronqué ou échancré en devant. Tête densemenî ponctuée. Protho- rax sans rebord à la base; marqué de points presque confluents, en partie ombiliqués ; offrant parfois de faibles traces d'un sillon sur sa ligne mé- diane. Elytres à stries légères et faiblement ponctuées. Intervalles plans ou planiuscules ; chargés de petits grains râpeux. Pygidium tineinent ponctué. Dessous du corps d'un noir brillant ; garni ou hérissé de poils noirs. Poiinne ponctuée, une peu râpeuse. Métastermimiplus, fortement ponctué que les côtés. Pieds garnis de poils noirs. Cuisses intermédiaires, offrant sur la moitié postérieure de leur côté inférieur deux ou trois rangées d'assez gros points piligères; ces rangées réduites à une seule sur les postérieures. Cette espèce est commune dans la France méridionale. On la trouve également sur les tlancs des montagnes des Hautes et Basses-Alpes. Obs. L'O. Amyntds est facile à distinguer de toutes les espèces noires comme lui, par les poils noirs dont le dessous de son corps et ses pieds sont garnis ; par sa suture frontale en foraie de lame saillante chez le çf , l)ar son front chargé d'une ligne transverse saillante unituberculée chez la Ç ; par son vertex sans corne; par son prolhorax sans rebord à sa base ; parson mélasternum rapeusement ponctué et sans sillon. Olivier, Fabricius et divers autres auteurs ont considéré le a" et la Ç comme des espèces différentes ; d'autres, comme Illiger et Duftschmidl ont pris les o" pour des $ et les 9 pour des cf. Olivier, le premier, a fait connaître cette espèce, en décrivant le o" et la Ç sous deux noms différents. Nous avions adopté le nom de tages donné à la 9 , parce que celui d'Amyntas, sous lequel il a décrit le cf, a été appliqué par quelques auteurs à d'autres Copriens. Pour ne pas em- brouiller la synonymie, nous conserverons à cette espèce le nom d'Amyntas, indiqué dans plusieurs ouvrages. Chez les cf les plus développés la suture frontale constitue une lame élevée, et l'épistome n'est guère plus grand que la moitié du front et du prothorax réunis. Le prolhorax est relus ou abruptement déclive en de- vant, bissinué à la partie supérieure de cette partie déclive, arqué en de- copRiENS. — Onthophagus 85 vant entre les sinuosités, et muni d'une petite dent au côté externe de cha- cune de celles-ci; mais h mesure que les individus se montrent plus dé- générés, la suture frontale s'affaiblit, l'épistome occupe sur la tête un espace plus grand; les sinuosités et les dents du prothorax s'affaiblissent et disparaissent et sa partie antérieure Unit par être régulièrement etcon- vexeraent déclive, comme colle dfli 9 • 9. Ontlioiilaagtis tannas, Linné. Nnir ; peAi luisant en dessus. Chaperon ogival çf ou en demi-cercle 9 ; entier en devant. Suture frontale saillante ,^ , nulle ou obsolète a" Front chargé d'une saillie transverse 9 : celle-ci armée à chacune de ses extré- mités d'une corne parfois réduite à une faible dent. Prothorax glabre ; fi- nement ponctué. Élytres à stries ponctuées. Dessous du corps luisant, garni de poils d'un cendré flavescent. Métasternum en grande partie glabre et lé- gèrement pointillé. Cu:sses intermédiaires et postérieures en partie lisses. rf Suture frontale nulle ou à peine marquée. 9 Suture frontale très-saillante. c/" État normal. Chaperon ogival. Suture frontale indistincte. Front séparé du vertex par une saillie prolongée à chacune de ses extrémités en une corne inclinée en arrière, extérieurement arquée, subgraduellement terminée en pointe, un peu moins longuement prolongée que les angles postérieurs du prothorax. Celui-ci convexement déclive en devant, dé- primé ou creusé d'une large fossette sur le milieu de cette partie déclive ; creusé de chaque côté d'un sillon pour loger les cornes, quand l'insecte relève la tète. çf Le scarabé à cornes retrotissées, Geoffroy, Hist., t. î, [». 92. Scarabaeus taurus, Linné, Syst. Nat., t. I, p. Si7, 26. — Fabiucius, Syst. Entoni., p. 20, 100. — Ici., Entom. Syst., t. I, p. S4, 178. — Panzer, raun. Gerra., 12, 18. — Olivier, Entoni., 1. 1, n" 3, p. 144, 174, p!. 8, lig. 03, a. — Rossi, l'aun. Etr., t. I, p. 12, 127. — Preyssl. Bœhm.lns., 103, 09. Var. a. Cornes courtes et arquées. Prothorax sans traces de sillon sur les côtés. o Scarabaeus capm, Fabricius, Entoni. Syst., t. I, p. o-j, 180. — Olivier, ;Entom., t. I, n" 3, p. i4r>, 17;;. pi. 20, lig. 182. 86 LAMELLICOr.iM'S Cnpris capra, Facricius, Syst. Eleuth., t. I, p. 40, 72. Onlhophagus capra, Latreille, Hist. Nat., t. X. p. 114, 11. Onthopliagus (aiirus, MuLSANT, Lamellic, p. 139, var. A et B. — Erichson, Natiirg. (le Ins. Deutscîi., t. III, p. 790, var. a. Var. b. Cornes courtes et droites, ou parfois réduites chacune à une dent. Prothorax rétus en devant, sans sillons latéraux. Scarabaeus rccticornis, Leske, Reise durch Sachsen, p. 45, pi. A, fig. 8, 9. Scarahaeiis taurus, Olivier, loc. cit., pi. 8, fig. G3, b. Scarabaetis capra, Panzer, l'aun. Gerni., 49, 7. Copris capra, Scriba, Joiirn., p. 52, 31. — Creutz, Ent. Vers., p. 72, 25. Onthophagits taurus, Mulsant, Lamellic, var. C et D. — Erichson, loc. cit., var. 1*. Var. c. Chaperon en demi-cercle. Suture frontale légèrement marquée. Front chargé d'une saillie transverse affaiblie à ses extrémités. Prothorax convexement déclive en devant, sans sillons latéraux. Onthophagus taurus, Var. E, Mulsant, loc. cit. 9 Etat normal. Chaperon en demi-cercle. Sutiire frontale chargée d'une ligne saillante. Front chargé d'une saillie transverse plus prononcée et dirigée en arrière à ses extrémités, Prothorax rétus en devant sur les trois huitièmes médiaires de sa largeur, souvent un peu plus saillant aux extrémités du bord supérieur de celle partie réluse. Var. d. Prolhorax convexement déclive en devant ou à peine rétus près de son bord antérieur. Onthophagus taurus, Mulsant, Lamellic, var. F, p. 140. (f $ Scarabaeus taurus, Laichart, Tyrol. Ins., 1. 1, p. 19, 12. — Herbst, Natiirs., t. II, p. 184, 114, pi. 13, fig. 6, (f, et 7, 9 . Copris taurus, Fabbicius, Syst. Eleuth., t. I, p. 45, 69. — Illiger, Kaef. Preiiss., p. 44, 8. — DuFTSCHMiDT, Faun. Austr., t. I, p. 150, 13. — Sturm, Deiitsch. Faiin., t. I, p. 43, 7. Onthophagus taurus, Latreille, Hist. Nat., t. X, p. 113, 10. — Curtis, Brit. Entoni., t. II, pi. 52. — Stephens, Illiistr., t. III, p. 171, 1. — Heer, Faun, Col. Helvet., p. 505. 5. — Muls-^nt, Lamellic, p. 138, 9. — Erichson, Naturg. (le Ins. Deutsch., t. III, p. 766, 2. — Costa, Faun., p. 35, 0. — L. Redten- BACHER, Faiin. Aiistr., 2'' f'-dit., p. 423. — Gemminger et Uarold, Catal. (.'^rft/'f/6.), !0;^7. copuTENs. — Onihophagus 87 Long., O-n.OOey à O™ 01 12 (3 à 5 1.) ; - larg., 0-,0040 à 0«n,0056 (13/4 à 2 1/21.) Corfs noir ; souvent d'un noir verdâtre ou subraétallique ; peu ou mé- diocrement luisant en dessus. Chaperon relevé en rebord entier et non tronqué en devant. Tête densément ponctuée. Prothorax finement rebordé et parfois sans rebord sur la partie médiaire de sa base ; marqué de points médiocrement rapprochés, ordinairement plus petits près de la base ; of- frant souvent quelques légères traces d'un sillon dorsal. Élytres k stries ponctuées peu profondes. Intervalles plans ou planiuscules marqués de très-petits points donnant chacun naissance à un poil ordinairement peu apparent. Pygidiim marqué de points assez gros et peu rapprochés. Des- sous du corps d'un noir luisant ; garni ou hérissé de poils d'un cendré flavescent. Métastermm presque lisse ou obsolètement ponctué ; marqué d'un sillon médiane léger ; glabre ou à peu près sur plus de la moitié pos- térieure. Cuisses intermédiaires et postérieures marquées près du bord postérieur de leur face inférieure d'une rangée de petits points piligères, presque impointillées sur le reste de celte face. Tarses d'un rouge brun ou brunâtre. Cette espèce se trouve dans toutes les provinces de la France ; elle est commune dans les environs de Lyon et plus rare dans le Nord. Obs. Le cf" a été signalé pour la première fois par Schreber, et a reçu de Linné le nom que nous avons conservé. Scopoliqui l'avait appelé llly- ricus a été le premier à soupçonner que son Se. rugosus devait en être la 9 . Laicharting est le premier qui a caractérisé les deux sexes. Cet auteur avait déjà indiqué les modifications que présentent les cornes dans leur longueur, quand Fabricius désigna sous le nom spécifique de capra, une de ces variétés. L'autorité du professeur danois a servi de règle à la plupart des auteurs qui l'ont suivi. Quelques-uns cependant, tels que Illiger et d'autres ont su résister à cet entraînement. Le cf subit des modifications plus ou moins prononcées, à partir de son développement le plus complet. Ainsi les cornes se montrent graduel- lement plus courtes, se réduisent chez quelques individus à deux petites dents et finissent môme par disparaître. A mesure qu'elles se rapetissent, les sillons latéraux du prothorax s'affaiblissent et s'effacent, et la partie antérieure rètuse se rétrécit et se change enfin en une convexité déclive. b» LAMELLICORNES On trouve même des a' chez lesquels la saillie frontale, non-seulement est inerme, mais se montre même moins saillante à ces extrémités. Le chaperon, au lieu d'être en ogive, se rapproche de la forme semi-circu- laire qu'il a chez la î . Ces çf dégénérés se distinguent néanmoins faci- lement de l'autre sexe, par la suture frontale nulle ou à peu près. L'O. taiirus se distingue aisément de VAmyntas par les signes caracté- ristiques de sa tète ; par les stries des élytres plus marqués et très-visible- ment ponctués, par les intervalles finement ponctués au lieu d'être granu- leux ; par le dessous de son corps garni de poils llavescents, au lieu d'être noirs ; par son métasternum presque impointillé sur son milieu, en grande partie glabre ; par ses cuisses intermédiaires et postérieures lisses ou à peu près à la base ; par les élytres offrant des poils d'un fauve tlavescent, parfois très- apparents. 3. Ontliopliasus nutan», Fabrkius. Noir ; mat et garni de poils courts, en dessus. Chaperon en ogive obtuse ou tronquée en devant. Suture frontale à peine marquée çf , ou relevée en forme de lame $ . Front chargé d'une lame transverse, horizontale Ç , ou soit comigère, soit subsimieusement arquée sur sa tranche cf . Prothorax ponctué, sinué&ur le côté des angles de devant. Élytres à stries ponctuées légères. Intervalles, granuUîix. Métasternum rayé d'un sillon, marqué d'assez gros points, ainsi que les cuisses. cf Suture frontale à peine saillante. Ç Suture frontale relevée en forme de lame. État normal. Chaperon en ogive obtuse ou obtusément tronquée en devant. Suture frontale nulle ou à peine prononcée. Vertex relevé en une lame subsinueusement triangulaire à sa base, et penchée en arrière, pro- longée ensuite en une sorte de corne spiniforme, parallèle, un peu pen- chée en avant et terminée par une pointe obtuse brièvement recourbée en arrière. Prothorax rétus et concave en devant derrière la lame cornigère de la tête, échancré au bord supérieur de cette partie rétuse ; muni d'une dent à chacune des extrémités de cette échancrure ; déprimée de chaque côté de sa concavité : chacune de ces dépressions formant au bord supé- rieur de la partie rétuse une sinuosité moins prononcée ou plus faible que celle de l'échancrure. coPRiENs. — Onthopliagus 89 Var. a. Suture frontale légèrement saillante. Lame frontale sans prolon- gement corniforme ; sinueusement ou à peine subsinueusement arquée sur sa tranche. çf Scarabaeus verticiconiis, Laichart, Tyr. Ins., t. I, 22, IS. Scarabaeus nutans,¥\Bmcivs, Mant., t. I, p. 15, ISl. — Id., Ent. Syst., t. I, p. 89, 194. — Herbst, Naturs., t. II, p. 206, 123, pi. 14, fig. 10. — Panzer, Faun. Germ., G, 1. 9 Èpistome plus largement obtus en devant. Suture frontale saillante. Front chargé d'une lame saillante, un peu arquée sur sa tranche. Protho- rax relus en devant ; bituberculeux au bord supérieur de cette partie ré- luse, offrant de chaque côté de ces tubercules une sinuosité plus pronon- cée que celle qui existe entre eux. (/ et $ Scarabaeus nutaiis, Olivier, Entoni., t. I, no 3, p. 145, 17G, pi. 21, fig. 188, a, 6 a^, c, d $ . — Panzer, Naturf., t. XXIV. p. 7, 8, pi. 1, fig. 8 cf. Copris nutans, Fabricius, Syst. Eleiith., t. I, p. tiO, 93. — Illiger, Kaef. Preuss., p. 44^ 7. _ Olivier, Encycl. Méth., t. V, p. 109, 108; — Duftsciimidt. Faim. Austr., t. I, p. 150, 12. — Sturm, Deutsch. Faun., t. I, p. 160, 17. Onthophagus nutans, Latreille, Hist. Nat., t. X, p. 157, 7. — Id., Gciier., t. II, p. 85,2. — Stephens, Illustr., t. fil, p. 175, 5. — Heer, Faun. Col. Ilelvet., t. I, p. 509, 14. — Mulsant, Lamellic, p. 124, 6. — Erichson, Naturg. de Ins. Deutsch., t. III, p. 767, 3. — Costa, Faun., p. 41, 10 . — L. Redtenba- Cti'R, Faun. Austr., p. 422. — Gemminger et Harold, Catal., t. IV, 1033. Long., 0^,0078 à 0-,0100 (3 1/2 à 4 1/2 1.) ; — larg., 0"\00r.l à 0™,0056 (2 1/4 à 2 1/2 1.). Corps d'un noir mat, garni en dessus de poils d'un cendré tkvescent moins courts et plus distincts sur le prothorax que sur les élytres. Chape- ron en ogive obluse ou tronquée en devant. Tête densement ponctuée sur l'épistome, plus finement ou moins densement ponctuée 9 , ou presque impointillée a" sur le front. Prothorax sinué sur les côtés près des angles de devant ; tinemcnt ou à peine rebordé à la base ; densement chargé cti devant de petits grains, qui se transforment postérieurement en poinls en- foncés ; lisse et imponctué près de la base. Élytres à stries légères el tinc- ment ponctuées. Intervalles, plans ou planiuscules, marqués de petits points presque sérialement disposés, et transformés en fines granulations sur les côtés. Pygidium marqué de points très-apparents et peu rapprochés. Dessous du corps semi brillant, presque glabre sur la poitiine et le ventre. Métasternum marqué de points assez gros et médiocrement rapprochés ; 90 LAMELLICORNES rayé d'un sillon assez profond sur la ligne médiane. Cuisses garnies de poils obscurs près de leur tranche ; assez grossièrement ponctuées sur leur face postérieure. Tarses noirs ou bruns. Cette espèce habite la Bourgogne, le Jura et diverses autres provinces du centre et du nord de la France; on ne la trouve pas dans les environs de Lyon. 0ns. L'O. nutans se distingue des deux espèces précédentes par son prothorax garni de poils courts au lieu d'être glabre, sinué sur les côtés près des angles de devant , et bituberculeux ou bidenté en devant, au- dessus de sa partie rétuse ; par son métasternum marqué sur sa ligne mé- diane d'un sillon assez prononcé. Le cf s'éloigne d'ailleurs de l'O. Amyntas par sa suture frontale à peine marquée, el du taiirus par la forme de sa lame frontale. La $ se distingue de celle du tages par sa suture frontale très-saillante el de celle du tnurus par sa saillie transverse du front non dirigé en ar- rière à ses extrémités. La lame cornigère du cf subit, suivant les individus, des modifica- tions très-sensibles. Dans son état le plus complet, elle dépasse la hau- teur du prothorax. Chez d'autres exemplaires, la corne se rapetisse et hnit par disparaître. Cet ornement de la tête est alors réduit à une lame subsinueusement arquée sur sa tranche. A mesure que cette lame prend moins de développement, la suture frontale devient moins indistincte. On trouve enfin des cf chez lesquels cette lame frontale ne diffère pas de celle de la Ç , et qui ne se distinguent de celle-ci que par la suture fron- tale peu saillante. Après l'O. nutans, semble devoir se placer l'espèce suivante, qui ne pa- raît pas se trouver en France. ONTHOPHAGUS CAMELUS. Fabricius. —Noir; mat ou peu luisant, en dessus. Chaperon en demi-cercle, échancré en devant çf et '^ . Épistome et vertex chargés chacun d'une saillie transverse. Prothorax granuleux et garni de poils noirs très-courts ; refus en devant, offrant à sa partie an- térieure médiane une saillie hilobée, et de chaque côté de celle-ci, une sinuosité extérieurement bornée par un tubercide. (f Epistome chargée d'une ligne saillante, un peu arquée en devant, plus rapprochée du bord antérieur que de la lame du vertex. Celle-ci nais- sant au niveau du bord postérieur des yeux, paraissant appartenir au vertex ou au front, relevée à chacune de ses extrémités en une petite corne. copi\iE?;s. Onthophagus 91 Saillies de la partie antérieure du prothorax plus prononcées; celle du milieu, tronquée en devant. Ç Épistome chargé d'une saillie laminiforme transverse, un peu ar- quée en devant, un peu plus rapprochée du bord antérieur que de la lame du vertex ; celle-ci naissant un peu après le bord postérieur des yeux ; horizontale sur sa tranche, obliquement déclive de chaque côté. Saillies de la partie antérieure du prothorax moins prononcées : celle du milieu arquée en devant. Scarabaeus camelus, Fabricius, Mantiss., t. I, i:^, 28. Onthophagus camelus, Ericiison, Naturg., t. 111, p. 777, 10. — Gemminger et Harold, Calai., t. IV, 1027. Long., 0'»,0090 à 0"s0123 (4 à 5 1/2 1.); — larg., 0'",0056 à 0'",0062 (2 1/2 à 2 1/5 1.). Cette espèce se trouve en Autriche, en Bohème, et dans diverses autres parties de l'Allemagne. L'O. camelus est une des plus grosses espèce de ce groupe. Il est ponc- tué sur la partie antérieure de l'épistome, linement granuleux sur la postérieure ; granuleux et très-brièvement garni de poils noirs sur le pro- thorax, parfois très-légèrement sinué au côté externe des angles anté- rieurs de celui-ci ; finement granuleux et à peu près glabre sur les inter- valles des élytres ; hérissé en dessous de poils bruns. Il s'éloigne de YAmyjitas par le dessous de son corps garni de poils bruns, par son prothorax garni de poils ; du taurus, par ce dernier caractère ; des 0. nutans , furcatus, punctatns et ovatus , par sa taille et par son prothorax rutus et quadrituberculé en devant. Il a plus d'analogie avec le semicornis , mais outre qu'il est d'une taille plus avantageuse, il diffère par la forme des saillies de sa tête, par la partie antérieure de son épistome ponctué ; par son prothorax chargé de petits grains, au lieu d'être rapeu- semenl ponctué ; par les intervalles de ses élytres à fond lisse, au lieu d'avoir leur fond couvert d'une ponciuation très-fine el très-serrée. * 4. Onthophagus jseinicoriii», Panzer. Noir; presque mat et garni de poils courts et obscurs en dessus. Cha- peron en demi-cercle et échancré en devant. Suture frontale en ligne fui- 92 LAMELLICORISES blement saillante et arquée en devant. Front chargé (Tune lame verticale, plus ou moins échancrée en dessus. Prolhorax rétus en devant, bitubercu- leux en devant, siniié de chaque côté de cette partie médiane et muni d'une dent au côté externe de ces sinuosités ; marqué de points rapprochés. Èly- tres à stries légères. Intervalles à fond très-finement et très-densement pointillé] marqués de points piligères. Dessous du corps d'un noir bril- l'int ; garni de de poils d'un fauve livide. Cuisses et métasternum marqués de points assez gros , celui-ci rayé d'un sillon raccourci à ses extrémités. cf Suture frontale ordinairement peu marquée ou à j3eine saillante. Éperon des jambes de devant parallèle, tronqué et incourbé à son ex- trémité. $ Suture frontale plus ou moins saillante. Éperon des jambes de de- vant terminé en pointe et faiblement incourbé. a" État normal. Suture frontale en forme de ligne à peine saillante, un peu arquée en devant. Front chargé d'une lame transversale, étendue d'un œil à l'autre, aussi élevée que la partie supérieure du prolhorax, échancrée presque en demi-lune à son sommet, subperpendiculaire sur les côtés. Prothorax rétus en devant, avec le bord supérieur de cette partie rétuse, saillant en devant en forme de lame subparallèle et bidentée ; si- nué de chaque côté ds cette partie saillante, et muni d'une petite dent au côté interne de chacune de ces sinuosités. Variations. Quand l'état normal est moins développé, la lame frontale est moins fortement échancrée à son sommet ; ses côtés sont plus inclinés; la partie médiane du bord antéro-supérieure du prothorax est arquée en devant et légèrement bidentée. L'insecte se rapproche alors tellement de l'état normal de la ? , qufî la forme de l'éperon est le moyen le plus sûr de l'en distinguer. Ç État normal. Suture frontale saillante, en forme de ligne arquée en devant. Front chargé d'une lame transversale, faiblement échancrée sur son sommet, fortement déclive sur les côtés. Prothorax relus en de- vant ; bituberculeux sur la partie médiane du bord supérieur de cette partie rétuse; sinué de chaque côté de celle-ci, et muni d'une petite dent au côté interne de chaque sinuosité. Variations. Quand l'insecte s'éloigne de l'état normal, la lame frontale est moins élevée, à peine relevée en une petite dent à ses extrémi lés, ou coPRiENs. — Onihopha(jus 93 même un peu arquée sur sa tranche. Le prothorax est moins relus uu déclive en ligne courbe h sa partie antérieure, offrant en devant une saillie arquée à peine bidentée, avec les sinuosités et la dent située au côté ex- terne de celles-ci, nulles ou presque nulles. Scambacus scmicornis, Panzer, l'aun. Germ., iiS, 10. Coprissemicornis, Duftschmiut, Faun. AusU-., t. I, p. 140, 4. - Sturm, Deutsch. Faun., p. 40, 4. Onthophagus semlcornis, Heer, Faun. Col. Helvet., l. I, p. 50G, 7. - Mulsant, Lamellic, p. 140, Il . — Erichson, Nalurg. cl. Ins. Deutsch., t. Ul, p. 777, 11. _ L. Redtenbacher, Faun. Austr., p. 4'23 . - Gemmlnger et Harold, Catal., t. IV, 103G. Long.,U'",0056 à 0"s0067 (2 1/2 à 3 1.) ;— long., 0"',0037 àO"'Jl045(l 3/5à21.). Corps noir, presque mat, et garni de poils très-courts, en dessus. Cha- peron en demi-cercle (cf 9 ), échancré en devant, brièvement relevé en rebord. Èpistome densement ponctué. Prothorax en ligne courbe et non sinuée au ccMé externe des angles de devant ; finement rebordé à la base ; couvert de. points assez gros, rapprochés, donnant chacun naissance à un poil obscur, court et incliné en arrière. Élytres à stries légères, mar- quées de points, peu rapprochés et qui les débordent à peine. Intervalles plans ou planiuscules ; marqués de points râpeux, presque sérialement disposés, donnant chacun naissance à un poil court et obscur ; à fond très-fmement et irès-densement pointillé ; caractère visible seulement à une forte loupe. Pygidmm ponctué. Dessous du corps d'un noir brillant ; garni do poils d'uu fauve livide; marqué de points assez gros sur les côlôs de la poitrine, sur les cuisses intermédiaires et postérieures, et sur le métasternum. Celui-ci offrant ordinairement les traces d'un sillon rac- courci i\ ses extrémités. Pieds noirs. Tarses d'un rouge brun. Cette espèce a été trouvée une fois dans les environs de Lyon par Pou- dras ; mais elle est plus particulièrement du Midi, où nous l'avons prise quelquefois. Nous en avons reçu dans le temps, de M. Gaubil, divers in- dividus, prisions le cadavre d'une taupe dans les environs de Béziers. L'O. scmicomis se dislingue des 0. Amyntas et tauras par son prothorax garni de poils courts ; du nutans, par son èpistome en demi cercle. Lecf" s'éloigne d'ailleurs de celui (ÏAmytas, par son front chargé d'une lame ; do ceux du taurus et du 7iuta7îs par la forme de cette lame.. La 9 n'a ni le 94 LAMELLICORNES front unitLibercuIé comme celui du niUans, ni la sulurc aussi saillante que la frontale, comme celles des taurus et nutans. Quand on regarde de côté les poils du prothorax et ceux des élytres, ils semblent souvent fauves au lieu d'être obscurs. Ces poils font souvent paraître un peu râpeux les intervalles des élylres, et surtout le prothorax. 5. Ontltophagus |»unctatus, Illigeh. D'un noir presque mat, et garni de poils très-courts et presque indis- tincts, en dessus. Chaperon en demi-cercle, entaillé et comme bidenté, en devant. Suture frontale et front chargés chacun d'une ligne saillante; V an- térieure plus faible. Prothorax marqué de points presque contigus, assez forts. Elytres à stries légères. Intervalles ponctués ; les deuxième à sixième, chargés chacun dhtne sorte de côte subdéprimée. (f Suture frontale plus large, c'est-à-dire plus développée transversa- lement que la ligne saillante du front. Tibias antérieurs armés chacun d'une dent émoussée vers le milieu de leur bord interne. $ Suture frontale moins large que la ligne saillante du front. Tibias antérieurs sans dent à leur côté interne. Coprispaaclatus.lhUGZV., Mag., t. II, p. '208, 1[). — Gemminger et Hahold, Catal., t. IV, p. 103o. Onthophagus emarginatm, Mulsant, p. 154, 14. Long.,0 ',0050 à 0^0061 (2 1/2 à 2 3/4 1.); — larg., O-njOOSS à 0"',0039 (1 1/2 à 1 3/4 1.). Corps d'un noir presque mat ou peu luisant, et garni de poils courts et presque indistincts, en dessus. Chaperon relevé en rebord, moins étroit en devant; entaillé et comme bidenté à la partie antérieure de l'épistome. Tête densement ponctuée. Suture frontale et front chargés chacun d'une ligne saillante : celle de la suture frontale plus faible et un peu arquée en devant : celle du front, transversale. Vertex offrant à son bord postérieur une faible saillie, lisse et déprimée, ordinairement arquée de chaque côté de sa partie médiane. Prothorax en ligne presque droite et non sinuée au côté externe des angles de. devant ; ordinairement sans rebord apparent à la base ; couverte de points contigus, dont les intervalles sont légèrement convexes ; paraissant presque glabre. Élytres à stries légères, presque in- copRiEJNs. — Onthopliagus 95 distinctement rebordées, et marquées de points peu rapprochés qui les débordent à peine. Intervalles marqués de points presque sérialemenl dis- posés : les deuxième à sixième, à partir de la suture, chargés chacun d'une glabre ou à saillie longitudinale ou sorte de côte déprimée et ponctuée ; paraissant peu près. Pygidmm densement ponctué. Dessons du corps d'un noir brillant, un peu métallique ; hérissé de poils d'un livide flavescent, plus rares sur les cuisses que sur la poitrine. Cuisses et métasternnm marqués de points assez gros et assez rapprochés : celui-ci lisse sur sa ligne médiane. Ventre densement ponctué près du bord antérieur de ses arceaux. Pieds noirs. Tarses bruns. Cette jolie espèce habite la Provence et quelques parties du Languedoc. Nous l'avons reçue dans le temps de nos amis Solier et Doublier. Obs. L'O. pundatus se distingue de tous les précédents par son épis- tome entaillé et comme bidenté en devant ; par son prothorax marqué de points assez gros et presque contigus, séparés par des espaces convexes très-courts. Le cf diffère d'ailleurs de tous ceux de ce genre par ses tibias antérieurs armés d'une dent obtuse vers la moitié de son côté interne. La Ç de celui d'Amyntas par sa suture frontale apparente; de celle du taurus par son épistome entaillé ; de celle du nutans et du semicornis par son prothorax convexemenl déclive et sans saillie en devant. Les poils du des- sus du corps sont si courts que l'insecte paraît presque glabre en dessus. La partie lisse et déprimée du bord postérieur de la tête est parfois moins distincte. Les élévations costiformes des intervalles des élytres sont plus ou moins prononcées, suivant les individus. Érichson qui avait sans doute sous les yeux, au musée de Berlin, l'exem- plaire typique d'IUiger, a restitué à cette espèce le nom de punctatus. Voici la description d'IUiger : Mgricans, hirta, caput thoraxque pimctis cicatrisantibus, caput, rotun- datiim, emarginatum ; frons lineis duabiis transversis postica subinterrupta. L'insecte est noir, au lieu d'être noirâtre ; la suture frontale est entière, au lieu d'être subinterrompue ; nous adopterons néanmoins la dénomina- tton de punctatus. Oiitliopliagus fiirea^ug, Fabricius. Dessus du corps dhm noir, souvent à teinte bronzée'sur la tête et le pro- thorax, taché de rouge vers les extrémités des élytres, et garni de poils courts 96 LAMELLICORINES d'un livide flavescent. Chaperon e7i demi-cercle, entaillé en devant. Protho- rax (jranuleux. Élytref; à stries légères. Intervalles chargés de petits grains presque sérialement disposés. cf Suture frontale à peine distincte. Lame frontale ordinairement à trois cornes, parfois seulement à peine bidentée. Éperon des tibias posté- rieurs obtus à l'extrémité. $ Suture frontale saillante. Lame frontale horizontale sur sa tranche. Éperon des tibias antérieurs terminés en pointe. a" État normal. Suture frontale [)resquc indistincte. Front chargé d'une lame très-courte, armée de trois cornes : les deux latérales presque verticales, formant avec l'épistome un angle ouvert ; plus élevées que le dos du prolhorax : l'intermédiaire très-courte, penchée en avant. Variations. Chez les insectes qui s'éloignent de l'état normal, la lame frontale se montre plus saillante et les cornes moins longues : celle du milieu ne tarde pas à disparaître ; les latérales finissent par être réduites à une dent qui s'efface elle-même chez les individus les plus dégradés : la lame se montre alors tronquée ou môme un peu arquée sur sa tranche. En même temps que cette lame se modifie de la sorte, la suture frontale, d'indistincte qu'elle était, se montre légèrement ou sensiblement saillante. Ces individus dégénérés sont presque semblables aux $ , et ne s'en dis- tinguent presque que par la forme de réperon. Ç État normal. Suture frontale arquée, sensiblement saillante. Front chargé d'une lame transversale, moins élevée que le dos du prothorax, horizontale eur sa tranche. Scarabacus furcatus, Fabricius, Spec. Ins., t. I, p. 30, 134. — Panzer, Faun., Gcrm., 12. S. — Id., Natiirf., t. XXIV, p. 8, 9, pi. 1, lig. 9. Scarabacns vitulus; Laichart, Tyr. Ins., t. I, p. 20, 20. Oiithophugus furcatus, Latreille, Ilist. Nat., t. X, p. 111, S. çf Ç Scarabacus furcatus, Facricius, Mant. Ins., t. I, p. IG, 153. — Herbst, Nattirs., t. II, p. 182, 113, pi. 13, lig. a, h. Copris furcatus, OL\v\ER,EttC)c\. Métli., t. V, p. 170, lll). — Fabricius, Syst. Elcuih.,t. I, p. '02, 102. — DuFTSCHMiDT, Faun. Austr., t. I, p. 153, 16 . — Sturm, Dciitsch. Faun., p. 90, 83. OntliopluKjus furcatus, Hehr, Faun. Cul. Helvct., t. I, p. 500, 0. — Muls.ant, Lamcllic, p. 119, 12. — Eiucuso.n, N.duvg. de Ins. Dcutsch., t. III, p. 778, 12. — Costa, Faun., p. 3i, 5. — L. riEOTENBACHi^R, Faun. Austr., 2« édit., p. 4-23. — Gemmingkr et Harold, Calai., t. IV, 1029. copRiENs. — Onthophagiis 97 Long., 0'",0039 à 0'",0056 (1 3/4 à 2 1/21.); —larg., 0"^,0026 à 0'",0033 (1 1/5 à 1 1/21.). Corps noir, mais souvent d'un noir bronzé sur la tête et le prothorax, et hérissé de poils courts d'un cendré flavescent, en dessus. Chaperon en demi-cercle, entaillé ou échancré en devant ; relevé en rebord. Tête den- sement ponctuée. Prothorax non sinué sur le côté des angles de devant ; finement ou à peine rebordé à la base; subaspèrement couvert de petits grains donnant chacun naissance à un poil d'un fauve livide, rai-hérissé ou incliné en arrière ; olïrant ordinairement, au moins sur la moitié pos- térieure de la ligne médiane, les traces d'un léger sillon. Êlytres d'un rouge fauve ou d'un rouge livide près du bord postérieur et parfois sur le calus humerai ; à stries légères, presque indistinctement rebordées et ponc- tuées. Intervalles planiuscules, chargés de petits grains presque sériale- ment disposés, donnant chacun naissance à un poil très-court, d'un cendré flavescent. Pijgidium marqué de points assez gros et médiocrem.ent rap- prochés. Dessous du corps d'un noir brillant sur la poitrine, moins luisant sur le ventre ; garni sur celle-là et sur les cuisses de poils d'un cendré flavescent. Métasternum marqué de points assez gros et assez rapprochés ; rayé au moins sur sa moitié postérieure d'un sillon assez prononcé. Cuisses intermédiaires et postérieures parcimonieusement ponctuées. Pieds noirs ou bruns, surtout les tarses. Cette espèce habite les parties méridionales et tempérées de la France. Elle est commune en Provence et en Languedoc et n'est pas rare dans les environs de Lyon. L'O. furcatus se distingue aisément de toutes les espèces précédentes par ses élytres d'un rouge pâle à l'extrémité. Scarabaeus ovatus, Linné, Syst. Nat., t. I, p. 5.^1, 46. — Fabricius, Syst. Entoin., p. 30, 124. — /(^.,Ent. Syst., t. I, p. 70, 237. — !îerbst, Arch., p. 12, 4S, pi. 19, fig. 18. — M. Naturs., t. U, p. 320, 204, pi. 20, fig. 9. — Panzer, Faun. Germ., 48, U. — Olivier, Entom., t. I, n» 3, p. i7S, 220, pi. 20, fig. 187. — Paykull, Failli. Suec, t. I, p. 33, 40. Copris ovatus, Olivier, Encycl. .Méth., t. V, p. 179, lo8. — Illiger, Kaef. Preiis., p. 43, 10. — DuFTSciiMiDT, Faiin., Àustr., t. I, p. 1S4, 17. — Sturm, Deutscli. Faun., t. I, p. 61, 18. — Gyllenhal, Ins. suec, t. I, p. 48, 6. Atcuchus ovatus, Fabricius, Syst. Eleulh., t. I, p. 6L», b'2. Onthophagus ovatus, Latreille, llist. Nat., t. \, p. ilO, 4. — Stepuens , Ilhistr., LAMELLIC. 7 98 LAMELUCOllJNES t. m, p. 176, 10. - Heer, Faun. Col. ilelvet., t. 1, p. 50b, 2. — Mulsant, Lamellic, p. 152, 13. — Erichson, Natiiry. de Ins. Deiitsch., t. III, p. 779, 13. — Costa, Scarabcides, p. 33, 4. — L. Kedtenbacheu, Faun. Austr.,p. 423. — Gemminger et H.\kold, Catal., t. IV, p. 1034. *. Outoi»l>i«gii@ ovalus, Linné. Dhiu noir peu luisant, ordinairement légèrement verdâtre ou bronzé, surtout sur la tête et le prothorax, et hérissé de poils courts d'un cendre flavescent, en dessus. Chaperon en demi-cercle, échandré en devant. Front chargé d'une saillie transverse. Prothorax ordinairement granuleux. Ëlytres à stries fines et légères. Intervalles granuleux. Métasternum un peu obsolè- tement ponctué. çf Suture frontale indistincte. Ç Suture frontale arquée en devant et sensiblement saillante. Long., O'",00045 à 0^^0056 (2 à 2 1/2 1.); — larg., 0'%0028 à 0™,0039 (1 1/4 à 1 3/4 1.). Corps noir, souvent légèrement verdâtre ou bronzé, surtout sur la tête et le prothorax, peu luisant, et garni de poils courts d'un cendré flave.s- cent en dessus. Chaperon en demi-cercle ; échancré ou entaillé en devant ; relevé en rebord, quelquefois comme denté de chaque côté de l'échan- crure. Tête ponctuée, plus fortement chez la Ç que chez le c/" ; hérissée de poils courts, souvent usés. Suture frontale indistincte çf arquée et sen- siblement saillante $ . Front chargé d'une lame transverse, plus saillante chez le çf que chez la Ç . Vertex offrant une faible saillie lisse. Prothorax non sinué au côté externe des angles de devant ; finement ou à peine re- bordé à sa base ; un peu rétus près de son bord antérieur, et moins sen- siblement sur sa partie médiane qui, par là, parait légèrement plus avan- cée ; couvert de grains sur chacun desquels naît un poil court, d'un cen- dré flavescent, parfois usés. Êlytres à stries fines et légères, marquées de points peu rapprochés et peu apparents. Intervalles plans ou planiuscules : chargés de petits grains presque sériaiement disposés ; hérissés de poils courts et peu apparents. Pijgidium marqué de points assez gros, peu rap- prochés et piligères. Dessous du corps noir ou d'un noir bronzé ou verdâtre, plus luisant sur la poitrine que sur le ventre ; héi'issé de poils d'un roux coPRiEiNs. — Onthopliagus 99 livide. Métastermm presque glabre, un peu obsolètement ponctué. Cuisses postérieures parcimonieusement ponctuées. Ventre marqué d'une rangée de points, près du bord antérieur de ses arceaux. Pieds d'un noir verdâtre ou bronzé. Tarses bruns ou d'un brun rouge. Cette espèce est commune dans toute la France. Obs. Le prothorax paraît plus ou moins bronzé, suivant que les poils dont il est hérissé sont plus ou moins usés ; ses granulations se transfor- ment parfois en points enfoncés. L'O. ovatus se distingue aisément du fiwcatus par ses élytres unicolores ; de Vemarginatus par les intervalles des élytres non chargés d'une saillie costiforme ; du semicornis par son prothorax sans saillie en devant ; du nutans, par sa petitesse, par ses angles antérieurs du prothorax non si- nués au côté externe : des deux autres par son prothorax garni de poils courts. AA Élytres à couleur foncière testacée ou d'une couleur rapprocliée. a Élytres non parées d'une ou deux rangées transversales de taches noires, b Repli des élytres entièrement testacé. c Élytres niarquées de taches vertes. Prothorax bronzé, granuleux, arqué en dehors et non sinué au côté externe de ses angles de devant. vucca. ce Élytres marquées de taches brunes ordinairement peu nombreu- ses, souvent obsolètes. Prothorax d'un vert métallique brillant; légèrement sinué au côté externe de ses angles de devant. cœnobita. bb Repli des élytres noirs ou bruns sur les côtés de la poitrine, tes- tacé sur ceux du ventre. d Prothorax sinué au côté externe de ses angles de devant. Élytres non maj'quées d'une tache carrée à la base du cinquième intervalle. Ventre chargé de petits grains. Tibias postérieurs extérieurement à cinq dentelures. fracticornis. dd Prothorax arqué en dehors au côté externe de ses angles de devant. Élytres marquées d'une tache noire carrée à la base du cinquième intervalle. Ventre marqué de petits points. Tibias postérieurs extérieurement à trois ou quatre dentelures. uvchicornis. aa Élytres parées d'une ou deux rangés transversales de taches noires ou brunes. Repli entièrement testacé. c Prothorax tuberculeux en devant. Elytres parés d'une seule rangée transversale détaches noires. lemur. ec Prothorax convexement déclive et sans tubercules eu devant. Élytres parées de deux rangées Iranverscs de lâches noires. Miaki. 100 LAMELLICOR^ES Avant les espèces suivantes doit être placé i'O. austriacus, qui n'a pas, à notre connaissance, été encore trouvée en France. Ontlioiiliagrtis austriacus, Panzer. Tête et prothorax d'un vert bronzé obscur et peu luisant; le prothorax granuleux, sinué au côté externe de ses angles de devant. Élytres testacées, à suture d'un vert obs- cur, marquées ou marbrées de taches peu nombreuses de même couleur. Repli testacé. Dessous du corps et pieds noirs. Métasternum marqué de points piligères. çf Chaperon en ogive, obtus ou obtusément tronqué en devant. Épis- tome presque lisse, irès-finement pointillé, hérissé de poils souvent usés. Front chargé d'une lame transversale, d'abord inclinée en arrière, dépri- mée sur sa ligne médiane, parallèle sur les côtés, arrondie et non rétléchie en devant, suivie d'une corne spiniforme, verticalement redressée, un peu plus élevée que la partie supérieure du prothorax, à peine recourbée en arrière à son extrémité. Prothorax rétus et concave en devant, derrière la lame cornigère, sinué ou échancré au bord supérieur de sa partie ré- tuse. 9 Chaperon subogival, tronqué et ordinairement échancré en devant, Épistome presque réticuleusement ponctué ; chargé d'une arête transverse laminiforme. Front chargé d'une arête au moins aussi saillante, un peu arquée en devant, horizontale sur sa tranche. Prothorax rétus en devant, avancé, au milieu du bord supérieur de cette partie rétuse, en une saillie planiuscule en dessus, légèrement relevée en devant, faiblement bilobée à son bord antérieur ; offrant une sinuosité très-prononcée de chaque côté de cette partie saillante. Scarabacus austriacus, Panzer, Faun. Germ., 12, 6. Onthophagiis aiistriacus, Erichson, Naturg., t. III, p. 768, 4-. — Gemminger et llAHOLD, Catal., t. IV, 1026. Long., 0"\0090 à 0,0635 (4 à 6 1.); — larg., 0"\005G à 0'",00qG à0'",0067(2 1/2 à 3 1.). Cette espèce se trouve dans diverses parties de l'Autriche. Obs. VO. austriacus est brièvement garnie de poils livides et peu ajtpa- rents, sur le prothorax et sur les élytres. coPRiENs. — Ont/iop/tagus 101 Il se distingue de toutes les espèces suivantes par sa taille plus avanta- geuse ; du vacca, par son prothorax sinué au côté externe de ses angles de devant ; par son métasternum garni de points piligères ; du cœnobita, par son chaperon en ogive, par sa tête et son prothorax d'un bronzé foncé et non brillant, par sa suture et les taches de ses élytres d'nn vert foncé, par le dessous de son corps noir. Il s'éloigne des 0. fracticornis et mœhi- cornis par le repli de ses élytres testacés. S. Onthophagus ^acca, Linné. Prothorax d'un vert bronzé, mat, granuleux, pubescent, en ligne courbe au côté externe de ses angles de devant. Élytres testacées, à suture verte, marqués de taches plus ou moins nombreuses de même couleur. Intervalles granulenx. Repli testacé. Dessous du corps d\in vert [once. Métasternum ordinairement lisse et glabre sur sa région médiane . cf Suture frontale indistincte ou à peine saillante. Front chargé d'une lame tantôt terminée par une corne spiniforme et redressée, tantôt réduite à une lame arquée et sinueuse sur sa tranche et naissant alors de la région verticale. 9 Suture frontale très-saillante. Front chargé d'une lame transversale ordinairement relevée à chacune de ses extrémités en une dentcorniforme, tantôt réduite à une lame transverse, horizontale ou arquée, mais non si- nueuse sur sa tranche, naissant toujours du front. Scarabaeus vacca, Linné, Syst. Nat., t. I, p. 547, 2S. — Fabricius, Syst. Entora., p. "26, 101. — kl., Syst. Entom.,' t. I, p. SS, 179. — Laichart, Tyr. Ins., I, p. 20, 13. — Herbst, Naturs., t. II, p. 194, 118, pi. 14, fig. 3, 4. — Olivier, Entom., t. I, no 3, p. 128, ISl, pi. 8, fig. 63. — Panzer, Faun. Germ., 13, 4. Copris vacca, Olivier, Encycl. Met., t. V, p. 80. — Illiger, Kaef. Preuss., p. 40, 3. — Fabricius, Syst. Eleuth., t. I, p. 45, 70. — Duftschmidt, Faun. Aiistr., t. I, p. 142,6. — Sturm, Deutsch. Faun., t. I, p. 46, 9. — Gylleniial, Ins. Suec, t. IV, p. 252. Onthophagïis vacca, Latreille, Hist. Nat., t. X, p. 115, 13. — Stephens, Illustr., t. III, p. 172, 2. — Heer, Faun. Coléop. Helv., t. I, p. 500, 8. — Mulsant, Lamellic, p. 132, 8. — Erichson, Naturg. de Ins. Deutsch., t. III, p. 769, 5. — Costa, Faun., p. 137, 7. — L. Redtenbacher, Faun. Austr., 2^ édit., p. 424. — Gemminger et Harold, Catal., t. IV, 1038. çf Etat normal. Chaperon ogival, tronqué ou à peine échancré en de- vant. Suture frontale indistincte. Front chargé d'une lame d'abord inclinée 102 LAMELLICORIVES oji arrière, subparallèle depuis sa base jusqu'au tiers de sa hauteur, où elle offre chacun de ses angles supérieurs saillant, un peu réfléchie en devant, rétrécie à partir de ce point, en formant une sorte de triangle un peu moins élevé que le bord supérieur de la partie rétuse, puis prolongée en une corne spiniforme relevée un peu penchée en avant, en formant avec sa base un angle plus ouvert que l'angle droit. Prolhorax rétus en devant, offrant sur cette partie trois dépressions, dont la médiane plus grande et plus concave offre une sinuosité ou échancrure au bord supérieure de la partie rétuse. Variations. A mesure que les individus s'éloignent de l'état le plus dé- veloppé, la corne de la lame frontale se rapetisse et disparait ; la lame se montre alors triangulaire à son sommet et elle finit, chez les exemplaires les plus dégradés, par n'être qu'une lame transverse arquée sur sa tranche, graduellement plus rapprochée du bord postérieur et naissant alors sur le vertex; le prothorax subit en même temps des modifications sensibles, la partie rétuse perd de sa hauteur, ses dépressions deviennent moins mar- quées et s'affaiblissent de plus en plus, le bord supérieur de la partie ré- tuse présente une petite saillie obtuse ou subarrondie de chaque côté de sa ligne médiane. Enfin, chez les individus les plus dégradés, le prothorax est convexement déclive en devant et n'offre, à la partie antérieure de sa ligne médiane qu'une légère saillie subtubercuUforme qui le rapproche de la configuration qu'il a chez la Ç , et un point fossette de chaque côté de celle-ci. Le chaperon se modifie aussi dans sa forme, se rapproche de la figure semi-circulaire qu'il a chez la Ç , et la suture frontale, d'indistincte qu'elle était, montre des traces plus ou moins sensibles de son existence. C'S variations peuvent être réduites aux deux suivantes. Var. a. Lame frontale terminée en triangle, dépourvue de sa corne. Prolhorax bituberculeux en devant. Copris affuùs, Sturm, VerzeJch., p. 102, 87, pi. 4, %. w _ z. - M., Deutsch Faim,, t. I, p. 47, 10. — Duftschmidt, Faun. Austr., t. I, p. J4;j, 8.' Onlhophagus affinis, Heer, Faim. Col. Helvet., p. îiOG, 9. Onlhophcujus vacca, Mulsant, Lamellic, p. ::33, 8, var.' A et B - Fhic.ison Natiirg. de Ins. Deutsch., p. 770, var. '' ^ ' Var. b. Lame frontale arquée sur sa tranche, naissant sur la région du vertex. Prothorax convexement déclive en devant, obtusement un peu sail- lant à la partie antérieure de sa ligne médiane. Oiithophmjm vacca, Mulsant, Lamellic, p. 1:î8, var. C coPRiENs. ~ Onthophagus 103 9 ÉTAT NORMAL. ChaperoH en demi-cercle, entier ou à peine échancré à la partie antérieure de son rebord. Suture frontale en forme de saillie un peu arquée en devant. Front chargé d'une lame transverse plus sail- lante, horizontale sur la majeure partie de sa tranche avec chaque extré- mité de celle-ci relevée en une dent ou corne courte. Prothorax rétus et biconcave en devant, avancé en saillie, obtusement arrondie sur la partie médiane du bord supérieur de cette partie obtuse ; sinué de chaque côté de celte saillie. Variations. Chez les individus qui s'éloignent du développement le plus complet, le chaperon devient échancré en devant ; la lame frontale perd ses dents corniformes, se montre d'abord horizontale sur sa tranche et finit par être arquée sur celle-ci, mais naît encore de la région frontale. Le prothorax se montre relus en devant sur une moindre hauteur, ses con- cavités s'affaiblissent, la partie saillante du bord supérieur se raccourcit, les sinuosités situées de chaque côté d'elle s'effacent ; entin, le prothorax se montre convexement déclive en devant, en offrant à la partie antérieure de sa ligne médiane une faible saillie bituberculeuse . Ces variations peuvent être réduites aux deux suivantes : Var.c. Lame frontale horizontale sur sa tranche. Onthophagus vacca, Mulsant, loc. cit., var. F. Var. d. Lame frontale arquée sur sa tranche. Prothorax convexement déclive en devant, faiblement bituberculeux à la partie antérieure de la bgne médiane. Onthophagus vacca, Mulsant, loc. cit., var. y. Obs. La couleur des élytres varie, parfois les taches vertes ou d'un vert- noirâtre ont pris plus d'extension, constituent sur les intervalles des lignes longitudinales ou forment la couleur dominante, et les étuis sem- blent alors' en majeure partie d'an vert obscur, ou même bruns, tantôt marqués de taches testacées ou d'autrefois avec la base et l'extrémité pres- que seuls de cette dernière couleur. Long., 0"\0067 à 0-,0112 (3 à 5 1.); - larg., 0-,0045 à 0-,006l (2 à 2 3/4!.). Corps peu luisant en dessus. Chaperon en ogive cTjOu en demi-cercle Ç ; relevé en rebord plus faible sur les côtés qu'en devant ; rarement ^^^ LAMELLICORNES entier à la partie antérieure de celui-ci, ordinairement tronqué ou entaillé. Tête ordinairement d'un vert métallique, parfois en partie d'un bronzé verdâtre, d'un bronzé obscur ou violâtre ; plus fortement ponctué chez la 9 que chez le o" ; hérissé de poils souvent usés. Prothorax en ligne un peu courbe et non siniiée au côté externe des angles de devant ; finement rebordé à la base , offrant sur sa ligne médiane les traces plus'ou moins prononcées d'un sillon ; ordinairement d'un vert bronzé ou d'un vert foncé, variant parfois de teinte comme la tête; couvert de granulations rappro- chées, donnant chacune naissance à un poil d'un" cendré tlavescent, court, peu apparent et parfois usé. Élytres d'un flave testacé ou d'un roux testacé, avec la suture, et des taches vertes ou verdâtres plus ou moins nombreuses; à stries peu distinctement ponctuées. Intervalles plans ou planiuscules; ordinairement marqués de petits grains, rarement de points peu rapprochés ; le plus souvent presque glabres ou peu visiblement gar- nis de poils courts d'un cendré flavescent. Repli testacé. Pygidmm vert, bronzé ou légèrement cuivreux, assez légèrement ponctué. Dessous du corps ordinairement d'un vert métallique ou bronzé; luisant ou très-bril- lant; garni de poils d'un roux livide. Côtés de la poitrine densement ponc- tués. Métaslermm marqué sur les côtés de points moins rapprochés, avec la partie médiane lisse et souvent rayée d'un sillon. Ventre presque glabre ; marqué sur ses arceaux d'une rangée de petits points. Pieds d'un vert mé- tallique. Cmsgs intermédiaires et surtout postérieures marquées de poims peu rapprochés. r«rses bruns. Cette espèce est commune dans la plus grande partie de la France. Obs. Linné le premier a décrit cet insecte, d'après un individu ? qui lui avait été envoyé du midi de la France. Pendant longtemps, les femelles, dont la lame frontale présentait des dents corniformes les plus développées,' passèrent pour les représentants de l'autre sexe. On doit à Panzer d'avoir fait connaître, le çf . Les modifications nombreuses, que présentent suivant leur développement les individus des deux sexes, avaient porté divers auteurs à établir sous les noms d'O. affinis et médius de fausses espèces, qui figuraient en 1837 dans le catalogue de Dejean. Nous avons restreint cette espèce dans ses véritables limites. coPRiENs. — Onthophagus 105 9. Ontliopliagus cœnobita, Herbst. Prothorax d'un vert métallique brillant, densement 'ponctué ^ parfois gra- nuleux en devant, pubescent, légèrement relevé à ses angles antérieurs et subsinué au côté externe de ceux-ci. Êhjtres d'un testacé roussâtre, par- semées de taches brunes ou noirâtres ordinairement peu nombreuses. In- tervalles finement ponctués. Repli testacé. Dessous du corps d'un vert métallique brillant sur la poitrine. Métasternum marqué de points assez gros et rapprochés. çf Suture frontale indistincte ou à peine saillante. Front chargé d'une lame tantôt terminée par une corne spiniforme et redressée, tantôt réduite à une lame arquée et sinueuse sur sa tranche et naissant alors de la région verticale. 9 Suture frontale très-saillanfe. Front chargé d'une lame iransverse plus saillante, tantôt horizontale sur sa tranche, tantôt-arquée sur celle-ci, et paraissant alors située sur la région cervicale. Scarabaevs cœnobita, Herbst, in Fuessly's, Arch., cah. 4, p. 11, 40. — Id., Naturs., t. II, p. 202, 121, pi. 14, tig. 7, S . — Olivier, Eutom., t. 1, III, p. 147, 178, pi, 2G, fig. 9, 22S. — Panzer, Faun. Germ., 48, G. Scarabaeus tenuicornis, Preyssler, Bœlim. Ins., p. 44, 47, pi. 3, fig. 1. Copris cœnobita, Olivier, Encycl, Méth., t. V, p. 169, 110. — Illiger, Kaef. Preuss., p. 40 . — Duftschmidt, Faun. Aiistr., t. I, p. 146, 9. — Sturm., Deutsch. Faun., t. I, p. 58, 16. — Fabricius, Syst. Eleuth., t. I, p. 49, 89. Onthophagiis cœnobita, Latreille, llist. Nat., t. X, Jp. 112, 8. — Stephens, Illustr., t. m, p. 173, f) . — IlEER, Faun. Col. iïelv., t. I, p. 508, 14. — MuLSANT, Laoïellic, p. 127,7. — Erichson, Naturg. de Ins. Deutsch., t. III, p. 772, 6. — Costa, Faun., p. 40, 9. — L. Redtenbacher, Faun. Austr., p. 423 . — Ge.mviinger et IIarold, Calai., t. IV, 1027. cf État normal. — Chaperon subogival, tronqué en devant. Suture frontale indistincte. Front chargé d'une lame inclinée en arrière, faible- ment moins rétrécie à partir de sa base jusqu'aux deux cinquièmes de sa longueur, où elle forme à chacune de ses extrémités un angle réfléchi en devant ; plus penchée en arrière à partir de ce point, pour former une sorte de triangle, dont le sommet, après s'être recourbé, se prolonge en une corne spiniforme faiblement penchée en arrière, un peu plus élevée que le dos du prothorax, terminée par une pointe obtuse presque indistinc- 106 LAMELLICORNES tcment recourbée en arrière . Prothorax rétus cl creusé à sa partie anté- rioure d'une dépression concave deirière cette lame cornigère, dépression formant une sinuosité au bord supérieur de cette partie rétuse. Variations. Ciiez les individus qui s'éloignent de cet état, la corne de la lame frontale se raccourcit ; elle n'offre plus aorès sa partie basilaire cette partie horizontale qui précède l'épine dans l'état normal; les angles laté- raux supérieurs de la partie basilaire de cette lame- ne se montrent plus l'éfléchis en avant. Cette lame perd son origine frontale pour naître sur la région verticale. Ses angles finissent par être presque au niveau de la tête et ne présentent au-dessus d'eux qu'un triangle subsinué sur les côtés et moins incliné ou plus redressé que dans l'état normal. Le prothorax se modifie d'une ma- nière harmonique avec la lame. Dès le moment où la partie antérieure de ce segment n'est plus destinée à recevoir la corne, quand l'insecte relève la tête, par suite du raccourcissement de celle-ci, cette partie antérieure devient moins rétuse, sa dépression concave s'affaiblit et s'efface, et le pro- thorax finit, chez les variétés les plus dégradées, par se montrer convexe- ment déclive en devant, et arqué en devant dans sa partie médiane anté- rieure. Le chaperon se rapproche de la forme semi-circulaire qu'il a chez la Ç et la suture frontale devient moins indistincte ou commence à offrir des traces de son existence. Ces modifications peuvent être réduites à deux variétés. Var. a. Lame frontale d'une direction uniforme ; angles latéraux supé- rieurs de cette lame non rélléchis en devant; corne raccourcie. Var. b. Partie basilaire de la lame frontale naissant de la région verti- cale, offrant ses angles latéraux supérieurs presque au niveau du front ; réduite au-dessus de ceux-ci en une pointe triangulaire. Prothorax con- , exement déclive, arqué en devant dans sa partie médiane antérieure. Ç État normal. — Chaperon en demi-cercle. Suture frontale saillante, légèrement arquée en devant. Front chargé d'une lame deux fois au moins aussi large que haute, perpendiculaire à la tête, horizontale sur sa tranche, obliquement déclive en ligne droite sur ses côtés. Prothorax brièvement •"étus au-dessous de son bord antérieur, sensiblement plus avancé et comme bilobé sur sa partie médiane, au-dessus de cette partie rétuse. Variations. A mesure que les individus s'éloignent de l'état normal, la s uture frontale se montre transversalement ilroite, au lieu d'être un peu coiTiTENs. — Onthophafiiis 107 arquée ; la lame frontale se raccourcit, ses angles s'effacent et elle finit par se réduire à une arête arquée sur sa tranche, naissant alors de la réû,ion cervicale. Le prothorax se montre curvilinairemont déclive à sa parti(; an- térieure et presque indistinctement plus avancé dans le milieu de celle-ci. Long., 0"\0067à0"\0090(3à41.); — larg.,0'%0039 àO"\0051 (13/4 à 2 1/41.) Corps hérissé en dessus de poils d'un cendré tlavescent, moins courts sur le prothorax que sur les élytres. Chaperon subogival cf ,ou en demi- cercle Ç ; relevé en rebord moins court et tronqué ou subéchancré, en devant. Tête d'un vert métallique, cuivreuse ou d'un cuivreux violàtre ; ponctuée. Protliorax légèrement relevé à ses angles de devant et muni à ceux-ci d'un rebord tranchant plus saillant, paraissant par là légèrement ou à peine sinué sur les côtés ; finement rebordé à la base ; couvert de points très-rapprochés, paraissant quelquefois râpeux ou presque granu- leux en devant; donnant naissance à un poil d'un cendré flavescent. Élytres d'un roux testacé, comme vernissées ou parées d'un léger reflet cuivreux; parsemées de taches brunâtres, de teinte mate, souvent peu nom- breuses, rarement nulles ; à stries légères et presque imponctuées. Inter- valles plans ou planiuscules ; finement ponctués, brièvement et peu dis- tinctement hérissés de poils. Pygidiiim d'un vert métallique ou bronzé , marqué de points petits, peu rapprochés et piligères. Dessous du corps et pieds d'un vert métallique, luisant sur le ventre, brillant sur la poitrine ; garni de longs poils d'un roux livide; côtés delà poitrine et métasternum marqués de points assez gros ; celui-ci ordinairement rayé sur sa ligne médiane. Vent7'e marqué sur ses arceaux d'une rangée de points piligères. Tarses bruns. Celte espèce habite 1er. parties tempérées et septentrionales delà France. Elle est [jeu commune dans les environs de Lyon. L'O. cœnobita se distingue du vacca par son éclat, par la teinte souvent un peu cuivreuse de sa tête ou de son prothorax, par ce dernier otî'rant le rebord de ses angles antérieurs relevé et plus saillant, un peu dirigé en dehors et formant par là une légère sinuosité au côté externe de ses an- gles ; par sa surface au moins en grande partie ponctuée au lieu d'être granuleuse; par ses élytres comme vernissées, marquées de taches brunes ou brunâtres au lieu d'être vertes, ordinairement peu nombreuses ou ob- solètes ; par ses intervalles finement ponctués au lieu d'être granuleux; 108 LAMELLICORiNES par son mélasternum marqué sur toute sa surface de points assez gros et piligères. Il s'éloigne des 0. fracticornis et nuchicornis par le repli de ses élylres entièrement testacé, des 0. lemur et maki, par ses élytres n'of- frant pas une ou deux rangées transversales de taches noires. tO. Oiitliopliasus ffacticoriiis, Preyssler. Prothorax d'un vert obscur ou bronzé, ponctué, pubescent, retevé en rebord saillant à ses angles de devayit et sinaé au côté externe de ceux-ci ; dense- ment ponctué. Chaperon subogival, tronqué ou échancré en devant. Élytres testacées, marquées ou marbrées de taches noires ou brunes. Repli brun sur les côtés de la poitrine, testacé sur ceux du ventre. Pygidium pointillé. Dessous du corps d'un noir verdâtre. Tibias postérieurs extérieurement à cinq dentelures. çf Suture frontale peu distincte ou à peine saillante. Tête chargée d'une lame inclinée en arrière, paraissant appartenir à la région cervicale, ordinairement terminée par une corne spiniforme redressée, quelquefois réduite à une saillie transverse, arquée ou subhorizontale sur sa tranche- $ Suture frontale très-saillante. Région cervicale chargée d'une arête transverse, arquée sur sa tranche chez les individus les plus développés, subhorizontale chez les plus dégradés. Scarabaeus fracticornis, Preyssler, Bœhm., Ins., p. 99, 93, pi. 1, fig, G, 7. — Panzer, Faun.Germ., 49, 9. Scarabaeus nuchicornis, Olivier, Entom., t. IH, p. 140, 177, pi. 7, fig. 1)3. — Panzer, Faun. Germ., 4, 1. — Paykull, Faiin. Siiec, t. I, p. 31, 38. S^carabaeiis xiphias, Panzer, Faun. Germ., 49, 8. Copris fracticornis, Creutz, Ent. Vers., p. 04. — Illiger, Mag., t. I, p. 32 . — Fabricius, Syst. Eleuth., t. I, p. SO, 91. — Duftschmidt, Faun. Austr., t. I, p. 147, 10. — Sturm. Deutscli. Faun., t. I, p. 54, 14. — Gyllenhal, Ins. Suec, t. I, p. 47, S. Onthophagtis fracticornis, Latreille, llist. Nat., t. X, p. 112. — /d., Gêner., t. II, p. 86, 5, — Stephens, Illustr., t. II, 173, 4. — Heer, Faun. Col. Helv., t. I, p. 507, 12. — Mulsant, Lamellic. p. 118, 5. — Erichson, Naturg. de Ins. Deutsch., t. UI, p. 773, 7. — Costa, Faun., 39, 8. — L. Redtenba- CHER, Faun. Austr., 2« édit., p. 424. — Gemminger et Harold, Catal., t. 4, 1029. o" État normal. — Chaperon subogival, tronqué ou subéchancré en copRiEiss. — OniliopluKju.s 109 devant. Suture frontale à peine marquée, un peu arquée en devant. Tête chargée d'une lame paraissant appartenir à la région cervicale, d'abord inclinée en arrière, terminée par une corne spiniforme relevée à angle presque droit ou peu ouvert, aussi élevée que la partie supérieure du pro- thorax et faiblement recourbée en arrière à son sommet: la lame offrant de chaque côté, à sa base, un relief obliquement longitudinal, dirigé de bas en haut et de dedans en dehors, aboutissant chacun à son extrémité supérieure à une dent très-saillante réfléchie en devant : cette lame for- mant après ces dents, jusqu'à la base de la corne, un triangle muni d'une dent légère sur les côtés. Prothorax relus en devant, avec le bord supé- rieur de cette partie rétuse, légèrement échancré dans son milieu. Variatio7is. A mesure que les individus s'éloignent de l'état normal, le chaperon se rapproche de la forme semi-circulaire qu'il a chez la 9 ; ls. - Ontho])hagus 113 en harmonie avec celles de la lame ; à mesure que celle-ci se raccourcit, sa partie rétuse se réduit dans sa hauteur, sa dépression médiane et la si- nuosité qui en forme le bord supérieur s'effacent; le prothorax finit enfin par être convexement déclive à sa partie antérieure, arqué en devant sur sa moitié médiaire, en offrant deux traces des tubercules séparés par une sinuosité à peine marquée ; peu ou point rétus au-dessus de son bord an- térieur. Ces modifications peuvent être réduites à la variété suivante : Var. a. Occiput chargé d'une lame seulement arquée sur sa tranche et non cornigère, moins large à ses angles supérieurs que la suture frontale : celle-ci un peu saillante. Onthophagus nuchicornis, Mulsant, loc. cit., var 13. 9 État normal. Chaperon semi-circulaire, moins fortement relevé en rebord en devant que chez le 1/2 à 4 L); — larg., 0">,0033 h 0'",0045 (1 1/2 à 2 1.). Corps hérissé en dessus de poils blonds ou d'un cendré flavescent, plus courts surlesélytres que sur le prothorax. Chaperon semi-circulaire (a" î ), échancré en devant ; relevé en rebord à peine plus saillant en devant que sur les côtés. Tète d'un vert bronzé ; plus fortement ponctuée chez la 9 coPRiEis's. — Onihophàgus ]I7 que chez le çf . Prothorax en ligne courbe et non sinuée au côté externe des angles de devant ; finement rebordé à la base ; d'un vert bronzé ou légèrement cuivreux ; granuleux, avec le devant du bord postérieur briève- ment lisse ; hérissé de poils courts ; offrant ordinairement, au moins sur sa moitié postérieure, les traces d'un sillon. Elytres testacées, blondes ou d'un blond-roussâtre ; à stries légères, à peine ou finement ponctuées; teintées comme il a été dit. Intervalles plans ou planiuscules ; chargés de petits grains presque sérialement disposés, donnant chacun naissance à un poil fin, court, peu apparent, d'un cendré flavescent ou d'un blond cendré. Pijgidium d'un vert bronzé ; ponctué. Dessous du corps bronzé, d'un vert bronzé ou obscur, semi-brillant sur la poitrine, presque mat sur le ventre; garni de poils d'un roux livide. Poitrine marquée sur les côtés et sur le métasternum de points presque de même grosseur. Ventre lisse et glabre sur sa région médiaire ; marqué sur ses arceaux d'une rangée de petits points piligères sur les coiés. Pieds bronzés ou dun vert bronzé. Cuisses postérieures marquées de points presque aussi nombreux que les intermédiaires. Tarses bruns ou d'un brun rouge. Cette espèce est commune dans la plupart de nos provinces. On la trouve principalement au milieu de l'été; elle paraît aimer les lieux secs. Obs. Les taches des élytres s'allongent parfois en forme de bandes. Les élytres, chez ces variétés surtout, devienent parfois nébuleuses ou obs- cures, surtout après la mort de l'insecte. VO. lemiir se distingue des autres espèces à élytres testacées par son prothorax quadrituberculeux en devant, et par ses élytres paies, parées de taches d'un vert bronzé ou obscur constituant une rangée commune ar- quée en arrière. 13. OutUophagiis maki, Illigkk. Corps hérissé de poils, en dessus. Chaperon en demi-cercle, faiblement obtus ou échancré en devant. Tête et prothorax bronzés; la première dense- ment ponctuée; chargée sur le vertex d'une corne droite cf , ou d'une lame transverse 9 •' le^ second, granuleux, souvent déprimé en devant cf . Élytres testacées, avec le premier intervalle, une bande longitudinale raccourcie en devant sur le huitième, et deux rangées transverses de taches noires ou brunes, l'antérieure formée de cinq taches, Ici postérieure de deux ou trois. Dessous du corps et pieds d'un noir bronzé. 118 LAMELLi COUINES o" Front chargée d'une corne occipitale droite parfois réduite ù une lame transverse, arquée sur sa tranche. Ç Front chargé d'une lame occipitale transverse, horizontale sur sa tranche. Co-pris maki, Illiger, Mag., t. U, p. 20^-, 7. — Germar, Faun. Eur., 3, 1. Onthophufjus maki, Mvisa: 'Sfi s -<5J .cz « Écusson apparent ou remplacé par un vide scutellaire très-marqué. Protlwrax non chargé de saillie dans le milieu de son bord antérieur. Prostermtm peu ou point saillant après les hanches de devant. Onitis. creusé seulement d'une courte ligne au devant de la partie mé- diane de sa base. Tarses antérieurs existant dans les deux sexes. Élylrcs à huit stries. Antomes de neuf articles. OniUccUus. 122 LAMELIJCOUNRS Genre Bubas, Bubas, Mulsant. MuLSANT, Lamellic, p. 70. (Boiis-, bœuf.) Caractères. Prothorax creusé de deux courts sillons longitudinaux au devant de la partie médiaire de sa base ; fortement sinué sur les côtés, au devant de ses angles postérieurs. Antennes de huit articles, dont les trois derniers forment une massue subovalaire : l'intermédiaire de ceux-ci, en partie caché inférieurement dans la contraction. jÉcmssow indistinct. Êly- tres à neuf stries. Intervalle i\xxia.-ma.rgindi\ relevé au côté interne. Proster- nmn saillant après les hanches de devant. Métasternum en ligne transverse ou à peine arquée en devant. Tibias antérieurs plus étroils et plus longs (|ue la cuisse, chez les cT, à peine plus longs ( ? ). Tarses antérieurs nuls dans les deux sexes : les postérieurs offrant les quatre premiers articles obtriangulaires, graduellement plus courts : le premier moins long que les trois suivants réunis. Éperon des tibias antérieurs faisant corps avec la jambe, chez le cf , implanté dans celle-ci, chez la Ç . Corps épais, con- vexe. Ajoutez pour les espèces suivantes : Suture frojitnle transversale, saillante et munie d'un tubercule sur son nîilieii ( Ç ) ou armée d"une corne à chacune de ses extrémités ( ? ). Êlytres à peine aussi larges en devant que le prothorax à ses angles postérieurs; ;\ septième slrie plus courte. Palpes labiaux à dernier article très-apparent. Bord postérieur du métasternum joignant les hanches intermédiaires vers le sixième antérieur de leur côté interne. Tableau des espèces : n Pi'othorax offrant en devant une saillie corniforme {cf) ou une ligne sail- lante entière (Ç) ; creusé sur sa ligne médiane d'un sillon affaibli en din'ant. Proslcrnum terminé en pointe comprimée. bison. aa Prothorax offrant en devant une saillie échancrée ou tronquée ii sa par- tie antérieure ((/) ou une ligne saillante oblitérée ou interrompue ( $ ) ; creusé sur sa ligne médiane d'un sillon avancé jusqu'à sa partie anté- rieure. Proslcrnum terminé par une saillie subglobuleuse. buhali/s. copRîEiNs. — Buhas 123 i. Biibas, bison, Linné. D'un noir hrillant. Prothorax marqué sur sa ligne médiane d'un sillon oblitéré en devant ; armé à sa partie antérieure d'une saillie en pointe c' ou chargé d'une ligne élevée en arc, non interrompue dans son milieu Ç . Êlytres à neuf stries : les septième et huitième raccourcies. Prosternum formant après les hanches de devant une saillie comprimée terminée en pointe. cf Suture frontale offrant à chacune de ses extrémités une corne rele- ver', arquée en dehors, terminée en pointe, parfois aussi élevée que le bord supérieur de la troncature antérieure du prothorax, mais d'autres fois rudimentaire. Front sans tubercule ou n'en offrant que des traces. Protho- rax rétus en devant, armé en devant, au-d'îssus de cette partie rétuse, d'une saillie corniforme plus ou moins prononcée. Tibias antérieurs plus grêles ; munis d'un éperon soudé à la jambe. $ Suture frontale offrant à chacune de ses extrémités une petite dent, parfois nulle. Front chargé d'un tubercule saillant, derrière le milieu de la suture frontale. Prothorax rétus en devant, chargé, au-dessus de cette partie rétuse, d'une ligne saillante, arquée, entière et plus prononcée dans son milieu. Tibias antérieurs moins grêles, munis d'un éperon non soudé ù la jambe. Scarahaeus bison, Linné, Syst. Nat., t. î, p. Ii47, 27. — Fabricius, Syst. Entoni., p. 23, 91. — /fZ.,Entom. Syst., 1. 1, p. 50, 164. — Herbst, Naturs., t. U, p. 224, 133, pi. 13, fig. 6. — Panzer, Beitrag., I, p. 93; pi. 9, fig. 1-5, çf, pi. 10, fig. 1-7, $. — Olivier, Entom., t. I, 3. p. 120, 140, pi. 6, fig. 4, 3. a çf, b 9- Copris bison, Olivier, Encycl. Méth., t. V, 100, 69. — Sturm, Verz. 1, p. 89, 76. Onitisbison, Fabricius, Syst. Eleiith., I, p. 28, 7. — Latreille, Uist. Nat., t. X, p. 106, 4. — Ericiison, Naturg. de Ins. Deutsch., t. lll. p. 785, 1. Babas bison, Mulsant, Lamellic, p. 77, 1. — Costa, Faim. d. Nap. (Scarab.), p. 18. 1. — Gemminger et IIarold, Catal., t. IV, p. 1020. Long., 0'%0I57 àO-,0200 (7 à 9 1.); — larg., 0-,0078 k 0'",01 J2 (3 1/2 à 5 1.). Corps épais; d'un noir brillant et assez convexe en dessus. Chaperon entier, ponctué et densement pointillé ou finement granuleux sur les in- 17i LAMELLICORjNES tervalles. Épistome chargé d'yne ligne transverse saillante. Vertex posté- rieurement chargé d'un rebord déprimé et luisant sur son milieu. Antennes d'un rouge brun, à massue plus pâle. Prothorax rétus en devant ; convexe en dessus; offrant sur sa ligne médiane un sillon plus ou moins léger, ob- solète ou indistinct en devant; ponctué en devant, plus obsolètement en arrière. Êlytres médiocrement convexes en dessus, convexement déclives sur les côtés ; à stries très-légères : la huitième ordinairement unie posté- rieurement à la septième et rarement distincte après celle-ci. Intervalles à peine pointillés ; planuscules : les deuxième à cin(juième souvent saillants à la base ; le neuvième relevé en forme de côte ou de rebord. Pygidium pointillé. Dessous du corps noir, luisant ; hérissé ou garni de poils roux sur les parties de la bouche, les hanches antérieures, les bords antérieurs et 'postérieurs des cuisses de devant, sur les côtés de la poitrine et du métasternum, et moins sensiblement sur les côtés antérieurs du ventre : finement granuleux sur les côtés de la poitrine ; ponctué sur le métaster- num, surtout sur les côtés ; sillonné en partie sur le milieu de celui-ci. Prosternum offrant après les hanches du devant une dent comprimée, poilue, prolongée sur la partie antérieure du mésosternum. Pieds noirs. Tarses bruns, ciliés. Cette espèce habite le midi de la France, principalement dans les envi- rons de Montpellier; elle n'y est pas rare. Elle offre, suivant la taille des individus, des modifications nombreuses. Les cornes si remarquables de certains mâles, se rapetissent peu à peu chez d'autres et finissent par n'offrir, comme chez les femelles, qu'une faible dent, qui disparaît presque elle-même quelquefois. L'avancement du prothorax se réduit, chez ces individus dégénérés, à une légère saillie formant en devant un angle obtus. La dent de la suture frontale, très-sen- sible chez certaines femelles, devient complètement nulle chez d'autres ; et la ligne saillante, qui couronne la troncature, semble quelquefois s'obli" térer dans son milieu, mais sans se montrer interrompue. S. Bubas liubalus, Olivier. Corps d'un noir brillant. Prothorax marqué sur sa ligne médiane d'un sillon avancé jusqu'à sa partie antérieure; muni à celle-ci d'une saillie bi- dentéeou obtuse (cf) ou chargé d'une ligne élevée, en arc oblitéré ou inter- rompu dans si))i inilii'ii. FJijtre^ àne^if stvie.f^ légères; la septième plus copiuEiNs. — Babas 125 courte que la suivante. Prosternum obtusement saillant après la hanche de devant. cf Suture frontale offrant à chacune de ses extrémités une corne relevée, comprimée, arquée en dehors, élargie vers son extrémité, échancrée au sommet, souvent aussi élevée que le bord supérieur de la troncature anté- rieure du prothorax, d'autres fois raccourcie, obliquement coupée et sans échancrure au sommet ; parfois entièrement nulle. Front sans tubercule ou n'en offrant que des traces. Prothorax rétus en devant, armé, au-dessus de sa partie rétuse, d'une saillie transverse échancrée en devant. Tibias antérieurs plus grêles, mnnis d'un éperon soudé à la jamhe. 9 Suture frontale saillante relevée à chacune de ses extrémités en une faible dent, parfois nulle. Front chargé d'un tubercule saillant, derrière le milieu de la suture frontale. Prothorax rétus en devant, chargé, au-dessus de cette partie rétuse, d'une ligne saillante, arquée, interrompue ou obli- térée sur son milieu. Tibias antérieurs moins grêles, munis d'un éperon non soudé à la jambe. Onilis bubalus^ Olivier, l-ncyci. Méth., t. VIII, p. 492, 14. — Gêrmau, Ins. Spec, p. 701 (lege 707). — de Castelnau, IIist.,t. II, p. 89, 7. Bubas bubalus, MuLSANT, Lamellic, p. 80. — Jacquelin du Val (Scarabéides) , pi. 3, fig. i;;, cf. — Gkmminger et IIarold, Catal., t. IV, p. 1020. Long-, 0'",0123à On',0180 (5 1/2 à 81.); — larg., 0'",0072à0n',0105 (3 1/4 ù 4 1/4 1.). Corps épais, d'un noir brillant et assez convexe en dessus. Chaperon entier; rugueusement ou ruguleusemenl ponctué. Êpistome chm^s^é d'une ligne transverse saillante. Vertex relevé postérieurement en un rebord plus ou moins faible, écrasé ou oblitéré dans son milieu. Antennes d'un rouge brun, à massue plus pâle. Prothorax rétus en devant; convexe en dessus ; offrant sur sa ligne médiane un sillon généralement distinct jusqu'à la partie antérieure; marqué de points médiocrement rapprochés, plus lé- gers ou presque obsolètes postérieurement. Èlytres médiocrement convexes en dessus, convexement déclives sur les côtés; à stries légères : la septième nosL!rieurement raccourcie : la huitième généralement plus longue. Inter- valles plans ou planiuscules : les deuxième à cinquième, souvent un peu saillants en devant : le cinquième relevé en forme de côté ou de rebord. Pygidium presque impointillé. Dessous du corps d'un noir luisant; hérissé ou garni de poi'sroux, sur les parties de la bouche, les hanches anlé- Meures, les bords antérieur et postérieur des cuisses de devant, les côtés de la poitrine et du métasternum, et moins sensiblement sur les côtés an- térieurs du ventre ; finement granuleux sur les côtés de la poitrine, ponc- tué sur ceux du métasternum, lisse et rayé d'un sillon sur le milieu de celui-ci. Prosternum offrant après les hanches de devant une saillie, glo- buleuse et poilue. Pieds noirs. Tarses bruns, ciliés. Cette espèce habite le midi de la France. Elle n'est pas rare dans les environs de Montpellier. Obs. De même que la précédente, elle varie beaucoup. Les cornes de la tête, si développées chez certains mâles, finissent suivant l'état de dégra- dation par ne plus laisser de traces de leur existence. La saillie du pro- thorax se réduit à un faible avancement obtus. Les femelles présentent dans la saillie du prolhorax des modifications analogues. Les (f des deux espèces sont toujours faciles à distinguer, sinon aux cornes de la tète, qui disparaissent parfois, du moins à la protubérence prothoracique toujours terminée en pointe chez le bison; échancrée, en- taillée ou seulement tronquée chez le bubalus. Les différences spécifiques sont moins caractérisées chez les Ç . Cepen- dant, chez le bison, la ligne saillante du prothorax est entière, et l'épistome moins obtus en devant ; tandis que chez le bubalus la sràllie prosternale est oblitérée ou interrompue dans son milieu. Le B. bison a d'ailleurs le prosternum terminé en une pointe compri- mée, le sillon prothoracique ordinairement peu distinct en devant; la hui- tième strie des élytres généralement liée à la septième et peu ou point dis- tincte après celle-ci. Le bubalus a le prosternum subglobuleux à son extrémité postérieure ; le sillon prothoracique marqué jusqu'à sa partie antérieure ; la huitième strie plus longue que la septième et non unie à celle-ci. Genre Oniiis, Onite ; Fabricius. Fabricius, Entom. Syst., suppl.,p. 2cJ. Çovis, fumier d'âne, ou ovfrfr, origau.) Caractères. Prothorax creusé de deux courts sillons longitudinaux au- devant de la partie médiaire de sa base; rétréci d'une manière sinueuse peu profonde au-devant de ses angles postérieurs. Antennes de huit ar- C01M\!K?iS. On i lis 127 Ucles, dont les trois derniers tonnent une massue subovalaire ; l'intermé- diaire de ceux-ci en partie caché inférieurement, dans la contraction. Prothorax plus large que lesélylres dans le milieu de ses côtés ; subarrondi à ses angles postérieurs. Ècusson petit, apparent ou remplacé par un vide scutellaire. Èlytres à neuf stries, y comprise la marginale. Intervalle jnnR- marainal relevé à son côté interne, en forme de carène naissant en dehors du calus humerai, et prolongée jusqu'aux angles postérieurs. Prosternum peu ou point saillant après les hanches. Métastenium arqué ou anguleux à son bord antérieur. Tibias plus étroits et plus longs que la cuisse chez les cf,k peine aussi longs chez les 9 • Tarses antérieurs nuls, au moins chez les cf ; les postérieurs, à premier article moins long que les trois suivants réunis. Éperon des tibias antérieurs faisant corps avec la jambe chez lea^, implanté dans celle-ci, chez la $ . Corps subdéprimé ou peu convexe sur les élytres. Ajoutez pour les espèces suivantes : Suture frontale transversale saillante; souvent munie d'un tubercule corniforme dans son milieu ( 9 ); non armée d'une corne à chacune de ses extrémités (a"). Élytres au moins aussi larges ou un peu plus larges que le prothorax à ses angles postérieurs; à septième strie plus courte et souvent unie postérieurement à la huitième. Palpes labiaux à dernier ar- ticle petit. Bord postérieur du mésosternum joignant les hanches intermé- diaire vers le quart ou à peu près de leur côté interne. a Joues à leur côté externe, ne faisant pas suite en ligne droite au bord latéral de l'épistome. h Joues arquées extérieurement, sans dent à leur angle antérieur. Prothorax sans saillies ni dépressions. Métasternuia glabre. Olivieri hh Joues débordant, à leur angle antérieur, le bord latéral de l'épistome, en formant à cet angle une dent obtuse. Proihorax chargé de deux re- liefs en zigzag. Métastermim garni de poils. Intervalles premier, troisième et cinquième, relevés en toit. Mclihaeus- aa Joues en ligne droite à leur côté externe, faisant suite au bord laté- ral de l'épistome. Prothorax damassé, granuleux sur ses dépressions lisses sur les intervalles. ^"''« «. Oiiitis Olivieri, Illiger. Eyitièrement noir; mat ou peu luisant en dessus. Joues à peine saillantes à leur angle antérieur. Prothorax râpeux en devant, ponctué en arrière. 128 LAMELLICOHNES Êlytres à stries en partie indistinctes, postérieurement creusées d'une fos- sette transverse profonde, chargée de rides longitudinales. Intervalles non relevés en toit. Métasternum relevé en toit en devant; en majeure partie lisse et glabre. Partie interne des hanches postérieures et partie antéro- médiaire du premier arceau ventral imponctuées. çf Cuisses de devant armées d'une épine droite vers le milieu de l'arête antérieure de leur bord antérieur ; les intermédiaires pourvues d'un tro- chanter terminé par une dent ; les postérieures, fortement échancrées vers le milieu de leur bord antérieur. 9 Cuisses de devant inermes ; les intermédiaires pourvues d'un tro- chanterde forme ordinaire; les postérieures sans échancrure. Scarabaens sphinx, Olivier, Entom., t. I, 3, [>. 135, 162, pi. 7. lig. a, Ç , 6, cf"- Copris sphinx, Olivier, Encycl. Méth., t. V, p. 165, 91. Onitis Olivieri, Illiger, Mag., t. II, p. 197, 1. — Mulsant, Lamellic, p. 85, 1. — Jacquelin du Val, Gêner. (Scarabéides), pi. 4, fig. 16, cf. — Gemminger et llAROLD, Catal., t. IV, p. 1022. Onitis sphinx, Olivier, Encycl. Méth., t. VIII, p. 491, 10. — Latreille, Hist. Nat., t. X, p. 107. 5. Long., 0'»,0212 à O'^fiTIO (9 à 12 1.) ;— larg. , 0'",01 12 à 0">,0157 (5 à 7 1.). Corps glabre et d'un noir peu luisant en dessus. Chaperon en demi- cercle, relevé en rebord, souvent obtus, tronqué ou échancré en devant. Joues un peu arquées en dehors, peu ou point saillantes à leur angle anté- rieur. Êpistome ruguleusement chagriné ; chargé d'une ligne transverse, saillante, assez courte. Front eu partie granuleux, chargé sur son milieu d'un tubercule conique ou corniforme chez la Ç , souvent nul ou rem- placé par une sorte de cicatrice chez le cf ■ Prothorax sans rebord à sa base, si ce n'est au devant de l'écusson ; médiocrement convexe ; râpeux en devant, ponctué en arrière, offrant sur sa ligne médiane les traces d'un sillon peu profond. Écusson petit, enfoncé. Èkjtres peu convexes ou sub- déprimées sur le dos ; à stries le plus souvent indistinctes ou en partie obsolètes. Intervalles de la moitié interne légèrement ponctués ; les troisième et cinquième parfois très-légèrement relevés; ceux de la moitié externe souvent chargésde légères cannelures transverses; le juxta-marginal ridé. Arête suhmarginale arquée du côté interne ets'éloignant plus sensiblement du bord externe près des angles postérieurs ; les élytres brusquement creu- coPRiENs. Onitis 129 sées à leur partie postérieure d'une fossette en triangle iransverse dont la base regarde la suture, chargée de rides longitudinales, parfois granu- leuse. Pygidium presque lisse. Dessous du corps et pieds d'un noir luisant; garni de poils noirs; glabre sur la majeure partie dumétaslernum ; celui- ci arqué en devant à son bord antérieur ; relevé en toit sur sa partie mé- diane antérieure : cette partie saillante, courte, lisse, suivie d'une dépres- sion arquée en arrière. Partie antéro-médiaire du premier arceau ventral et partie interne des hanches postérieurs iraponctuées. Cette espèce est exclusivement méridionale. Elle n'est pas rare dans les environs d'Hyères, de Fréjus et surtout de Montpellier. L'O. Olivieri se distingue aisément des deux espèces suivantes par sa taille plus remarquable; par son prothorax sans reliefs ni dépressions, par les intervalles de ses élytres peu ou point sensiblement relevés ; par la fos- sette apicale plus brusquement déprimée à sa partie antérieure et chargée de plis longitudinaux ; par l'arête submarginale des étuis, s'écarlant sensi- blement du bord externe près des angles postérieurs ; par son métasternum relevé en toit sur la partie antérieure de sa ligne médiane; par la partie interne des hanches postérieures et par la partie antéro-médiaire du pre- mier arceau ventral, imponctuées. Il s'éloigne d'ailleurs de l'O. Ion, par ses joues légèrement arquées en dehors et de l'O. Melibaeus, par l'angle antérieur de ses joues peu ou point saillant, en devant. H. Onitiâi nielibaeus, iMulsant. Joues saillantes en dehors de Vépistome à leur angle antérieur. Prothorax en partie couvert de points râpeux : chargé de chaque côté de la ligne médiane d'un relief lisse, formant deux 'x>igzags, et recourbé en dedans à sa partie postérieiire ; tantôt entièrement noir, tantôt d'un brun bronzé, avec les côtés et le devant en partie flaves. Élytres noires chez les uns, fauves et marquées de taches brunes chez les autres, à fossette postérieure prononcée et ponctuée. Intervalles premier , troisième et surtout cinquième relevés en toit. Dessous du corps d'un noir bronzé. Métasternum ponctué. Partie antéro-médiaire du premier arceau ventral et partie interne des hanches postérieures ruguleusement ponctuées. çf Suture frontale à peine saillante sur son milieu. Tibias antérieurs inermes à leur côté interne. Cuisses de devant armées, un peu après h I.AMEI.l.IC. 9 130 LAMELLICORNES moitié de l'arête antérieure de leur bord antérieur, d'une épine dirigée du côté interne. 9 Suture frontale chargée dans son milieu d'un tubercule corniforme. Cuisses antérieures inermes. Onitis melibaeus, Mulsant, Lamellic. p, 88,2. Long., 0"S0135 à0'",0180 (G ù 8 1.); — iarg., 0'",0067 à 0-",0090 (3 à 41.). Corps glabre et un peu luisant, en dessus. Chaperon presque en demi- cercle. Êpistome tronqué ou échancré en devant et parfois avec une petite dent de chaque côté de l'échancrure. Joues plus sensiblement relevées en rebord à leur angle antérieur, où elles débordent en forme de dent obtuse le bord latéral de l'épistome. Suture frontale chargée dans son milieu d'un tubercule plus ou moins saillant chez la Ç , nul ou rudimentaire chez le 5 . Fro7it sans tubercule sur son milieu. Tête finement granuleuse sur l'épistome, souvent seulement ponctuée sur le front ; parfois entièrement d'un bronzé ou noir métallique, surtout chez la 9 , ordinairement d'un vert bronzé, avec l'épistome et les joues au moins en partie d'un testacé flavescent. Prothorax légèrement rebordé à la base, convexe ; obsolètement ou peu profondément ponctué sur les côtés, couvert de petits grains râ- peux sur le reste de sa surface ; offrant ordinairement sur sa ligne médiane les traces plus ou moins prononcées d'un sillon ; chargé de chaque côté de celui-ci, d'un relief longitudinal, en forme de veine, lisse, formant deux zigzags et se recourbant en dedans à son extrémité, en remontant un peu le long de la ligne médiane, où il s'unit ordinairement à son pareil vis-à- vis l'angle interne postérieur de la branche principale. Ëcusson brun ou noir, densement ponctué à la base, lisse et parfois bifide à l'extrémité. Èlytres faiblement convexes ; à stries étroites, à peine ponctuées et sou- vent comme finement rebordées ; les septième et huitième postérieure- ment unies et plus courtes ; ordinairement fauves ; marquées de taches brunes aussi nombreuses que les taches fauves; parfois d'un brun légè- rement bronzé, parsemées de taches fauves plus rarement d'un noir métal- lique. Intervalles ponctués : les [iremier, troisième, et surtout cinquième, à partir de la suture, relevés en toit. Pijgidium brun, peu profondémeiit ponctué. Dessous du corps d'un noir verdàtre ou d'un noir métallique, avec copiuiijNs. — Oniiis 131 une partie des flancs du postpeclus d'un tlave tcslacé, chez, les uns ; enliù- rement d'un noir métallique chez les autres. Postépislernums lisses ou obsolètement ponctués sur leur côté externe. Métasternum anguleux et re- levé en pointe plus ou moins sensible à son bord antérieur ; marqué de points râpeux et piligères moins serrés que ceux des flancs. Ventre ru- gueusement ponctué sur la partie antéro-médiaire de son premier arceau. Pî'erfs soit d'un noir verdâtre, et alors parfois notés d'une ou de plusieurs taches d'un flave roussàtre, tantôt entièrement d'un noir métallique. Han- ches 'postérieures ponctuées et souvent déprimées sur la partie interne de leur face postérieure. Cuisses postérieures marquées de points moins nom- breux que les intermédiaires. Cette espèce est méridionale. On la trouve dans les environs de Mont- pellier. Elle nous a été également envoyée de Fréjus, par feu notre ami Doublier. Obs. L'O. Melibaeus varie sous le rapport de la couleur : les mâles ont ordinairement une robe de couleur moins sombre que celle des Ç . Malgré les diverses nuances du dessus de son corps, cet insecte se dis- tingue des deux autres espèces de notre pays, par ses joues formant une dent obtuse, débordant latéralement l'épistome à leur angle antérieur; par son prolhorax uniformément chargé de petits grains sur son disque, et de deux reliefs lisses en zigzag ; par les premier, troisième et cinquième intervalles relevés en forme de toit; par ses postépistcrnums lisses à leur côté externe; par la partie antéro-interne du premier arceau ventral, et par la partie interne de la face postérieure des hanches de derrière, gros- sièrement ponctuées. L'O. Melibaeus a beaucoup d'analogie avec VO. kungarius; mais chez les cf de ces derniers, les cuisses de devant sont armées d'une dent ou épine droite vei^s le milieu de Tarête postérieure de son bord antérieur et souvent d'une autre également droite sur l'arête antérieure du même bord, et les tibias antérieurs sont pourvus, vers le milieu de leur côté inféro- interne, d'une dent assez forte, suivie d'une tranche laminiforme, graduel- lement élargie et brusquement terminée â sa partie postérieure. Chez le Melibaeus, les cuisses de devant sont armées après la moitié de leur lon- gueur, sur l'arôte antérieure, d'une épine dirigée du côté externe, et les tibias n'ont à leur côté inféro-interne ni dent, ni la lame brusquement tronquée à son extrémité. Ces différences ne seraient-elles que des varia- 132 LAMELLICORNES lions de YO . liuiKjunKs ? Do nou\e\\e& observations pourront seules éclaircir ce doute. 3« Onitis Ion, Olivikk. Entièrement noir ; glabre en dessus. Joues faisant suite, en ligne droite au bord externe de Véfistome: celui-ci ordinairement à peine chargé d'un faible tubercule ou d'une courte ligne transverse. Prothorax paré de des- sins damassés, formés par des dépressions finement granuleuses séparées par des intervalles lisses et luisants. Êly très à stries légères. Intervalles troisième et plus faiblement parfois partie des deuxième, troisième et quatrième sensiblement relevés. Partie antéro-médiaire du premier ar- ceau ventral lisse ou rayée d'une ligne. Partie interne de la face postérieure des Imnches de derrière ponctuée sur sa seconde moitié. çf Chaperon subogival, tronqué ou subéchancré en devant. Rebord postérieur du front chargé d'un faible tubercule sur son milieu. Jambes postérieures à trois échancrures à leur extrémité inférieure. Cuisses an- térieures non armées d'une dent. 9 Chaperon en triangle tronqué en devant. Front chargé d'un tuber- cule saillant sur le milieu de leur rebord postérieur. Jambes postérieures anguleusement avancées à leur extrémité inférieure. Scarahucus Ion, Olivier, Entom., 1. 1, n" 3 p. 180, SoJ, pi. 27, lig. 239. — Sturm, Handb., I, p. 70, pi. 3, fig. o. Onitis Vandclli, I'abricius, Syst. f^lleiitli. t. I, p. 28, l> ; — Olivikr, Encycl. Métli., t. VIII, p. 491. 8. Onitis Ion, Mulsant, Lamellic. p. 52, 3; — Gemminger et IIarolu, Catal., t. IV, 1022. Long., 0'",Uir2 à 0'",0135 (.5 à G 1.); — larg., 0"',0045 à 0'",U0G7 (2 à 3 1.). Corps enlièrement noir. Chaperon subogival (c/*) ou triangulaire ( ? ), ironqué ou subéchancré en devant, muni d'un rebord plus saillant à su partie antérieure. Êpistome chargé d'une faible saillie tuberculeuse ou d'une courte ligne transverse, souvent indistincte. Tète plus densement granuleuse sur l'épislome que sur le front; hérissée de jioi's bruns. Pi'u- copRTENs. — OniiiceUufi 133 thorax muni à sa base d'un rebord joarfois affaibli ou obsolète sur les côtés de celle-ci; glabre; médiocrement convexe; damassé ou creusé de dé- pressions, dont le fond est chargé de petits grains : ces dépressioUis, va- rioliques, sinueuses ou de formes diverses, constituant des dessins variés; d'un noir mat sur ces dépressions, d'un noir luisant sur les intervalles. Ècusson\iQ\\{, étroit, postérieurement de niveau avec les étuis. Elytres sub- déprimées en dessus ; à stries légères et à peine ponctuées ; creusées avant l'extrémité d'une fossette transverse dont le fond est presque lisse. Inter- valles presque impointillés : le cinquième ordinairement relevé en toit obtus, à sa partie antérieure; le premier, et souvent aussi les deuxième, troisième et même quatrième sur une partie de leur longueur chargés de cannelures transverses; presque glabres, garnis de poils noirs très-courts, indistincts à la simple vue et parfois usés : le submarginal, lisse, glabro, imponctué. Pygidium marqué de petits grains. Dessous du corps d'un noir luisant; garni de poils bruns. Métasternum arqué ou subanguleux en de- vant; éparsement marqué de petits points piligères, légèrement sillonné et souvent impointillé sur sa ligne médiane. Ventre lisse, marqué sur le dernier arceau et sur les côtés des autres d'une rangée de points piligères; souvent rayé d'une ligne, sur la partie antéro-médiaire de son premier arceau. Cuisses intermédiaires et postérieures marquées de points piligères assez nombreux. Nous devons cette jolie espèce à notre ami M. Perris. Elle a été trouvée par ce célèbre entomologiste dans les landes des environs de Mont-de- Marsan. Obs. Elle se distingue aisément des deux espèces précédentes par ses joues faisant suite en ligne droite au bord latéral de l'épistome ; par son prothorax damassé, etc. Genre Oniticellus, Oniticelle, Le Pcletier et Serville. Lk Pklftier nK S\int Farge\u et Serville, Encycl. Métli., t. X (I82S), p. 3bC. {Oniticellus, diminutif d'Onitis.) Cara.ctî:res. Prothorax creusé d'une courte ligue, au devant de la partie médiaire de sa base; rétréci d'une manière souvent à peine sinueuse au- devant de ses angles postérieurs. Antennes de neuf articles, dont les trois derniers constituent une massue et sont tous visibles dans leur contrac- 134 LAMELLICORNES lion. Écusson Irés-apparent. Ëlytres à huit stries, y comprise la margi- nale. Intervalle juxta-marginal non relevé en forme d'arête à son côté in- terne, Prosternum très-saillant, et en forme de triangle assez large, après les hanches postérieures. Métasternuîn en ligne transverse à peu près droite à son bord antérieur. Tibias antérieurs ordinairement un peu plus longs chez les çf que chez les Ç . Tarses antérieurs existant dans les deuK sexes ; les postérieurs à premier article à peu près aussi longs que les trois suivants réunis. Éperons des pieds antérieurs implantés dans le tibia (c/'et 9 ). Corps suballongé; dépriméou planiuscule sur le dos des élylres. Ajoutez pour les espèces suivantes : Chaperon pentagonal, ordinairement sinué ou échancrô en devant. Tête non armée de cornes. Prothorax plus large dans le milieu de ses côtés que les élytres; subarrondi à ses angles postérieurs. Ëlytres subparallèles; à septième strie subterminale. Palpes labiaux à troisième article petit, par- fois peu distinct. Pygidiuni paré d'une tache ponctiforme bronzée vers la moitié de sa ligne médiane. Prosternum cilié après son bord postérieur. Mésosternum joignant les hanches intermédiaires vers le quart ou le tiers antérieur de leur côté interne. Tibias peu robustes : les postérieurs munis de deux ou trois dentelures garnies d'un poil spiniforme. Illiger, le premier, a reconnu les affinités qui existent entre les insectes de ce genre et ceux de la coupe précédente, et il les avait séparés des Copris pour en faire des Onitis. Ils viennent donc naturellement après ces der- niers; ils offrent encore, en général, l'un des caractères les plus distinc- tifs de ce rameau, celui d'avoir le %)nt relevé à sa partie postérieure ; mais chez la $ de la dernière espèce ce signe s'affaiblit ou disparaît. Par leur corps plus allongé, subparallèle, ils forment une transition naturelle avec les premiers Aphodiens. Les Onilicelles habitent les crottins, les bouses, et dans l'occasion les excréments humains. On les trouve constamment occupés à lécher ou su- cer les parties les plus substantielles de ces matières immondes. Quand on les trouble dans leurs travaux, ils s'enterrent de quelques lignes de pro- fondeur dans le sol, el, s'y tapissent immobiles. Lorsque est arrivé le mo- ment de songer à leur postérité, les femelles entraînent dans la terre des matières stercorales, on composent une sorte de coque, dans l'intérieur de laquelle est placé l'œuf, d'où doit sortir la larve destinée à vivre dans cette retraite. copKTENs. — Oniticetlus 135 Tableau des espèces : a Tète en partie d'une flave testacé. Pygidinm creusé d'une fossette ^^^^^ ^^ profonde à sa partie postérieure. P*^ aa Tête d'un vert métallique. Pygidium sans fossette. /^««»P«^- I. Onittcellus pallipes, Fabricius. Chaperon en partie d'un flave rousmtre. Joues débordant brusquement en ligne transverse le bord latéral de Vépistome. Prothorax ponctué, d'un flave roussâtre, nuancé de nébuleux bronzé sur les intervalles des points; paré dediversestachesdhm noir ou d'un vert bronzé, dont les quatre princi- pales forment un parallélogramme allongé sur la seconde moitié de sa ré- gion médiane. Êlytres parées de taches flaves, constituant une rangée ar- quée en arrière, communes aux deux étuis, croisant la suture vers la moitié de celh-ci et dirigée vers le calus humerai, interrompues surles deuxième, dixième et septième intervalles; notées d'un trait noir ou bronzé, devant et après les taches flaves des deuxième, troisième et quatrième mtervalles. Py- gidium creusé d'une fossette profonde. cT Épislome chargé de deux lignes transversales saillantes: l'antérieure plus ou moins rapprochée du bord, sinueuse, arquée en arrière dans son milieu : la seconde, arquée en devant. Suture frontale en forme d'angle dirigé en avant. Front postérieurement relevé en rebord. î Épislome sans ligne saillante. Suture frontale en forme de lame sub- verticale, horizontale sur sa tranche, obliquement déclive sur les côtés, et par conséquent plus large à la base. Front postérieurement relevé en re- bord. Scarabaeiis jjaUipr^. I'abricius, Spec. Ins. t. I, p. 33, \.12. — Id., Ent. Syst. \.l, 68,228. Scarabaeu!^ pallens. Olivier, Entom. t. I, no3 170, 21 1, pi. 23, fig. 203. Ateuchus pallipes, Fabricius, Syst. Eieutli. 1. 1, p. 63, 38, Onilis pallipes. Illiger, Mag. t. I. p. 319, 38. et t. II. p. 190, 5. Onthophagu^ pallens, Latreille, Hist. Nat. t. X, p. 109,2. oniticeUus pallipes. Mulsant. Lamellic. p. U6. 1. - Costa. Faun. (Scarab.) . p. 27, 2. — Jacquelin m V.\l, Gêner. ^Scarabéides), pi. 4, ûg. 17. — Gemmin- G1.R et Harold, Catal. t. IV. 1040. 136 LAMELLICORNES État normal. Prothorax d'un tlave roussâtre, nuancé de nébuleux bronzé sur la majeure partie des intervalles qui séparent les points enfoncés dont il est marqué ; paré de diverses taches d'un noir ou vert bronzé, savoir 1° trois, près du bord antérieur : l'intermédiaire subtriangulaire, située sur la ligne médiane, une, en forme de gros point, de chaque côté de celle-ci : uno autre au-devant du point fossette situé près des côtés, cons- tituant, avec les précédentes, une rangée transversale ; 2° quatre, en rangée tranversale, vers la moitié de sa longueur : une, ordinairement obtrian- gulaire, de chaque côté de la ligne médiane : une, rapprochée de chaque point fossette, situé près des côtés ; 3° une, ovalaire, située au-devant du bord postérieur, de chaque côté de la ligne médiane : ces deux dernières formant, avec les juxta-médianes de la rangée précédente, une figure en parallélogramme allongé; d'un vert métallique sur le point fossette. Ê^yfr^es blondes ou d'un blond nébuleux, parées chacune, sur les deuxième, troi- sième, quatrième et cinquième intervalles, d'une tache tlave, constituant avec leurs pareilles une rangée commune aux deux étuis, rapprochée de la moitié de la suture à son côté interne et dirigée vers le calus humerai, in- terrompue sur les deuxième, sixièmeet septième intervalles; marquées d'un trait noir ou d'un noir verdâtre, assez court, avant et après les taches flaves des deuxième, troisième et quatrième intervalles; notées, près de l'extré- mité, d'un point de même couleur, sur les troisième el cinquième inter- valles. Variations. Le prothorax est parfois bronzé ou d'un brun à peine bronzé sur son disque, avec quelques taches testacées, principalement autour des quatre taches disposées en parallélogramme. Les lignes courtes d'un vert obscur des deuxième, troisième et quatrième arceaux sont alors plus foncées que dans l'état normal. Ateuchus pallens, I-'arricius, Syst. Eleuth.,t. I. p. 63, 4. Long., O'",0078 à 0'",01^î(3 1/2 à :> l.); — larg., O-^.OOSQ à 0>",0056 (1 3/4 à 2 1/3 1.). Corps suballongé. Tête tiiiement ponctuée ; d'un vert métallique sur les lignes en relief; ordinairement tlave ou d'un flave testacé sur sa partie fon- cière, quelquefois nébuleuse ou d'un nébuleux cuivreux ou brunâtre sur copRiENs. — Om'ticellus 137 le front et l'épistome, avec les joues plus claires ou flaves. Joues débor- dant le bord latéral postérieur de l'épistome d'une manière subtransverse avec leur angle antéro-externe à peu près droit. Prothorax peu forte- ment convexe ; marqué de points assez gros, assez rapprochés, séparés par des intervalles planiuscules ; sans trace de sillon sur sa ligne médiane, rayé d'une courte ligne au-devant de l'écusson; coloré comme il a été dit. Écusson testacé. Élytres subdéprimées ou planiuscules sur le dos ; à stries assez profondes ou subsulciformes ; finement ponctuées ; colorées et peintes comme il a été dit. hitervalles ponctués, subconvexes ; hérissés de poils livides, fins, très-courts, indistincts à la vue et parfois usés. Pijgidium d'un testacé bronzé ; ruguleux ; ponctué ou granuleux ; chargé d'une ligne médiane légèrement saillante ; puis d'une tache ponctiforme d'un vert mé- tallique un peu après la moitié de cette ligne ; creusé postérieurement d'une fossette profonde. Dessous du corps vernissé, brillant ; testacé, avec la moitié postérieure des arceaux du ventre d'un vert bronzé obscur; mar- qué sur le mésosternum de taches d'un nébuleux ou brun vert ; testacé et ponctué sur le triangle prosternai. Pieds d'un blond ou tlave livide, avec les dents des tibias antérieur? d'un brun verdâtre et les tarses d'un vert mé- tallique. Cette espèce est exclusivement méridionale. Nous l'avons reçue de feu Solier, comme se trouvant à Hyères et à Marigname ; Bompart l'a prise dans la Camargue; M. Gaubil, à Béziers. Nous l'avons rencontrée nous- même dans divers lieux de la Provence. ^. Onitlcellug flavipes, Fabricius. Chaperon d'un vert métallique ou mélangé de cuivreux. Joues oblique- ment ou à peine élargies après le bord latéral des joues. Prothorax d'un flave roussâtre dans sa périphérie, d'un nébuleux ou brun verdâtre sur son disque. Êlytres blondes, parées de taches plus claires, constituant une ran- gée arquée en arrière commune aux deux étuis, croisant la siUure un peu avant la moitié de celle-ci et dirigée vers le calus humerai, indistincte sur les septième, sixième et parfois cinquième intervalles ; nébuleuses avant et après cette rangée, sur les deuxième, troisième et quatrième intervalles. Pygidium non creusé d'une fossette. 3, p. 169, 210, pi, 7, fig. 51. — Panzer, Faim. Germ. 48, 10. Scarabacus thoracocircularis , Laichart, Tyr. Ins. t. I, 24, 17. Oiiitis flavipes, Illiger, Mag. t, I, p. 319, 39. — Duftêchmidt, Faiin. Austr. I, 137, 2. — Sturm, Deutsch. Faun. I, 29, 1, pi. 7. Ateuchus flavipes, F.4bricius, Syst. Eleuth. t. I, p. 63, 39. Onthophagus flavipes, Latreille, Hist. Nal. t. X, |). 109, 1, pi. 82, fig, 5. — Id. Gêner, t. It, p. 83, 1. Oniticellus flavipes, IIeer, Faun. Col. Helv. I, y04, 1. — ÎMulsant, Lamellic. p. 99, 2. — Erichson, Naturg. de Ins. Deutsch, t. III, p. 782, 1. — Costa, Faun. di Nap. 2;), 1. — L. Redtenbacher, Faun. Austr. p. 42.5. — Gemmin- GER et Harold, Catal. t. IV, p. 1039. État normal. Prothorax d'un roux flave ou d'un flave roussâtre ; d'un vert métallique sur le point fossette, d'un nébuleux verdâtre ou d'un bru- nâtre ou brun bronzé sur son disque. Éiytres blondes ; parées de taches plus pâles, constituant avec leurs pareilles une rangée arquée en arrière, commune aux deux étuis, croisant la suture un peu avant la moitié de celle-ci etdirigée vers le calus humerai; cetterangée indistincte et se confon- dant avec la couleur foncière sur les septième, sixième et souvent cinquième intervalles, à partir de la suture, les deuxième, troisième et quatrième in- tervalles nébuleux avant et après les taches pâles. Vanations. Le disque du prothorax ordinairement d'un roux nébuleux verdâtre, ofl're ordinairement sur la partie antérieure de sa ligne médiane une tache verte. D'autres fois la teinte du disque s'assombrit et passe au vert brunâtre ou au brun verdâtre. Les éiytres montrent quelquefois, d'une manière plus ou moins atïaiblie, les lâches pâles dont elles sont purées. copRiENS. — Omtkellus 139 LoncT , 0-,0078à0-.009r)(31/2 à41/41.) ; - larg.,0-,0039 à 0^0056 (1 3/4 à 2 1/21) Covvs suballon^é ; glabre ou à peu près, en dessus, me finement ponc- luce- d'un vert métallique luisant, souvent mélangé de cuivreux. Ep^s^ome pentagonal en devant, un peu échancré à son bord antérieur. Joues obli- quement dirigées d'abord en dehors, après l'angle postérieur latéral de répistome, puis en ligne longitudinale droite. Prothorax subdéprime sur son disque ; marqué de points assez petits, affaiblis sur les côtés, médiocre- ment rapprochés, séparés par des intervalles plans et presque lisses ; of- frant sur sa ligne médiane les traces d'un sillon obsolète ou parfois trans- formé en légère saillie en devant et postérieurement rayé d'une ligne en- foncée ; coloré comme il a été dit. Écusson ordinairement bronzé à la base, blond à l'extrémité. Élytres déprimées ou planiuscules sur le dos ; à stries légères et finement ponctuées; colorées comme il a été dit. Intervalles marqués de points presque bisérialement disposés ; planiuscules; le cin- quième et parfois, mais moins sensiblement, le troisième subconvexement relevés. PygidifumUonà ou testacé, marqué d'une tache ponctiforme bron- zée. Dessous du corvs luisant, blond ou testacé, nébuleux ou brunâtre sur la moitié postérieure des arceaux du ventre ; verdâlre sur es postépister- nums ; marqué de taches brunes sur le métasternum; au moins en partie testacé sur le triangle prosternai. Pieds blonds ou d'un blond flave. Classes bronzées près du genou : les antérieures ordinairement irisées de verdàtre sur leur face postérieure ; dents des tibias antérieurs et tarses d'un vert métallique. Cette espèce est commune dans la plupart de nos provinces, surtout dans les parties chaudes et tempérées. Obs. L'O. flavipes est facile à distinguer du pallipes, par sa tête entière- ment d'un vert métallique ; son prothorax non paré de taches d'un brun verdàtre; ses intervalles des élytres planiuscules ; son pygidium non creusé d'une fossette profonde. 140 LAMELLICORNES SECONDE FAMILLE LES APHODIENS Caractères. Hanches intermédiaires obliquement enchâssées dans la poitrine, peu séparées postérieurement. Tibias postérieurs munis de deux éperons. Êlytres voilant ordinairement en entier le pygidium, le laissant rarement en partie à découvert chez les insectes de la première branche. Ajoutez : Ëpistome formant avec les joues un chaperon soit en demi- cercle, soit en demi-hexagone, souvent sinué ou échancré en devant : ce chaperon voilant ordinairement d'une manière complète les organes bu- caux ; laissant, seulement dans les derniers genres, apparaître en devant le labre et les mandibules. Ye^/a; situés sur les côtés de la tète, non sail- lants, ordinairement un peu entamés par les joues, parfois voilés par le bord antérieur du prothorax. Antennes insérées sous les côtés du chape- ron ; de neuf articles : à scape allongé, souvent presque aussi long que la tige ; à massue ovalaire, pubescente, formée des trois derniers articles. Organes bucaux variables. Hanches antérieures comme contiguës. Pros- termim relevé en lame ou en carène comprimée avant et ordinairement après les hanches de devant. Les Aphodiens sont principalement les Copramorges des pays septen- trionaux. Dans les parties chaudes de l'Europe, oùl'pction de la chaleur est plus énergique, la nature convie à la destruction des matières excré- mentielles ou stercorales les Scarabés, les Gymnopleures, les Bubas, les Oniies; c'est-à-dire les Coprophages les plus puissants. Sous les zones où les rayons solaires ont moins de vivacité, elle a multiplié les insectes de celte famille. Les froides contrées de l'Allemagne et des royaumes du nord de l'Europe en recèlent un grand nombre d'espèces étrangères à notre patrie. Ces insectes, comme ceux de la première famille, sont donc également' chargés de détruire les parties les plus fluides ou les moins consistantes des matières excrémentielles ou stercorales au sein desquelles ils habitent. APHODIENS l'^l On les trouve généralement en grand nombre dans ces substances im- mondes. Quelques-uns se rencontrent même, mais plus rarement, sous les matières animales en voie de décomposition. La plupart de ces petits animaux ont une activité diurne; d'autres sont principalement crépusculaires. Leur corps est en général paré de couleurs peu brillantes. Le noir ou le brun forment le fond principal du dessous de leur corps. La tête et le prothorax offrent ordinairement des teintes obscures, avec ou sans taches plus ou moins claires sur les côtés ou aux angles de devant; les élytres de plusieurs sont rouges, testacées, ou d'un jaune de nuances diverses, avec ou sans taches noires. Les Aphodiens ont entre eux une grande analogie de conformation, à part peut-être les Aegiaiiaires dont les organes bucaux, incomplètement voilés en devant par l'épistome, semblent destinés à servir de iransiiion à l'une des familles suivantes. Détachés du grand genre Scarahaens de Linné, tel que Fabricius, après divers morcellements, l'avait laissé dans son Ento- moloijia systematica, ces petits animaux restèrent, pendant plusieurs années, réunis sous le nom d'Aphodlus, coupe générique créée par lUiger. Lalreille, dans le tome II de son Gmera (1807), fonda le genre Aegialia, qu'il rattachait aux TROomiENs, avec lesquels ils ont quelques rapports. L'année suivante, Gyllenhal, dans le tome 1" de ses Insecta suecica, éta- blissait, sous le nom daPsammodius, une coupe dans laquelle rentrait le genre fondé par l'entomologiste de Brives. Quelques années plus tard, Âhrens, frappé de la variété de leur con- formation, rejeta la nouvelle division générique du naturaliste suédois, mais tenta, dans le deuxième volume publié par la Société des naturalistes de Halle, de grouper ces insectes suivant leur faciès, on les répartissant dans les six petites familles suivantes : tre CoPROlDES. Corps déprimé. {A. scrulatov, .ublerranem, crndUus.) 2« CoNVBXES Corps convexe. A. Semblables ii VA. fossor. {A. functarius, fœlcn^, mjbalavius.) B. Semblables a \'A. !jranarius.[A. hœmorrhuidalis, Inslis.] Ii2 LAMELLICORMES 3= Oblongs. A. Élytres jaunes sans taches, analogues à VA. sordidus. (A. nitiduhis.) B. Élytres jaunes tachées, analogues à 1'^. inquinaivs. {A. conspurcatus, pic tus.) C. Élytres jaunâtres avec une plaque brune, analogues à 1'^. cunsputus. (^. sphacelatus.) 4c DÉPRIMÉS. Analogues à VA. nùjripcs. (A. depressus, peccari.j U^ Cylindriques. Analogues à i'^. bimnculattis. {A. niger.) tje Tro.\oides. A. Faiblement convexes. (A. aspcr, porcatus, testiidinurius.) ]j. Globuleux. {A. clcvatus, sulcicullis.) Ce premier essai est resté longtemps sans llxer l'attention des natura- listes; cependant Stephens, dans son Sijnopsis, en adoptant la division établie par Gyllenhal, sentit la nécessité de fractionner les espèces trop nombreuses de notre premier rameau, et les partagea de la manière sui- vante : A. Écusson grand. a. Corps convexe. {fns)>or, suhloTaneioi, /lœmorrhoïdaUs.) h. Corps déprimé, {ermliru^.) B. Écusson petit. a. Chaperon tuberculeux, ordinairement échancré. 1. Corps convexe, {scrnlator, fimctarius, etc.) 2. Corps déprimé, (porcus, etc.) • b. Chaperon sans tubercules distincts. 1. Corps déprimé. Ciiaperon entier, {rufpcs, luridus.) "2. Corps faiblement convexe. Ciiaperon un peu échancré. {confaminatub, peccari, mcrdaritis, etc.) Schmidt, dans sa révision savante des Aphodies de l'Allemagne, modi- fiant à sa manière le travail de Ahrens, et lui donnant des bases moins vagues, a réparti nos Aphodiates dans les quatre groupes ci-après indi- qués. 1° Pl.vnks surtout sur les élytres. ;.4. scrulalui\, subtcrrancus, crvalivus ) "2" Tvi'iyUEs ou Aphodies proprement dits. APHOUIENS 143 A. Prolhorax avec des angles postérieurs bien marqués. (Subdivisés ensuite, iinncipalcment d'après la couleur dcsélytics et les lâches dont elles sont parées.) B. Prothorax avec des angles postérieurs arrondis. {A, cuutamiiuitas, oblitp- ratiis.) 30 DÉPRIMÉS. [A. rufîpcs, lai-ldus, depressus, peccari.) 4-0 Globuleux. {A. elevatus.) M. Heer qui avait adopté les divisions précédentes établies par Schraidt, appliqua aux espèces comprises dans le quatrième groupe le nom d'Oxyo- mus, indiqué par Eschscholtz, et enregistré depuis quelque temps dans divers catalogues. Le genre Psammodius se trouvait ainsi à peu près dé- moli, puisque l'insecte placé par Gyllenhal en tète de cette coupe, et comme type du genre, est identique à celui à l'aide duquel Latreille avait établ celui d'Aegialia. M. Heer fonda alors le genre Psammodius avec les es- pèces de Psammodies de l'auteur suédois, qui ne pouvaient entrer dans le genre Oxijomus. En étudiant l'organisation des Aphodiens, pour la publication de notre première édition de la tribu des Lamellicornes, la classitication de ces insectes nous avait paru susceptible de divisions plus nombreuses. Nos coupes nouvelles, dont la valeur a pu être diversement appréciée, servaient néanmoins à indiquer d'une manière plus précise les modifications que ces petits animaux pi-ésentent dans leur structure. Depuis notre travail, a paru celui d'Érichson. Ce savant a apporté dans l'étude de celte famille de nouvelles lumières, utilisé quelques cai-actères d'une certaine valem-, dont nous n'avions pas fait emploi, et quelques autres d'une importance plus faible. Il a cru devoir comprendre tous nos Âphodiates dans le genre Aphodius, et l'a partagé en groupes divers pour faciliter la distinction des espèces : malheureusement ces divisions ont un assez grand inconvénient, celui de ne pouvoir être réduites en tableaux synoptiques. M. L. Redlenbacher, dans la seconde édition de sa Fauna austriaca, a suivi à peu près la trace du naturaliste prussien. Jacquelin du Val, dans son Gênera, s'est rattaché à notre marche, quoiqu'il ait subi l'influence du savant prussien, dans la distribution drs espèces de son genre Aphodius proprement dit. Sans admettre comme genres toutes les coupes que nous avions formées parmi ces Aphodiates, il les a presque toutes indiquées comme pouvant établir des sous-genres, u LAMELLIC01i]\ES ( t il a mainlenu ù quelques-unes de celles des Pleurophoratres le caractère g'';nérique que leur refusait le naturaliste de Berlin. Nous partagerons aujourd'hui nos Aphodiens en quatre branches : / ë ^ \ / Prolliorax non creusé d'un sillon sur la seconde moitié de sa ligne médiane; sans sillons trans- verses. Ëtytres entières à l'angle suturai. Cuis- ses postérieures moins renflées que celles de devant. Tarses grêles. On^/ies très-distincts. .\i'iioDi,\ints Cuisses postérieures moins ren- flées que les antérieures. Tarses grêles. OiKjles très-distincts. Sixième ou septième inter- valles des élytres saillants au moins postérieurement , plus longsque les voisins. ri.EUHOpiioB.^iRta Cuisses postérieures plus ren- flées que les antérieures. Tarses ordinairement courts, compo- sés d'articles diminuant gra- duellement de grosseur du pre- mier au dernier. Ongles très- petits, presque indistincts. Pt^AJiMuoiAiUES. incomplètement voilés en devant par le chaperon; en partie cornés. Tête voûtée, granuleuse. Partie supérieure des yeux cachée dans le repos par le bord antérieur du prothorax. Pieds courts et robustes. .\i;gialiaires. O) ii c *€• tri 03 _1_ _o c5 S arc) 5 QJ 'in n 1. ■5 "3 c« ^^ ta 'O* o S £ c5 ■m ^ .- C 'O OJ s s fi '?> o / -J^ sis ^ <^ — _o - \ 1 a g-S C3 .~ cA; 't o o ïj « Cj .«N O O ÇZ .^J ■a O a> ."S E O. l « «u ITi 1 ^^ (- ta 1 o fi- •3 1 .— er .■^ *o 1 c^^ .^ tn S o o o tfl s». 1 •Si a, — -« S. Tz I Ëlytres rayées chacune de six stries. Hanches postérieures parallèles et « CD eu a transverses. aphodiates. = .S '^ piii^ ''• ('amlèze etc. vPHODiRNs. — Aphodiates. 151 composé (le douze anneaux : trois thoraciques et, ueul abdominaux ; semi- cylindrique, courbé en dedans ; d'un blanc sale sur les anneaux thora- ciques et sur les côtés des premiers segments abdominaux, d'un gris ar- doisé sur la ligne dorsale de ceux-ci et graduellement sur toute la surface des derniers : les sept ou huit premiers divisés sur le dos en trois replis aboutissant sur les côiés au bourrelet latéral: le segment prothoracique, marqué sur les côtés d'une dépression subcornée et d'un blanc roussàtre : les derniers segments plus lisses sur le dos, garnis de quelques poils li- vides, très-fins : le dernier offrant une fente anale transversale au-dessous de laquelle se montrent deux lobes servant à la progression. Pieds assez allongés; écartés entre eux à leur naissance ; composés de cinq pièces: une hanche, plus longue que les pièces suivantes : un irochanter peiit, une cuisse, une jambe munie sur les côtés de poils spinosules : un tarse court, presque réduit à un ongle muni en dessous de deiix petites dents ou poils courts et spinosules. Stigmates au nombre de neuf paires : la pre- mière située sur les côtés du premier segment thoracique : les autres, sur chacun des premiers anneaux de l'abdomen, au-dessus du bourrelet la- lénil. Cette larve se tient ordinairement sous les déjections des animaux, dans lesquelles elle trouve sa nourriture, et se pratique, soit dans ces matières, soit peu profondément dans la terre, une sorte de niche dans laquelle elle subit ses dernières métamorphoses. Nos Aphodiates correspondent à peu près au genre Aphndius des autours modernes. Nous les diviserons en deux groupes. égal au cinquième ou au quart de la longueur des élyfres ; plus large en devant que les deux premiers intervalles, en ti'iaii.nie pointu. i*" GROUPE, égal au dixième ou au liuilième de la longueur des étuis ; de forme variable. '2'= groupe. l" Groupe. Ecusson égal au cinquième ou au quart de la longueur des éltiis; plus large en devant que les deux prcruiprs intervall-s; en triangle allongé et pointu, h côtés rectilignes. Chaperon en demi-hexagone; auri- culé, c'est-à-dire en ligne courbe an bord extérieur des j.>ues ; ordinai- rement aussi large au côté externe de celle-ci que le prothorax à ses an- gles de devant. Prothorax écoinlé à ses angles postéiii'urs ; rebordé à sa 152 LAMELLICORNES basp. Corps glabre en dessus, Cirnsen posténeures n'offrant parallèlement ù leur bord postérieur, ^ partir du genou, qu'une rangée très-courte, for- mée de cinq points piligères au plus, et ordinairement d'une à trois seule- ment. Malgré l'analogie que présentent les insectes de ce groupe avec nos au- tres Aphodiates, ils méritent d'en être séparés, en raison de la longueur de leur écusson. Les Coloboptères et les Coprimorphes semblent servir de transition des Oniticelles aux Aphodiens, par leurs élytres aplanies sur le dos. Les Coloboptères, présentent, dans leur pygidium en majeure par- tie à découvert, un caractère physiologique qui peut être considéré comme générique. Les Otophores, dont le corps est convexe, ont aussi l'extrémité du pygi- dium visible, surtout quand on examine l'insecte par sa partie postérieure. Quelle que soit la valeur qu'on attache à ces coupes, elles serviront du moins à séparer facilement les insectes de ce premier groupe de ceux qui les suivent. Nous diviserons donc ces premiers Aphodiates de la manière suivante : A Élytres longitudinalenient planes sur le dos, sur les deux tiers de leur longueur et sur les trois ou quatre intervalles internes de cha- cune. B Élytres tronquées à l'extrémité des cinq ou six premiers inter- valles de chacune ; laissant à découvert une grande partie du pygi- dium ; chargées chacune d'un calus peu saillant, vers la partie postérieure des cinquième à huitième intervalles ; rétuses après ce calus. Clmperon à peine tronqué en devant. Cohhopterus. EB Elytres obtuses ou arrondies à l'extrémité, voilant le pygidium ; chargées chacune d'un calus saillant vers l'extrémité des cinquième à huitième intervalles ; rétuses après ce calus. Chaperon tronqué ou subéchancré en devant. Coprimorphus. AA Elytres plus ou moins convexes sur le dos ; sans calus à l'extré- mité des cinquième à huitième intervalles. C Elytres médiocrement convexes ; obtuses ou obtusément arrondies postérieurement, laissant ii découvert une partie du pygidium, quand 1 insecte est examiné par sa partie postérieure. Jûmcs for- mant, avec leur bord antérieur et le bord latéral postérieur de l'épislome, un angle rentrant presque droit. Ofopfiorus. ce Elytres convexes, arrondies à l'extrémité, voilant complètement le pygidium, même quand l'insecte est examiné par sa partie pos- térieure. Joues' arquées extérieurement. Teuchesles. \PHODiENS. — Colnbopterus. 153 Genre Colobopterus, Coloboptère, Mulsant. MrtSANT. Laniellic. p. Ifib. (Kolo€6^, tronqué; 'nxspôv. aile.) Cara-Ctères. Élytres tronquées à l'extrémité des cinq ou six intervalles internes de chacune ; chargées d'un calus peu saillant vers la partie pos- térieure des cinquième à huitième intervalles; rétuses après ce calus. Joues arquées extérieurement. Chaperon à peine tronqué en devant. Suture frontaU trituberculeuse. Jambes postérieures garnies à leur extrémité d'un couronne de soies inégales. t. Colobopterus erraticue , Linnf. Peu allongé; subdéprimé sur le dos. Tête et prothorax noirs : Celui-ci densement marqué de points en partie ombiliqués. Élytres d'un jaune gris sale, à suture obscure; à stries légères, marquées de points transverses en partie postérieurement réduites à ces points. Intervalles plans, lisses, finement pointillés. Dessous du corps noir. cf Suture frontale légèrement en relief, souvent un peu relevée à ses extrémités; chargée sur son milieu d'un tubercule peu distinctement bifide à son sommet. 9 Suture frontale, non sensiblement en relief; sans tubercule ou ?i peine tuberculeuse. Scarabaeus erraticus, Linn. Syst. Nat. 10* édit. p. 34.8, 19. — Id. 12« édit. I, t p. 548, 29. — DE Geer, Mém. l. IV, p. 274, iti. — Fabr. Syst. Enloni. 16, 53. — fd. Syst. Entom. I, 27, 86. — Herbst, Naturs. t. II, p. 139, 91, pi. 12, fig. 6. — Oliv. Ent. I, 3, 79, 83, pi. 18, 163. — Panz. Faim. Germ. 47, 4. — Payk. Faim. Siiec. t. I, 16, 19. Copris erraticus, Oliv. Encycl. méth. t. V, 145, 8. Aphodius erraticus, Ii.lig. Kaef. Preuss. 34, 27. — I'abr. Syst. Eleiith. t. 1, p. 72, 21. — Latr. Hist. Nat. t. X, 125, 14. — Duftsch. Faun. Austr. t. I, 100, 14. — Sturm, Deuls. Faun. I, 90, 7. — (iVLLENH. Ins. Suec, I, l»i, 17. — Steph. Illustr. t. III, 188, 4. — Schmidt, Zeitsch. t. II, I, 95, 3. — Heer, Faun. Col. Helvet. I, 510, 36. — Erichs. Nalurg. t. III, p. 7;'4, 1. — L. Red- TENB. Faun. Austr. p. 425. — Gemming. et Harold, Catal. (Scarab.), 1047. Colobopterus erraticus, Mut.s. Lamellic. p. 165, 1. 154 LAMELLICORNES Long., 0'",00B1 àO'",008r> (2 3/4 à 3 3/4 1.); — larg., 0"',0032 à 0">,0045 (ll/2à2 1.). Corps moins d'une fois plus long que large. Chaperon oi3tus ou à peine tronqué en devant ; auriculé. Tête d'un noir luisant; peu convexe; presque uniformément marquée de points rapprochés. Prothorax rebordé sur les côtés et à sa base, subsinueusement écointé aux angles postérieurs ; noir; marqué de points rapprochés, inégaux, souvent en partie ombiliqués. Éciisson presque égal au cinquième de la longueur des élytres; en triangle pointu ; noir, densement ponctué; moins élevé en devant que les étuis, Èlytrea de moitié au moins plus longues que le prothorax, arrondies aux angles postérieurs, tronquées sur la moitié interne de chacune, à leur ex- trémité; subdépriraées sur le dos ; ordinairement d'un roux grisâtie livide ; souvent en partie nébuleuses; à stries légèies, marquées de points trans- verses, et en partie réduites à ces points postérieurement : les septième et huitième, ordinairement pariales et un peu plus courtes. Intervalles plans ou planiuscules ; superficiellement pointillés. Pijgidium noir. Dessous du corps noir; densement et finement ponctué sur les côtés de la poitrine, et garni de poils d'un cendré flavescent. Plaque mélasternale glabre. Ventre presque imponctué. Pieds variant du noir brun rouge au brun flaves- cent. Cuisses postérieures ponctuées sur un fond imperceptiblement poin- tillé. Tibias antérieurs peu distinctement denticulés sur la moitié basilaire de leur côté externe. Cette espèce habite la plupart des provinces de la France. Elle est très- commune dans les environs de Lyon, du milieu de l'été au milieu de l'au- tomne. Obs. Les élytres varient dans leur couleur. Ordinairement d'untestacé ou roux flavescent livide ou d'une flave grisâtre, elles sont souvent en partie nébuleuses ou obscures. a. Parfois les deuxième et quatrième intervalles présentent seuls une ligne obscure vers l'extrémiié. b. D'autres fois la moitié postérieure des étuis est nébuleuse ou obscure, et plus longuement sur les côtés, où leur disque seul est nébuleux, c. Plus rarement elles sont nébuleuses, obscures on même brunâtres sur la majeure partie de leur surface, avec la base et roxtrémité de couleur normale. APHODiENs. — Coprimorphus. I5ri Les septième et huitième stries soûl ordiuaireiiunit plus courtes et pa- riales : les autres subterminales. Genre Coprimorphus, Coprimorphe, Mulsant. Mi'LSAXT. Lainellic. p. 168. (Ko-;r',5;9-, copris ; fj-op'fq, forme.) Caractères, %/m voilant complètement le pygidium , même quanil l'insecte est examiné par sa partie postérieure ; obtuses ou arrondies à l'extrémité ; chargées d'un calus vers la partie postérieure des cmqmème à huitième intervalles; réluses après ce calus. Chaperon tronqué ou sub- échancré en devant. Suture fron«a/-e irituberculeuse. Jambes postérieures garnies à l'extrémité de soies presque également courtes. Tableau des espèces : ■t Premier article des tarses postérieurs aussi long que les quatre suivants réunis. FJytres arrondies à l'extrémité : Triangle n.ésoster- nal, granuleusement pointillé sur la majeure partie de son disque, marqué de gros points sur les côtés. {Co}ohopieru?>.) Élytres ei ventre d'un rouge roux. Intervalle, des élytres plans ou * scrntator. planiuscules. aa Premier article des tarses postérieurs à peu près égal aux trois sui- vants réunis. Élytres obtuses ou obtusément tronquées à l'extré- mité des quatre intervalles internes de chacune. Triangle mésoster- nal grossièrement ponctué ou granuleux , excepté en devant. [Eupleurus.) Eluire. offrant les rainurelles de leur moitié interne finement rebor- dées. Intervalh^s de ceux-ci un peu saillants. Ventre noir. .ubterranem. 1. C'wpa'isatorpltus ScrutatoB', Hekbst. Corps ohlom, ou suballongé, subdéprimé sur le dos. Tête et prothorax noirs: celui-ci d:un roiuje roux sur les côtés. Élytres dhin rouge roux, a stries ponctuées, plus profondes sur leur moitié interne. Intervalles im- ponctués. Dessous du corps et pieds noirs. Ventre rovge. •b Tête chargée de trois tubercules : les deux latéraux, sur la suturo frontale: celui du milieu plus antérieur, plus saillant, cornicuiiforme. 156 LAMELLICORNES Prolhorax plus arqué sur les côtés, plus large que les étuis, médiocre- ment convexe, déprimé en avant. ? Tête chargée de trois tubercules presque égaux et plus faibles : celui du milieu à peine plus avancé. Prothorax peu arqué sur les côtés de la largeur des étuis, moins convexe sur le dos, sans dépression en devant. Scarabaeus scrutator, Herbst, Naturs. t. II, p. 161, 100. pi. 10, fie;. 6. — Fabr. Syst. Entom. t. I, p. 24, 73. Scarabaeus rubidtis, Oi.iv. Hntoni. t. I, 3, p. 77, 81, pi. 26, 224. Copris rubidus, Oliv. Encycl. Méth. t. V, p. 14o, ij. Aphodius scrutator, Sturm, Verz. p. 20, 6. — Id. Deutscli. Faun. t. I, 82, 2. — Panz. Faim. Gerni. 31, 1. - Fabr. Syst. Eleulh. t. I, p. 69, IJ. — Latr. Hist. Nat. t. X, 120, 3. ~ Duftsch. Faun. Aiistr. I, 90, 3. — Heer, Faun. Col. Helvet. I, S10, 1. — Ericiis. Naturg. t. III, p. 796, 2. — L. Redtenb. Faun. Austr. 2* édit., p. 425. — J. du Val, Gêner. (Searabéides), pi. U, fig. 22. — Gemming. et Harold, Catal. (Scarab.) 10S9. Coprimorphus scrutator. MuLS. Lameilic. 168, 1. Long., 0"',00095 à 0'",0135 (4 3/4 à 6 1.);— larg., 0">,0045 à O-^jOCei (2 à 2 3/4- I.). Corps plus d'une fois plus long que large ; déprimé sur le dos. Chaperoti tronqué ou échancré en devant ; relevé en rebord, plus sensible sur les côtés de sa partie antérieure; auriculé; aussi large au côté externe des joues que le prothorax à ses angles de devant. Tête noire ; ponctuée et ru- guleuse sur les côtés du tubercule médiaire. Antennes d'un roux flave ; à massue ordinairement d'un rouge roux pâle. Prothorax rebordé sur les côtés et plus fortement à la base ; subsinueusement écointé aux angles pos- térieurs ; faiblement convexe sur le dos ; ordinairement marqué, près de son bord antérieur, d'une impression ponctiforme, située sur la ligne lon- gitudinale correspondant à chaque tubercule externe de la suture fron- tale ; marqué de points inégalement rapprochés ; d'un uoir luisant, avec les côtés d'un rouge roux, sur une étendue variable. Êcussoiinoiv; ponc- tué ; en triangle pointu, égal environ au cinquième de la longueur des étuis, aussi élevé que ceux-ci. Ëlytres de moitié au moins plus longues que le prothorax ; obtusément arrondies à l'extrémité ; subdeprimées sur le dos, sur les trois quarts ou quatre cinquièmes de leur longueur; char- gées chacune d'un faible calus avant l'extrémité des quatrième à huitiè- APHODiEiNs. — Coprim8 (4 à 5 1/2 1.); — larg., 0"s0045 à 0"",00ô6 (2 à 2 1/2 l.). Corps une fois environ plus long que large: convexe; d"im noir luisant ou mi-brillant en dessus. Chaperon en demi-hexagone, tronqué ou sub- échancré en devant; auriculé, aussi large au côté externe des joues que le prothorax à ses angles de devant. Épistonie chargé d'une légère saillie en devant, et de trois tubercules sur la suture frontale ou un peu au-devant. Tête noire; lisse; superficiellement pointillée. Antennes d'un rouge bru- nâtre, à massue grise. Prothorax subsinueuseraent écointé vers ses angles postérieurs: ceux-ci parfois légèrement en forme de dent dirigée en arrière; en angle très-ouvert et dirigé en arrière à sa base; rebordé sur les côtés et plus fortement à la base ; creusé au devant du rebord de celle-ci d'une ligne enfoncée aussi large que le rebord et qui s'eftace en remontant sur les côtés ; convexe ; d'un noir luisant. Êciisson en triangle allongé et pointu, égal environ à un quart de la longueur des étuis, souvent légèrement angu- leux dans le milieu de ses côtés; presque lisse ou obsolètement ponctué. Êkjtres de moitié à peine plus longues que le prothorax sur sa ligne mé diane; arrondies postérieurement; convexes ; d'un noir luisant ou brillant, à stries étroites, ponctuées, postérieurement affaiblies. Intervalles plans, lisses, imponctués : le marginal relevé en rebord. Dessous du corps d'un noir brillant : côtés de la poitrine et hanches postérieures finement et den- sement ponctuées et garnis de poils d'un livide grisâtre. Plaque métaster- nale lisse ou à peine pointillée. Pieds noirs. Cuisses postérieures à peine pointillées. Tibias antérieurs non denticulés sur la moitié basilaire de leur côté externe. Premier article des tarses postérieurs h peu près éga à tous les suivants réunis. Cette espèce est particulière aux contrées froides ou tempérées de la France. Elle est commune dans les parties élevées du Mont-d'Or lyonnais. Obs. Quand la matière colorante s'est incomplètement développée, les élylres, au lieu d'être noires, sont brunes, d'un rouge brun ou même d'un rouge brunâtre. A cette dernière variété se rattache l'O. sylvaticiis, ÂHRENS. Les stries des élytres égalent à peine le sixième de la largeur des inter- valles : les septième et huitième sont parialcs et raccourcies postérieure- ment : les autres subterminales. 164 LAMELLiCOKiNES MM. Chapuis et Candèzf, (Catal. des larves des Coléopt. p. 125, pi. 4, tig. 3) ont donné sur la larve de celte espèce la description suivante : Long. 0,0082 mill. Tête brune, portant une impression longitudinale à sa parlie supérieure et, çà et là, quelques longs poils. Antennes longues; composées de cinq ar- ticles : le premier, cylindrique, li'on(]ué obliquement au bout : le deuxième de même longueur mais plus gros : le troisième, le plus long de tous : le cinquième, petit, acuminé. Chaperon en trapèze, bien séparé du front par un sillon transversal. Lèvre supérieure arrondie et velue, vaguement trilo- bée. Mandibules longues, grêles, noires, granuleuses au sommet : la gau- che plus longue que la droite et portant au-dessus de la pointe, au côté in- terne, deux saillies rapprochées, acuminées, et de plus une troisième, transversale, immédiatement au-dessus. Mandibule droite, bifide au som- met : la dent postérieure plus longue que l'antérieure : les deux mâchoires nmnies d'une dent forte, aplatie à leur base. Lobes des mâchoires séparés, ai"'us à leur extrémité. Palpes maxillaires de trois articles : le deuxième un peu plus grand que le premier : le troisième, petit, conique. Lèvre infé- rieure formée d'un menton triangulaire ; d'une pièce palpigère trapézoïdale. Palpes labiaux petits, biarticulés : le premier, globuleux : le deuxième fu- siforme. Segments thoraciques semblables aux segments abdominaux. Pattes très-écartées à leur base : la première paire plus courte que les autres, composée d'une cuisse forte, d'un trochanter petit, donnant attache à une jambe longue et allant en s'élargissant au sommet, entin d'un tarse petit. Segments abdominaux au nombre de neuf, couverts de bourrelets transversaux. Stigmates disposés comme dans les autres larves de cette fa- mille. Obs. Celte description paraît avoir été faite sur un individu n'ayant pâs toute sa grosseur, car cette larve ayant acquis toute sa taille doit avoir plus de 0,00">2 de longueur. APHODiENs. — Ai:)hodius. 165 Deuxième Groupe. Écusson égal au dixième ou au plus au septième de la longueur des étuis. Genre Aphodiiis, Aphodie, Illiger. lu-iGER, Kaef. Preuss. P. l'j. Çoifoooi-, excrément.) Ce genre peut-être fractionné de la manière suivante, pour nos insectes de France. 1" Sous-Groupe. Téie jamais en partie d'un flave testacé ou roussâtre; entièrement noire, si co n'est chez quelques espèces ayant le chaperon en demi-cercle, chez lesquelles elle est en partie d'un rouge-brun. Prothorax au moins en partie noii'(l). Êlytres le plus souvent noires ou obscures; jamais simultanément au moins en partie d'un flave ou d"un jaune de nuances diverse.-;, avec des cuisses intermédiaires et postérieures d'un flave livide (2). Chaperon le plus souvent en demi-he.\agone, parfois en demi- cercle. 2« Sous-Groupe. Tête jamais entièrement noires, si ce n'est chez des espèces ayant les élytres au moins en partie flaves ou d'un flave rougeâtre. Êlytres jamais noires. Caisses intermédiaires et postérieures ordinaire- ment d'un flave livide ou d'un rouge pâle. C/iape7'ow en demi-hexagone, jamais complètement en demi-cercle. !«'■ Sous-Groupe. Tefe jamais en partie d'un flave testacé ou roussâtre; entièrement noire, si ce n'est chez quelques espèces ayant le chaperon en demi-cercle, chez lesquelles elle est en partie d'un rouge-brun. Prothorax (1j L'.4. jLioiiicatMs ayant le chaperon en demi-cercle l'ait exception à cette loi; mais il ne se trouve pas dans notre pays. (2) Une seule espèce de France, 1'^. scybalurius, semble faire exception à cette règle; il a les cuisses d'un fauve bri-n ou llavescent, mais il s"éloigne de ceux du deuxième sous-groupe, par son i rolhorax foiicment écointé, par les cinq premières stries des élytres libres et subterminales. Quant à VA. conjugatus dont les élytres sont d'un jaune pâle, il a les cuisses noires. 166 LAMELLICORNES au moins en partie noir. £/î/ïr,0052 (2 à 3 1.). Corps obloiig; convexe, glabre et luisant ou brillant, en dessus. Cha- peron en demi-hexagone; assez faiblement relevé en rebord; tronqué en devant. Jones faiblement arquées en dehors. Tête peu convexe ; noire ; densement et assez finement ponctuée, souvent ruguleuse en devant; chargée de trois tubercules sur la suture frontale ; ordinairement sans re- lief transverse sur l'épistome. Antennes d'un brun livide, à massue d'un gris obscur. Prothorax rebordé sur les côtés et à la base, rayé au-devant de ce rebord d'une ligne sulciforme; un peu obliquement coupé à l'extré- mité de ses côtés, avec les angles postérieurs aboutissant vers la base de la sixième strie des étuis ; convexe ; d'un noir luisant; inégalement parsemé de points peu rapprochés, ordinairement moins nombreux sur le disque, et laissant généralement un espace hsse près du milieu des côtés; peu dis- tinctement pointillé sur les intervalles. Êcusson plus large en devant que les deux premiers intervalles; en triangle à côtés à peine curvilignes ; égal environ au huitième de la longueur des étuis ; d'un noir brillant ; finement ponctué, avec l'extrémité lisse. Êlytres un peu moins d'une fois plus lon- gues que le prothorax ; offrant vers les deux tiers leur plus grande largeur, médiocrement convexes sur le dos; d'un cendré flave, tantôt sans taches; tantôt marquées d'une tache obscure ou noirâtre sur la partie latérale de leur disque, plus rarement presque entièrement obscures; à stries crénelées par des points. Intervalles planiuscules ou peu convexes, lisses, peu dis- dinclement pointillés, souvent ponctués et subruguleux à l'extrémité : les internes quatre fois aussi larges que les stries. Dessous du corps noir. Poi- trine marquée de points piligères râpeux, sur un fond densement et fine- ment pointillé. Plaque métastcrnale lisse, brillante, éparsement pointillée. Ventre densement ponctué. Pieds d'un fauve de nuances diverses ; cuisses parfois d'un noir ou brun fauve, et alors jambes d'un fauve châtain. Tarses d'un fauve testacé, tibias antérieurs ordinairement crénelés ou denticulés après les trois dents externes. Cette espèce habite la plupart des provinces de France. Elle est médio- crement commune aux environs de Lyon. Obs. Cet insecte paraît avoir été décrit pour la première fois par Fabri- cms dans son Species, d'après un exemplaire de sa collection de Banks' APHODiENs. — Aphodiiis. 173 mais, dans VEntomologia Sijstematica il appliqua l'épiihèle de scybala- rius à VA. mfescens, et c'est en effet ce dernier qui figure sous ce nom dans la collection de l'illustre professeur de Kiel, suivant l'observation de M. le comte Ranzau(Sïei. Ent. Zeit. 1846, p. 48). D'autres auteurs ont consi- déré comme constituant deux espèces différentes les individus à étuis sans taches, et ceux dont les élytres sont marquées d'une tache noire ou nébu- leuse. Illiger, le premier, à établi l'espèce sur ses véritables bases et doit en être, parla, considéré comme le créateur. Les cinq premières stries sont libres et subterminales : les septième et huitième plus courtes et pariales : la sixième souvent unie à la cin- quième. Cet insecte se distingue aisément de ses voisins par la couleur de ses élytres; par la grandeur de son écusson, etc. 3» Apliodius fœteus, Fabkicius. Peu allongé; lidsant ou brillant en dessus. Tète et prothornx noirs ; ta première^ trituberculeuse sur sa suture frontale .■ le second, paré d'une ta- che rouge à ses angles de devant; rétréci en ligne oblique et subsinueuse sur le tiers postérieur de ses côtés; à angles postérieurs aboutissant au-de- vant de l'angle humerai des étuis ; rebordé à sa base; convexe ; inégalement parsemé de points clairsemés, avec un espace imponctué près des bords la- téraux. Élytres rouges, parfois en partie enfumées, à ruinurelles profondes, à peine crénelées. Intervalles planiuscules, superficiellement pointillés. Poitrine noire. Ventre rouge. Pieds de teintes variables. Éperon interne des tibias postérieurs un peu moins long que le premier article des tarses. a" Épistome offrant ordinairement les traces d'un faible relief arqué en devant. Tubercule intermédiaire de la suture frontale, plus saillant, sub- corniforme. Prothorax légèrement déprimé en devant. 9 Épistome sans traces de relief arqué : tubercules de la suture frontale plus faibles, presque égaux. Scarabaeus firnetarius, Var. Laichart. Verz. tyr Ins. I. 12. Scarabaeus fœlens, Fabr. Mant. I. 8. (53. — Id. Sjht. Kiitoni. I. "24. 7o. — Herbst, Naturg. t. II. 173. 109. — Panz. Faun. Gerni. 48. 1. — Payk. Faim. Suec. t. I. p. 11. lî. Scarabaeus brevicortiis, Schkank, Natnrf. t. XXIV, p. 132 174 LAMELLICORNES Aphodius fœtens, Illig. Kael'. Preuss. 31. 24. — Creltz. Ent. Vcrz. 46. 13. -— Fabr. Syst. Eleuth. I. 69. 8. — Latr. Hist. Nat. t. X. 120. 5. — Sturm, Deutsch. Faim. I. 85. 4. — Duftsch. Fauii. Aiistr. I. 101. 1S, — Gyllenii. Ins. Suec. t. I. 13. 3. — Steph. Illustr. t. III. 190. 7. — Schmidt, Zeitsch. t. II. 101. 9. — Heer, Faun. Col. Helvet. I. 512. 8. — Muls. Lamell. 183. 3. — Erichson, Naturg. t. III. p. 804. 8. — L. Redtenb. Faun. Austr. 427. — Harold, Berlin. Ent. Zeitschr. (1863). LXXV. p. 339. 57. — Gemming. et Harold, Catal. t. IV. p. 1047. Aphodius fimetarius, var. A. Latr. Gêner, t. II. p. 90. Aphodius ru/ivcntris, Preller, Kaef. von Hamb. 1862. p. 75. UA. fœtens offre quelques variations. a Prothornx enlièrement noir. Aphodius fœtens, Muls. loc. cit. var. A. 6 Êlytres enfumées ou obscures vers l'extrémité et parfois sur le disque. Scnrabacus vaccinarius, Herbst, Naturs. t. II. p. 138. pi. 12. fig. 5. Aphodius fœl eus, Mui.s. loc. cit. var. B. Long., 0'»,0051 à O^sOOgO (2 1/2 à 4 L); — larg., U'»,0028 à 0n>,0045 (1 1/4 à 2 1.). Corps une fois plus long que large; glabre en dessus. Chaperon en demi- hexagone; faiblememt auriculé. Tête peu convexe; d'un noir brillant; ponctué; ordinairement ruguleux sur l'épistome, presque lisse sur le front; trituberculeuse sur la suture frontale. Antennes d'un rouge ferrugineux, avec la massue grise ou d'un rose pâle. Palpes bruns. Prothorax rebordé sur les côtés et plus légèrement à la base ; rayé au-devant de celle-ci d'une ligne : celle-ci obsolète au-devant de l'écusson; rétréci en ligne oblique et subsineuse à partir des deux tiers de ses côtés; à angles postérieurs aboutissant au-devant de l'angle humerai des étuis; convexe; inégalement parsemé de points peu rapprochés, laissant ordinairement un espace lisse près du milieu du bord latéral; à peine pointillé sur les intervalles: d'un noir brillant, paré aux angles de devant d'un tache rouge, parfois étendue sur toute sa longueur des côtés. Écusson un peu moins élevé que les élytres ; un peu plus large en devant que les deux premiers intervalles des étuis; en triangle à côtés presque droits ; égal environ au huitième de la longueur des étuis; noir, ponctué. Êlytres à peu près d'un tiers plus longues que le prothorax ; subparallèles jusqu'à la moitié au moins ; médiocrement APHODiENs. — Aphodius. 175 convexes sur le dos ou du moins vers la base ; peu distinctement rétuses vers l'extrémité ; rouges, à rainurelles rayées de lignes tranverses, mais non ou à peine crénelées. Intervalles plans à la base, planiuscules ou convexiuscules postérieurement; lisses, brillants, à peine pointillés. Des- sous du corps rouge sur l'antépectus et sur le ventre, noir sur les midi et postpectus. Poitrine marquée sur les côtés de points râpeux, et hérissée de poils d'un livide cendré ou flavescent. Plaque métasternale glabre, légère- ment pointillée. Fendre brillant, légèrement ponctué. Pieds variant du brun noir au brun rouge ou au fauve brun. Cuisses postérieures lisses. Premier article des tarses postérieurs moins long que les trois suivants réunis ; or- dinairement moins long que le plus grand éperon de la jambe. Cette espèce habite les contrées tempérées et septentrionales de l'Europe. Elle est médiocrement commune aux environs de Lyon. On la trouve de- puis l'été jusqu'à la lin de l'automne. Obs. Les cinq premières stries sont généralement libres et subtermi- nales : la sixième plus courte, est tantôt unie à la septième, tantôt à la hui- tième, et dans ce dernier cas, les septième et huitième sont plus courtes et pariales. L'O. fœtens se distingue desO. scybalarius et fimetarins par son ventre rouge, par son prolhorax plus obliquement et plus sinueusement écointé à ses angles postérieurs. M. Hegeer a fait connaître les différents états de cet insecte, dans les comptes-rendus de l'académie des sciences de Vienne. (Sitzungsbericht, t. XXIV, 1855, p. 30-32, pi. 2, fig. 1 à 13.) La larve change trois fois de peau, parvient, en quatre ou cinq semaines, en automne, au terme de sa grosseur; elle se creuse alors dans les ma- tières excrémentielles aux sein desquelles elle a vécu, ou, dans la terre, un cavité ovale, dans laquelle elle se change eu nymphe. Au bout de quinze à vingt jours elle arrive à son dernier état. L'insecte mène, en général, une vie peu active, jusqu'au retour du printemps. 4. Apliodius limetarius, Linné. Peu allongé, brillant en dessus. Tête et prothorax noirs: la première ^ chargée d'un relief transverse sur Vépistome, tritiiberculeuse sur la suture 176 LAMELLICORNES frontale : le second paré d'une tache rouge à ses angles de devant, un peu obliquement coupé à l'extrémité de ses côtés ; à angles postérieurs aboutis- sant au-devant de V ajigle humerai des étuis, rebordé à la base; inégalement parsemé de points inégaux, avec un espace imponctué près des bords laté- raux. Êhjtres rouges; à rai?iurelles profondes et crénelées. Intervalles pla- niuscules, légèrement pointillés. Dessous du corps et pieds noirs ; tarses dhin rouge brun ou brunâtre. Éperon interne des tibias postérieurs plus long que le premier article des tarses. cf Épislome chargé d'un relief transverse, arqué, très-prononcé. Tu- bercule intermédiaire de la suture frontale plus saillant, subcorniforme. Prothorax creusé d'une fossette, en devant. Plaque méiaslernale concave. 9 Épistome chargé d'un relief faible. Tubercules de la suture frontale presque égaux. Prothorax sans fossette. Plaque métasternale plane. Scarabaeus funetarlus. Linné, Syst. Nat. iO^ édit. I. p. 3i8. 22. — Id. 12* édit. p. S48. o2. — Fabr. Syst. Entom. 15. 51. — id. Syst. Entom. I. 27. 84. — llERBST, Naturs. t. II. 13G. 89. pi. 12. fig. 4. — Omv. intom. I. 3. 78. 82. pi. 18. fig. 167. — Tanz. Eaun. Geim. 31. 2. — Payk. Eaun. Siiec. I. p. 10. 13. Le Scarabé bedeau, Geoffr. Hist. I. p. 83. Scarabaeus pedellns, du Geer, Mérn. t. IV. 266. 10. pi. 10. tig. 8 et 9. \phodim fimetarius, Illig. Kaef. Preuss. 31. 24. — Creutz. Ent. Vers. 46. 13. — Fabr. Syst. Eleulh. I. 69. 8. — Latr. Hist. Nat. t. X. 125. 13. — Sturm, Deutsch. Faun. I. 85. 4. — Duftsch. l'aiin. Aiistr. I. 101. 15. — Gyllenh. Ins. Suec. I. 13. 3. — Stepii. Illustr. t. III. 190. 7. — Heer, Eaun. Col. Helv. I. 512. 8. — MuLS. Lamellic. 186. 34. — Erichs. Naturgesch. t. III. 804. 8. — L. Redtenb. Eaun. Austr. p. 427. 8. — Harold. lierlin. Entom. Zeitsch. (1863), p. 338. 56. — Gemming. et Harold, Catal. {Scarab.), t. IV. 1047. Long., O'n.OôG fi On>,0072 (2 1/2 à 3 1/41.); —larg., 0"\0028 à 0"\0035 (1 1/4 à 1 1/4 1.). Corps environ une fois plus long que large ; convexe, glabre luisant ou brillant en dessus. Chaperon en demi-hexagone, légèrement échancrô en devant; relevé en rebord moins faible à ses angles antérieurs ; sensible- ment auriculé. Té^e peu convexe ; d'un noir brillant; ruguleusement ponc tuée sur la partie antérieure de l'épistome, presque lisse sur le reste ; ornée sur l'épistome d'un relief arqué en avant. Suture frontale trituberculeuse. Antennes û'cn rouge brunâtre, à massue orangée ou d'un rosat cendré. APHODiEiss. — Aphodws. 177 Prothorax rebordé sur les côtés et plus légèrement à la base, surtout au milieu de celle-ci; parfois subarrondi à la partie postérieure de ses côtés, ordinairement rétréci en ligne oblique sur le dernier quart de ceux-ci, of- frant ses angles postérieurs au devant de l'angle humerai des étuis; con- vexe; d'un noir brillant; paré aux angles de devant d'une tache rouge ou rougeâtre plus ou moins étendue sur les côtés; inégalement parsemé de points assez gros et de points très-petits : les premiers plus légers sur le disque, et laissant un espace lisse près du milieu des côtés. Êcusson plus large en devant que les deux premiers intervalles ; en triangle à côtés lé- gèrement curvilignes; noir; ponctué à la base, lisse ou subcaréné posté- rieurement. Ëlytres de deux tiers plus longues que le prothorax ; subpa- rallèles, arrondies postérieurement; convexes; d'un rouge luisant ou brillant; à stries crénelées. Intervalles plans, planiuscules ou convexius- cules ; légèrement pointillés. Dessous du corps noir. Poitrine marquée sur les côtés de points râpeux ou granuleux, sur un fond finement et dense- ment pointillé ; hérissée de poils d'un livide tlavesceiU. Plaque métaster- wa^e parsemé de petits points. Ventre densement ponctué. Cuisses et tibia ordinairement d'un noir luisant : les cuisses intermédiaires et postérieures parfois brunes ou brun rouge : les postérieures parcimonieusement poin- tillées. laisses d'un rouge pâle ou brunâtre : premier article des posté- rieurs presque aussi long que les trois suivants réunis , variablement un peu plus long ou à peine plus long que l'éperon interne de la jambe. Celte espèce est la plus commune; on la trouve partout et presque toute l'année. Obs. Les stries ont environ le quart dos intervalles. Les cinq ou six pre- mières sont prolongées jusqu'à l'exlrémitô : les septième et huitième et plus rarement les sixième et septième sont plus courtes et pariales. L'O. fivu'tarius&e dislingue du fœtens par son ventre noir; par son épis- tome chargé d'un relief transverse, apparent dans les deux sexes ; par son prothorax obliquement coupé seulement après les quatre cinquièmes ou cinq sixièmes de ses côtés : creusé, en devant, chez les cf , d'une fossette prononcée ; par des élytres plus convexes à la base; par l'éperon interne des jambes postérieures plus long que le premier arlicle des tarses. Il offre diverses variations. Var. a. Prothorax entièrement noir. LAMELI.. 12 178 LAMELLICORNES. Aphodius fimetarius, Muls., loc, cit., var. A. Var. b. Élytres marquées chacune d'un ou de deux points noirs : l'un à l'épaule, l'autre aux trois quarts. Aphodius fimetariiis, Muls., loc. cit., var. C. Var. c, Élytres maculées de noir ou noirâtre. Aphodius fimetarius, Muls., ioc. cit., var. B. Var. cl. Anus rouge. Aphodius fimetarius, Muls., loc. cit., var. D. Var. e. Immature. Dessous du corps d'un brun rouge. Tèle et écusson parfois de même couleur. Aphodius autumnalis, Sahlb. Ins. Fenn. II, p. 9. Aphodih' orophilus, Charpent. Hor. Fntoni. p. 210. Aphodius fimetarius^ Muls. loc. cit. var. F. Êaisson, examiné d'avant en arrière, à peine plus large eu devant que les deux premiers intervalles ; en triangle à côtés subcurvilignes, de deux tiers au moins plus long qu'il est large à la base (Loraspis). Ici vient se placer l'insecte suivant qui habite l'Autriche, mais qui n'a pas, croyons-nous, été pris en France. Élytres noires, n'offrant ordinairement que leurs quatre premières stries libres et subterminalcs. Agiliodius SMlcatsas, Fabricius. Court, convexe, d'un noir luisant, brillant, avec les palpes d'un rouge ferrugineux. Suture frontale trituber- culeuse. Ëpistome chargé d'un relief arqué. Prothorax obliquement coupé à r extrémité de ses côtés; offrant ses angles postérieurs au devant du calus hiLméralj rebordé à la base; marqué de points inégaux assez rapprochés. Écusson de deux tiers au moins plus long que large. Élytres à rainurelles crénelées. Intervalles planiuscules , à peine ou superficiellement poi7itillés. cf Corps semi-cylindrique. Tubercules de la tôle très-prononcés : l'in- termédiaire plus saillant. Prothorax creusé d'une fossette en devant. 9 Corps élargi postérieurement. Tubercules de la tête faibles ou peu distincts. Prothorax sans fossette en devant. Scarahaeus sulcatus, Fabr. Svst. Eut. I, p. 24, 74. APiiODiENs. - Àphodius. 179 Aphodius sulcatus, I'abr. Syst. Eleuth. I, G9, 7. — Ili.ig. .Mag. III, 150. — Sturm, Deutsch. Faun. I, 120, 24, pi. 14, fig. V. — Duftscii. Faiin. Austr. p. 91, 5. — SCHMIDT, Zeitsch. t. II, 100, 7. — Erichs. Naturg. III, 807, 10. — L, Redtenb. Faun. Austr. p. 426. Long., 0,0056 à 0,0067(2 1/2 à31.)0,0U28(l l/41.)àla base desélytres. — 0,0029 (12/71.) vers les deu.x tiers. Patrie : l'Autriche. Obs. L'O. sulcatus se distingue aisément des espèces précédentes, par son corps, y comprises les élylres, entièrement noir; à peine une fois plus long que large; par la disposition terminale des stries des élytres. Ordi- nairement la cinquième est plus courte et unie à la sixième; la septième unie à la huitième ; la quatrième souvent unie à la neuvième; et surtout par la forme et la longueur de son écusson. DEUXIÈME FRACTION. Prothovax k angles postérieurs non écointés, plus ou moins prononcés on subarrondis : sans fossette en devant chez les (f . Chaperon en demi-hexagone : auiiculé. A Suture frontale chargée sur sa partie médiane d'un tubercule plus ou moins sail- lant. Jambes postérieures garnies à leur extrémité d'une couronne de soies égale- ment courtes. B Prothorax rebordé à la base. C Épistome chargé d'un relief transversc et arqué. Èlytres subparallèles ou peu élargies de la base jusqu'aux deux tiers. Lame mésosternale tran- chante. (Agriliiius .) a Corps court. Élytres d'un noir mat et soyeux; à rainurelles à peine ou non crénelées. «fer. aa Corps oblong; d'un noir luisant ou brillant en dessus. Élytres à rai- nurelles crénelées. 6 Prothorax cjensement marqué de points assez gros et presque égaux. Intervalles dei élytres non ruguleux : le deuxième sensiblement con- vexe postérieurement. ascendens. bb Prothorax marqué de points inégaux. Intervalles des élytres subru- guleuXjle deuxième peu ou point sensiblement convexe vers l'extrémité, vernus. 5. Aphodius ater, de Geer. Court, convexe, noir. Épistome orné d'un relief arqué. Suture frontale trituberculeuse. Épistome chargé d'un relief transverse. Prothorax lui- 180 LAMELLICORINES sant, assez densement marqué, surtout sur les côtés, de points inégaux; rebordé à la base. Ëcusson triangulaire. Élytrcs d'un noir mat et soyeux; à rainurelles étroites, à peine crénelées. Intervalles plans , presque impercep- tiblement pointillés. Lame mésosternale saillante. Cuisses postérieures presque uniformément et assez densement ponctuées. o' Suture frontale chargée de trois tubercules : rintermédiaire plus saillant. Epistome chargé d'un relief plus prononcé. Plaque niétasternale concave. Ç Suture frontale chargée de trois tubercules faibles, presque égaux. Relief de l'épistome plus faible. Plaque métaslernale plane. Scarabaeus ater, de Geer, i\î6m. t. IV, p. 270, 10. — I^anz. Faun. Germ. 48, 1. Scarabacus terrestris, Fabr. Syst. Entom. p. lU, 48. — Id. Eiitoin. Syst. I, 2d, 78. — Panz. Faun. Germ. 47, 3. Aphodius ater, Illig. Kaef. Pr. 19, 4. — Sturm, Deutsch. Faun. I, 122, 25. — Creutz. Eut. Vers, 18, 2. — Muls. Lamellic. p. 105, 8. — Erichs. Naturg. t. III, p. 808, 11. — L. F>EDTENB. Faun Auslr. p. 428. — Gemming. et Harold, Catal. t. IV, 1043 (moins VA. ascendens). Aphodius terrestris, Fabr. Syst. Eleiitli. I, 71, 13. — Sturm, Deutsch. Faun. I, 118, 13, pi. 13, tig. c. c. D. — DuFTscH. Faun. Austr. I, 92, 6. — Gyllenh. Ins. Suec. I, 13, 2. — Stei'h. Illustr. t. III, 194, 19. — Schmidt, Zeilsch. t. II, 96, 6. — Heer, Faun. Col. Helv. I, ;)11, Ij. Scarabaeus obscurus, Marsh. Eiitom. Brit. 18, 28. Aphodius obscurus, Steph. Illustr. t. III, p. 19o, 20 ((/,. Var. a. Élytres brunes ou d'un brun rouge. Scarabaeus pusillus, Marsh. Ent. Brit. p. 18, 27. Aphodius terrenus (Ivirby), Steph. ioc. cit. p. 19d. 27. Aphodius ater , Muls. Ioc. cit. var. A. Long., 0"',00o3 à0'",00r)6 (1 1/2 à!2 1/21.) ; — larg.,0'",0029 à 0'^,0025 (1 à 1 1/21.) ' . Corps court, couve.^e et noir en dessus. Epistome souvent légèrement échancré en devant ; chargé d'nn relief transverse, arqué. Suture frontale Iriluberculeuse. J^'^ed'un noir luisant; ruguleusement ponctuée surl'épis- tonie, plus ur.ie sur le front. Antennes d'un brun rouge, à massue d'un gris noir. Palpes d'un brun de poix. Prothorax rebordé latéralement et à la base ; convexe ; noir ; marqué de points de grosseur inégale, plus légers et moins rapprochés sur le dos, serrés et plus profends sur les côtés, sans APHODIENS. — AphodiuS 181 espace lisse près du milieu de ceux-ci. Écusson en triangle plus long que large, et à côtés curvilignes ; d'un noir mat. Ëlytres de moitié environ plus longues que le prothorax ; subparallèles jusqu'aux deux tiers ; mé- diocrement convexes sur le dos, plus fortement déclives postérieusement que sur les côtés ; d'un noir mat presque soyeux ; à rainurelles étroites, à peine crénelées par les strioles. Intervalles plans, presque impointillés, ou plus superficiellement pointillés sur la moitié interne des étuis que sur l'externe. Dessous du corps d'un noir brillant. Triangle mésosternal granu- leusement pointillé; marqué de points plus gros en devant et sur les bords. Lame mésosternale en carène. Plaque mésosternale assez fortement ponctuée. Ventre marqué de points piligères. Pieds ordinairement noirs. Cuisses postérieures assez densement ponctuées. Tibias antérieurs peu ou point denticulés à leur base externe. Tarses variant du noir brun au rouge brunâtre ou testacé : premier article des postérieurs ordinairement presque aussi long que les trois suivants réunis. Cette espèce habite principalement les parties froides et septentrionales. Elle est peu commune dans les environs de Lyon. Obs. Les stries sont égales au sixième de la largeur du deuxième inter- valle. Les trois premières sont ordinairement libres et subterminales : les cinquième et sixième plus courtes et pariales ; mais parfois la cinquième s'unit à la quatrième : les septième et huitième sont variablement libres et subterminales ou plus courtes et pariales. L'O. ater, par la forme de son corps, par ses élytres médiocrement con- vexes sur le dos, subperpendiculairement déclives postérieurement, se rapproche des deux espèces précédentes ; mais il est plus court, peu lui- sant sur les élytres. Il diffère des premiers par sa couleur ; du sulcatus par la forme de son écusson. Suivant M. de Harold (Berlin, Entom. Zeitschrift, 1863, p. 359), VA. convexus d'Erichson ne serait qu'un A. ater de taille plus petite, ayant le dessus du corps plus brillant, les élytres à stries plus profondes, à inter- valles convexes, distinctement et assez densement ponctués. Nous n'avons pas eu sous les yeux des exemplaires typiques de 1'^. con- vexus d'Erichson; mais nous avons vu, sous ce dernier nom, dans la col- lection de M. Reiche, des insectes provenant de l'Autriche, qui ne nous paraissent appartenir ni à VAph. aler, ni à Yascendem, mais qui se ra[)- portent à la description de r^. convexus &QM.. Redtenbacher. Ils ont U forme de Vater, mais d'une taille peut-être moins petite (2 1/4 à 3 l/*2 1.) ; 182 LAMELLICORNES ils sont an moins aussi largps; mais leurs élylres d'un noir brun, luisant ou brillant, passant parfois au brun rongeâtre vers l'extrémité, à stries plus étroites, à intervalles moins finement et plus distinctement ponctuées, semblent les distinguer de VA. ater. Près de Vaph, ater vient se placer l'espèce suivante étrangère à notre pays. Apfieodius convexus, Erichson. Court, convexe, noir, luisant, Suture, frontale trituberculeuse. Êpistome chargé d'un relief transverse. Prothorax très-convexe, densement marqué de points presque également petits; rebordé à sa base. Ecusson triangulaire. Élylres luisantes, à raimi- relles profondes, crénelées. Intervalles plans, pointillés, subruguleux. Lame mésosternale saillante. Cuisses postérieures presque uniformément classez densement ponctuées. Dessons du corps noir. Aphodius convexus, Erichs. Naturg. t. III, p. 810, 12. Long., 0,0045 à 0,0050 (2 à 2 1/4- 1.) ; larg., 0,0025 (1 1/8 l.}. Patrie : L'Aulriche et quelques autres pailies de l'Allemagne. Obs. va. convexus se distingue de Vater, par son prothorax plus con- vexe, marqué de points presque égaux, et surtout par ses élytres d'an noir luisant et rayées de rainurelles plus profondes et moins étroites. L'extrémité des élytres et les quatre cuisses postérieures sont parfois d'un rouge fauve, de nuance variable chez les individus chez lesquels la matière colorante n'a pas eu le temps de se développer complètement. G. Apltodius astseaacleiis , RniCHE. Oblong, convexe, d'un noir semi-brillant en dessus. Epistome orné d'un relief arqué. Suture frontale trituberculeuse. Prothorax densement marqué de points assez gros el presque égaux; rebordé â la base. Ècusson trian- gulaire. Élytres à rainurelles crénelées. Intervalles planiuscules, visible- ment marqués de petits points : les deuxième et troisième sub convexes vers l'extrémité. Lame mésosternale saillante. Cuisses postérieures peu dense- ment ponctuées. 9 Suture frontale chargeai de trois tubercules : l'intermédiaire plus saillant. Epistome chargé d'un relief plus prononcé. APHODlE^s. — Aphodius. 183 ^ Suture frontale chargôc de trois reliefs assez faibles, presque égaux. Relief de l'épistorae plus faible. Apkoct,. ».«*,«. R..C... in G«.».B», cala,, des Coléopt. (.803), p. 75, 0». Long.,0",005l (2 1/4 1.); - '«''S-. «"-OO^^ (' '0 r«.,« oblon. convexe et noir en dessus. ÊpUtome tronqué ou légère- ™„n "devant; chargé d'un reltet transverse. S,aun frontale U.- ZL..S. me. d'un noir luisant; ponctuée, -'^eusetnen. sur ^ part antérieure. Amnms d'un brun rouge S. massue obscure. P,oth,raxve bô sur les Côtés et Ma base; convexe; d'un notr knsant; densetuent clert de po.nts moins profond, sur le dos, et se trouvant par la un peu moTs app ochés, plus marqués sur les côtés et séparés par des espaces : L ail grands que leur diamètre; sans espace •;- latér^.men èL«« en triangle pkts long que large, à côtes c«",bgn s d un no„ luisant. Èlytres de trois cinquièmes plus longues que le prothorax, snb- parallèles(o'),outa.blemen.élarg,esiusqa'aux quatre septièmes; con- vexes, plus fortement déclives postérieuremeal que sur les cotes; dun noir 1 isant ou mi-brillant; à rainurelles égales environ au c>nqu,e.„e du de xiéme tntervalle, plus profondes sur le dos qu'. leur extrem,^ un ni crénelées par des strioles. Mc-vallcs plans ou convexiuscules : le Tu. me P is'falblement, le troisième plus sensiblement convexe vers ■extrémité visiblement marqués de petits points : eeux-ci presqueb.s - ia rntdsposés sur les quatrième à septième intervalles. Dcs.ou.in cCd'lnnotr luisant. tLgU uMostemal granuleusement potn.dle; „ r ué de points plus gros en devant et près de ses bords. Lame mesos- Te 2« un peu saillante. PiecU noirs. Caisses vostén..res peu densem nt ponctuées. V.es un peu n.oins obscurs: premier arttcle des tarses posté- rieurs un peu moins long que les trois suivants reums. Obs. Les strioles des raitiurelles sont séparées entre elles, chez cette es- oèce par un espace égal à trois fois leur diamètre. ., „ . , 'cette espèce, qui nous a été obUgea.nment communiquée par M. Re.che, ,„bri s hautes montagnes du M,d, et du Sud-Est d. la France E e uouve datis diverses parties des Pyrénées, dans les Basses-Alpes et su, quelipies points du département de l'Isère. VA. asLdens se rapproche de l',l. ater : ma.s tien d.lîere par la forme de son corps moins court, proportiouuellemeut plus ctrot, ; par son p.o- 184 LAMELLICORNES thorax marqué de points plus serrés et presque égaux; par ses élytres de trois cinquièmes plus longues que le prothorax; rélrécies à partir des trois septièmes postérieurs, au lieu de l'être seulement h partir du tiers postérieur ; un peu élargies chez la 9 ; plus régulièrement convexes; d'un noir semi- brillant au lieu d'être soyeuses et d'un noir presque mat ; à rainurelles moins étroites, à intervalles moins plans, visiblement marqués de petits jjoiiils; par les troisième et surtout deuxième intervalles sensiblement convexes vers l'extrémité. Ces différences indiquent suffisamment que 1*^4 . ascendens doit constituer une espèce particulière au lieu d'être une variété de VA. ater, comme le pensent MM. Gemminger et Harold (Catal. t. IV, p. 1043). 9. Apliodius verniis, Mulsant. Oblong ; convexe et brUlajit en-dessus. Suture frontale trituberciileiise. Épistome chargé d'un relief transverse. Tête et prothorax noirs: le second rebordé à la base; marqué en dessus de points inégaux. Écusson en trian- gle à côtés subcurvilignes . Êlytres noires ou d'un noir brun à la base, pas- sant graduellement au brun rouge ou rougeâtre vers V extrémité ; à rainu- relles crénelées. Intervalles plans, légèrement pointillés. Lame mésosternale tranchante. Cuisses postérieures assez densement ponctuées. (f Relief de l'épistome plus saillant. Tubercules de la suture frontale plus prononcés : l'intermédiaire plus saillant et plus aigu. Prothorax plus convexe, plus arrondi latéralement. Plaque métasternale concave. $ Relief de l'épistome plus faible. Tubercules de la suture frontale moins prononcés, presque égaux. Plaque métasternale plane. Aphodhis consians? DuFTSCH. Faiin. Aut.tr. 1, 04. 8. — ERicn. Nalurg. t. 111, p. 811, 13. — L. PiEDTENB. Faim. Au.str. p. 428. — Gemming. et Harold. Catal. (Scara- béides), p. 1045. Aphodius vernus, Muls. Lamellic. (184'2), lOR, 7. Aphodius nomas, Kalenati, Mel. Enl. V(1846,), p. 14, 39. Var. a. Élyhes entièrement d'un rouge brun, ou d'une teinte plus claire vers re^rémité- Suture frontale à peine iriluberculeuse. Aphodius cxigtiits, Mur.s. Lamellic. 210, 14. APHODiENs. — Aphodms. 185 Long., 0'",0045 à C^.OOSG (2 à 2 1/2 1.); — larg.,0'",0025 à O°',0O29 (1 à 1 1/31.). Corps oblong; convexe et brillant en dessus. Ép /s iowe chargé d'un relief arqué; émoussé aux ang'es de devant. Suture frontale tritnbercu- leuse, Téie peu convexe, noire ; assez densement ponctuée ; rugueuse sur l'épistome. Antennes d'un brun livide ou rougeâtre, à massue d'un gris noir. Prothorax rebordé sur les côtés et à la base ; convexe ; noir, brillant; densement marqué de points inégaux ; souvent un peu plus finement ponctué près du milieu des côtés. Êcnsson noir; en triangle subéquilatéral et à cotés subcurvilignes. Èlytres de deux tiers au noinsplus longues que le proihorax ; faiblement plus larges vers les deux tiers; médiocrement convexes sur le dos ; plus fortement déclives postérieurement que sur les côtés ; d'un noir brun passant au noir châtain oii au châtain, postérieure- ment ; à stries ou rainurelles égales environ au quart ou au cinquième du deuxième intervalle , et crénelées ])ar les stries transversales : celles-ci sé- parées par des intervalles à peine plus grands que leur àiamèire. Intervalles plans ; souvent presque imperceptiblement ridés vers la base ; légèrement marqués de très-petits points peu rapprochés. Dessous du corps noir ou d'un noir brun luisant. Lame mésosternale en carène. Plaque métasternaU glabre ; finement ponctuée. Ventre densement ponctué. Cuisses posté- rieures assez densement ponctuées. Pieds noirs ou d'un noir brun, avec les tarses d'un roiigo brunâtre. Tibias antérieurs denticulés à la base de leur côlé externe. Tarses postérieurs à premier article un peu plus long que les deux suivants réunis. Cette espèce n'est pas rare dans nos monts d'Or lyonnais, depuis les premiers beaux jours jusqu'à la fin d'avril. Elle est très-abondante au printemps dans les Landes, d'où liOus l'avons reçue en grand nombre de M. Perris. Obs. Les trois ou quatre premières stries des élytres sont libres et sub- lerminales ; la cinquième est plus courte et habituellement unie à la sixième, quelquefois à la quatrième : les septième et huitième ou sixième et septième sont aussi variablement plus courtes. La couleur des élytres varie suivant le développement de la matière colorante. Ordinairement elles sont noires ou d'un noir brun à la base et passent graduellement au brun )-ouge ou rougeâtre ou au châtain ; à 186 LAMELLICORNES l'extrémité quelquefois elles sont d'un brun rouge ou d'un rouge brun ou brunâtre, avec la base seule plus obscure. Notre Aph. exigmis n'est qu'un individu immature de cette espèce. VA. vernus se distingue de 1'^. ater par sa taille moins faible; par son corps moins court ; par son chaperon émoussé aux angles de devant, plus rugueux sur l'épistome ; par ses élytres brillantes et d'un brun rouge ou rougeâtre vers l'exlrémilé, au lieu d'clre d'un noir mat et soyeux ; par ses stries moins étroites, plus visiblement crénelées, et par des strioles trans- verses plus rapprochées ; par les intervalles légèrement subrug-uleux et marqués de points moins petits ; par les tibias antérieurs visiblement denticulés à leur côté externe, après les trois dents plus antérieures. Il a plus d'analogie avec l'^l. ascendens ; mais il s'en distingue par le dessus de son corps d'un noir moins profond et brillant au lieu d'être luisant ou mi-brillant ; par son prothorax marqué de points inégaux ; par ses rainurelles crénelées par des strioles plus rapprochées; par ses inter- valles légèrement ruguleux, plus légèrement ponctués; par le deuxième de ceux-ci, plan ou peu sensiblement convexe vers l'extrémité ; par ses tibias antérieurs denticulés à la partie basilaire de leur côté externe. Suivant Erichson, cet insecte serait l'/l. constans de Duflschmidt; mais la description de cet auteur est si incomplète que les entomologistes alle- mands eux-mêmes n'avaient su à quel insecte rapporter l'Âphodie décrit sous ce nom par l'auteur de la faune d'Autriche. Ziegler lui avait donné le nom de mocstus, et Schmidt, cet habile observateur, avait cru le retrouver dans notre riibens. Nous lui conserverons donc le nom de vernus. Voicij du reste, la description de Duftschmidt, qui peut s'appliquer à diverses espèces : lUiger, convexus, tritubejxulatus. Ekjtris piinctato-striatis apice rufes- centibus. Presque de la grosseur de VA. siibterranens, noir, brillant, convexe, chaperon chargé de trois tubercules dont le médiaire est plus gros. Élytres à stries ponctuées, avec l'extrémité d'un rouge brun. • ce Suture frontale, soit ti'itiiberciileiise, soit chargée au moins d'un tubercule mcJiaii'e,chez le cf. Élytres sensiblement élargies depuis la base jusqu'aux deux tiers. Lame mèy.oiteraale plane ou non tranchante (Planolinus). APHODiENs. — Aphodius. 187 a Prothorax entièrement noir. Tarses ciliés des deux côtés. Eplstomc chargé d'un relief transverse arqué. piceits. aa Prothorax au moins en partie rougeàlre sur les côtés. Tarses ciliés d'un seul côté. b Prothorax rouge ou rougeâtre aux angles de devant ; marqué de points presque égaux. Élytres roussâtres. fœtkhis. bh Prothorax rouge ou rougeâtre sur les côtés; marqué de points mé- diaires entremêlés de points très-petits. Élytres noires ou brunes avec une tache rougeâtre sur le calus et une autre avant l'extrémité. pulridus. 9. Apliodius pleeusi, Gyllenhal. Oblong; convexe, d'un noir brillant en dessus. Épistome subéchancré, offrant les traces dhin relief transverse. Suture frontale trituberculeuse. Prothorax rebordé à sa hase ; à angles postérieurs obtus ; convexe ; assez densemeut marqué en dessus de points médiocres entremêlés de très-petits points. Écusson en triangleun peuplas long que large. Elytres unpeu élargies jusqu'aux deux tiers, médiocrement convexes sur le dos ; parfois d'un noir brun, àrainurelles crénelées. Intervalles plans, légèrement pointillés. Des- sous du corps noir. Lame mésosternale plane, peu étroite. Premier article des tarses postérieurs plus longs que les deux suivants réunis, cilié des deux côtés. cf Tubercule intermédiaire de la suture frontale plus saillant. Relief arqué de l'épistome ordinairement apparent. Plaque métasternale concave. 9 Tubercules de la suture frontale plus faibles, presque égaux. Relief de l'épistome ordinairement oblitéré. Plaque métasternale plane. Aphodius piceus, Gyilenh. Ins. Suec. t. I, 21, 1i. — Zetterst. Faun. Lapp. 180, 8. — Id. Ins. Lapp. US, 8. — Schmidt, Zeitschr. II, 114, 23. — Heer, Faun. Col. Helv. I, UVÔ, 13. — Erich. Naturg. t. III, 815, lii. — L. Redtenb. Faun. Austr. 428. — Gemming. et Harold, Catal. (Scarabéid.), p. lObS. Aphodius melanarius, Germar, Insect. Spec. nov. 110. Aphodius alpicola, MuLS. Lamellic. p. 191, 6. Var. a. Elytres brunes ou d'un brun rougeâtre , avec l'extrémité plus claire. Aphodius alpicala, Muls, loc. cit. var. A. '^° LAMELLICORNES Long., O^.OO^S à 0'»,0078 (2 à 3 1/-2 1.). Larg., 0^0022 à 0^0028 (1 à 1 1/41.), à la base desélytres . - 0^0029à0^0036(ll/3àl2/31.).verslesdeuxtiersdesétuis. Corps oblong; convexe et brillant en dessus. Èpislome un peu échancré en devant, à angles prononcés ; offrant ordinairement les traces d'un relief transverse, arqué. Suture frontale trituberculeuse. Tête d'un noir luisant • faiblement convexe ; ponctuée, d'une manière snbruguleuse sur l'épistome' plus uniment sur le front. Palpes bruns. Antennes d'un rouge brun à massue d'un gris noir. Prothorax rebordé latéralement et à la base; convexe- d'un noir brillant ; densement ou assez densemenl marqué de points mé' diocres ou assez gros, entremêlés de points très-petits; sans espace lisso mais souvent plus finement ponctué près du milieu de ses côtés. Êcusson en triangle un peu plus long que large ; d'un noir luisant, souvent avec une transparence rougeâtre sur ses bords. Ëlytres plus d'une fois plus ongues que le prothorax; un peu élargies jusqu'aux deux tiers de leur longueur; médiocrement convexes sur le dos; d'un noir brillant ou d'un noir brun ou même quelquefois d'un brun brillant ; à rainurelles crénelées étroites, égales environ au cinquième ou au sixième du deuxième inter- valle, fntervalles phns, superficiellement pointillés; souvent légèrement subruguleux sur les côtés et à l'extrémité. Dessous du corps d'un noir en partie luisant, en partie brillant. Triangle mésosternal graduellement poin- tillé, et marqué d'assez gros points à la base et près de ses bords. Lame mesosternale plane et ordinairement moins étroite que dans les autres espèces. Plaque mesosternale finement et peu densement ponctuée. Fenfr. subruguleusement ponctué. Cuisses noires ou brunes, brillantes • les pos- lérieures lisses, marquées de petits points plus ou moins clairsemés et d'un a trois points de la rangée piligère. Jambes variant du brun noir au rou^e ferrugineux brunâtre. Tarses d'un rouge testacé ou brunâtre; les posté- rieurs cihés en dessous des deux côtés au premier article : celui-ci plus long que les deux suivants réunis, parfois presque aussi long que les trois suivants réunis. Éperon un peu moins long que le premier article Cette espèce se trouve dans les montagnes de la Savoie et dans nos Alpes françaises, depuis la Chartreuse jusqu'aux Basses-Alpes. Obs. Les individus de notre pays ont ordinairement une taille un peu plus avantageuse ; le prothorax moins densement ponctué, etc. ; mais ils APiiODiENs. — \phodhis. 189 ne semblent pas ditîercr d'une manière spécifique de ceux du nord de l'Europe. Les trois premières stries sont généralement libres et subterminales : la riuatrième, plus ou moins raccourcie, s'unit soit à la cinquième, soit à la sixième en enclosant la cinquième, soit à la septième en enclosant les cinquième et sixième, qui sont pariales. Le prothorax est plus ou moins densement ponctué ; les élytres plus ou moins fortement déclives postérieurement ; les tibias antérieurs denticulés ou peu sensiblement denticulés sur la partie basilaire de leur côté externe, UA. piceus a quelque analogie avec VA. vernus-, mais il a le chaperon plus sensiblement échancré en devant ; les angles antérieurs plus pronon- céii; l'épistome moins rugueux, chargé d'un relief souvent oblitéré; les élytres comparées au prothorax proportionnellement plus longues , plus sensiblement élargies vers les deux tiers ; les intervalles plus superficiel- lement pointillées ; la lame mésosternale plane ; les stries des élytres ter- minées d'une manière difterente ; les tarses postérieurs ciliés en dessous des deux côtés. Près de VA. piceus vient se placer l'espèce suivante , qui paraît, jusqu'à ce jour, être étrangère à la France, * Apliodius neiMorali», Ericiîson. Oblong, d'un noir oxinoir brun brillant, en dessus. Épistome subéchancré, émoussé (cf) ou aigu ( 9 ) à se^ angles de devant; chargé d'un relief transverse. Suture frontale trituber- culeuse. Prothorax rebordé à sa base: convexe; à angles postérieurs assez vifs ; densement marqué en dessus de points un peu inégaux , plus légers sur le dos. Écusson en triangle équilatéral. Élytres un peu élargies jus- qu'aux deux tiers ; médiocrement convexes sur le dos; d'un noir brun, puis d'un brun rouge ou rougcâtre vers l' exl remit é ; à rainurelles étroites, faiblement crénelées. Intervalles plans, finement et presque bisérialemcnt ponctués. Dessous du corps noir. Lame mésosternale étroite, plans. Tarses postérieurs ciliés en dessous des deux côtés, à premier article aussi long que les trois suivants réunis. cf 'i'ubercules de la tête très-apparonts : riiilcrinédiairo plus saillant. Relief de l'épistome généralement très-marqué. Plaque mélasternale un peu concave. $ Tubercules de la tète plus faibles, presque égaux, souvent presque obsolètes. Plaque mélasternale plane. 190 LAMELLICORNES Aphodius 7icmoralis, Erichs. Natiirg. t. III, 81G, IG. — Haroid, Berlin. Entom. Zeitsch. (18G3), p. 377.-- Gemming. et IJai\old, Catal. (Scarabéid.), P- 1054. Long., 0.0045 à 0,0056 (2 à 2 1/2 1.); Larg., 0,0020 à 0,0022, (7/8 à 1 1.), à la base des élylres; — 0,0026 à 0,0028 (1 1/5 à 1 1/2 1.), vers les deu.x tiers des élytres. Patrie. Les forêts du centre et du sud de l'Allemagne, principalement dans les crottes des cerfs et des chevreuils. Obs. Quand la matière colorante n'a pas reçu son développement, le bord du chaperon, les côtés du prolhorax et l'extrémité des élytres, passent au brim rouge ou au rouge brun. La terminaison des stries est généralement semblable à la disposition qu'elles présentent chez 1'^. piccAis. L'A. ncmoralis se distingue de ce dernier par sa taille plus faible ; par le relief de son épistome ordinairement plus prononcé ; par son prolhorax plus densement ponctué , marqué de points un peu inégaux , mais non marqué de points assez gros entremêlés de points très-petits ; à angles postérieurs assez vifs ; par son écusson en triangle équilatéral ; par ses élytres moins élargies vers les deux tiers, sm-tout chez le cT; par ses inter- valles marqués de points moins petits et presque bisérialemenl disposés ; par la plaque niétasternale plus finement ponctuée ; par le premier article des tarses postérieurs aussi long que les trois suivants réunis. Près de l'^i. nemoralis vient se placer l'espèce suivante, également étran- gère à notre pays. ApIftOflius boreall», Gyllenhal. Oblong; luisant ou brillant en dessus. Tête, noire, souvent avec une transparence d'un brun rouge près de ses bords : légèrement écliancrée en devant, à angles antérieurs légère- ment relevés ; triinberculeusô sur la suture frontale ; offrant parfois sur l' épistome les traces d'un relief. Prothorax rebordé à la base ; convexe ; dhm noir luisant, avec les angles de devant d'un brun rougeâtre; assez densement marqué de points médiocres entremêlés de points plus petits. Écusson en triangle sub équilatéral, d'un brun noir. Élytres un peu élargies jusqu'aux deux tiers, médiocrement convexes sur le dos; brunes ou d'un brun rougeâtre, avec une transparence plus claire postérieurement parfois; APHODiEMS. — Aphodius. 191 parées d'une tache huméraUroiigeâtre ; à rninureJLes étroites et crénelées. Intervalles superficiellement pointillés ; plans, convexiiiscules à f extrémité. Dessous du corps et pieds bruns ou d'un brun rouge. Lame mêsostcrnale concave à la base. Tarses postérieurs ciliés d'un seul côté. Aphodius borealis, Gyllenh. Ins. Suce. t. IV, (1827), p. 348. — Harold, Berlin. Entoni. Zeitsch. (1863), p. 365, 74 (pour 73).— Gemming. el Harold, Catal. (Sca- rab.), p. 1044. Long., 0"%0056 ("2 1/2 1.); Larg., 0"',0018 (6/7 l.), à la base des élylres ; — 0'",0022 (1 1.)) vers les deux tiers. Patrie. Les parties boréales de l'Europe et de l'Asie. Obs. Quand la matière colorante s'est moins complètement développée, les élylres sont entièrement d'un rouge brun ou brunâtre. Les trois premières stries sont ordinairement libres et subterminales : les quatrième, cinquième et sixième, plus courtes et pariales. 9. Aphodius fœtidus, Fabricius. Oblong ; convexe et brillant en dessus. Chaperon subéchancré en de- vant; faiblement auriculé. Suture frontale non ou à peine trilubenuleusc. Tête et prothorax noirs : ce dernier ordinairement d'un rouge brun aux angles de devant; rebordé à la base, à angles postérieurs assez vifs et pres- que rectangulairement ouverts; densement marqué de points presque égaux. Êcusson noir; en triangle un peu plus long que large. Êlytres im peu élar- gies jusqu' aux deux tiers; d'un rouge brunâtre; parfois obsc2ires vers l'ex- trémité ou enfumées sur leur disque; à rainurelles crénelées. Intervalles superficiellement pointillés. Dessous du corps noir. Pieds d'un rouge bru- nâtre, avec les cuisses parfois noirâtres. Lame mésosternale plane. Tarses postérieurs ciliés d'un seul coté; le premier article un peu plus long que les deux suivants. 6 Suture frontale obsolètement trituberculeuse. Plaque métasternale concave. 9 Suture frontale sans tubercules apparents. Plaque métasternale plane. Scarabaeus putridus, Herbst, Katursyst. t. II, 160, 99, i»l. 12, lig. 15. 192 LAMELLICOKNES Scarabaens fœtidus, Im.r. Knt. Syst. t. I. 40, 131. — Payk. Fauii. Siiec. I, 26. 31. — P.VNZ. Failli. Germ. 39, 'i. Aphodius fœtidiis, Ii.i.ig. Kaef. Preus.s. 30, 21. — Faur. Svit. Elculh. I, 8"2, G4. — Latk. Hist. Nat. X, 130, 3u. — Shîum, Deutscli. Faun. I, 139, 38. — Duftscii- Faun. Aiistr. I, 124, 39. — Gyllknh. Ins. Suec. I, 38, 85. — Schmidt, Zeitscli. t. II, p. 100, 14. — Heer, Faun. Col. Helv. I, 516, 16. — IMuls. Laniellic. suppi. (1846), 4 — b. — F^iucHS. Naturg. t. III, p. 817, 17. — L. Kedtenb. Faun. Austr. p. 428. — Hakold, Berlin. Entoni. Zeitschr. (1863), p. 364, 72. — Gemming. et Hauold, Cutal. (Scarab.). p. 1048. Long., 0'",0133 à 0"',005G (l 1/2 ii 2 1/2 1.); Larg., O'-sGOlS à i)<",0d^3 (4/5 à 1 1/10 l), à la base des élylres; — 0,0020 à 0,0025 (9/10 à 1/4 1.), vers les deux tiers. Corps oblong; convexe, brillant en dessus. Êpistome échancrè en de- vant, souvent chargé d'une gibbosité subcomprimée. Suture frontale à peine tuberculeuse. Tête noire, assez densement ponctuée. Antennes d'un rouge brun ou brunâtre, avec la massue d'un gris noir. Palpes noirs. Pro- thorax rebordô sur les côtés et à la base ; à angles postérieurs assez vifs et presque rectangulairement ouverts; convexe; d'un noir luisant ou brillant, avec les angles de devant et parfois, mais moins distinctement sur le reste des côtés, d'un rouge brun ou brunâtre; densement marqué de points presque de même grosseur. Êcusson noir; en triangle un peu plus long que large, à côtés légèrement curvilignes. Êlytres une fois au moins ou une fois et un cinquième plus longues que le prolhorax ; élargies depuis les épaules jusqu'aux deux tiers; convexes, d'un rouge brun ou brunâtre brillant; souvent maculées après la moilié de leur lon- gueur sur la partie de leur disque la plus rapprochée de la suture d'une tache nébuleu.se ou noirâtre plus ou moins étendue; d'autres fois obscures vers l'extrémité; à rainurelles étroites, crénelées, égales au sixième de la largeur du deuxième intervalle. Intervalles plans ; superficiellement pointillés. Dessous du corps d'un noir en partie brillant. Lame mésoster- nale plane. Plaque métasternale peu densement ponctuée. Pieds brillants ; souvent entièrement d'un rouge brun ou brunâtre, parfois avec les cuisses obscures ou brunes. Cuisses intermédiaires et postérieures peu densement ponctuées, surtout près du bord antérieur ; les intermédiaires offrant deux ou trois points de la rangée piligère; les postérieures presque sans traces de celle rangée. Tarses postérieurs ciliés d'un seul côté; à premier article un peu plus long que los deux suivants réunis. APHOl)IE>S. Àp/lO(lillS. 193 Celte espèce habile les provinces du nord de la France ou les parties froides ou montagneuses de notre pays. On la trouve dans les montagnes d'Izeron, dans les environs de Lyon. Obs. Les trois premières stries sont ordinairemenl libres et sublermi- nales : les quatrième, cinquième et sixième sont variablement parialcs et plus courtes : les suivantes sont en général peu inégales. L'A. fœtidus se dislingue des A. piceas et nemovalis par sa tète à peine trituberculeuse chez les yst. Entom. 10, S6. — Id. Ent. Syst. I, 20, 02. — Panz. Faun. Gerni. 43, 3. Aphodius granarius, Illig. Kaef. Preiiss. 22, 11, var. b. - Id. Mng. I, 22, 11. — Fabr. Syst. Eleuth. I, 7o, 29. — Sturm, Deutscli. Faun. [, 130, 31. — Duft?ch. Faun. Austr. I, 07, 1 1. Aphodius granum, Gyllenii. Ins. Suec. t. I, 19, 11. Aphodius pusillus, Sturm, Deutscli. Faun. 1, 100, t)4. — Duftsch. Faun. Austr. I, 97, 11. — ScHMiDT, Zeitsch. t. Il, 114, 20. — Heek, Faun. Col. llelv. I, S18, 23. — MuLS. Laniellic. 212, V6. — Erichs. Naturg. t. III, 800, 40. — L. Red- TENB. Faun. Austr. p. 432. — Gemïiing. et Harold, Catal. {Scaj'ab.), p. 10j7. Vak. a. Pi'olhorax sans tache rouge ou rougeâtre aux angles de devant. Aphodius pusillus, MuLS. loc. cit. var. A. V.\R. B. Côtés du prolhorax et élytres d'un brun rouge ou d'un rouge brun. Aphodius cœnosus, Aurions, N. Sclii". d. .\'at. Gesellsch. z. Halle, II, p. 30, a. — ScHMiDT, Zeitsch. t. H, |). 120, 28. — Cemming. et Harold, Catal. [Scarab.), p. 1057. APHODiENs. — Apfmlius 20 1 Long., O"'.O028àO"',OO45(l 1/4 à 2 1.); — larg., 0">,0011 à 0°s0018(l/2 à /p/5 1.) Cor^^s oblong ; médiocrement ou faiblement convexe sur le dos; d'un noir luisant ou brillant en dessus. Èpistome légèrement échancré et très- faiblement abaissé et presque sans rebord, en devant; presque sans gib- bosilé. Suture frontale sans tubercule médiaire, parfois légèrement sail- lant à ses extrémités, Teie subconvexe ; noire ou d'un noir brun; ponctuée ruguleuse près de ses bords. Antennes d'un rouge brun ou brunâtres, massue d'un gris noir. Palpes variant du brun au rouge brun assez clair. Prothorax rebordé sur les côtés et à la base; médiocrement convexe; noir, ordinairement brun ou d'un brun rougeâtre aux angles de devant; dense- ment marqué de points circulaires entremêlés de points plus petits ; plus densement ponctué sur les côtés et sans espace lisse, près du milieu de ceux-ci. Êmsson ordinairement en triangle un peu plus long que large, quelquefois rétréci en devant et à peine aussi large ou plus large que les deux premiers intervalles ; noir. Êlytres moins d'une fois plus longues que le prothorax; subparallèles jusqu'aux quatre septièmes, subconvexes sur le dos ; noires à la base, passant insensiblement au brun, au brun châtain ou au brun de poix à l'extrémité ; à rainurelles entières ou peu sensible- ment crénelées ; graduellement un peu moins larges et moins profondes de la base à l'extrémité : les cinq premières ordinairement entières et subter- minales. Intervalles lisses, unis ou presque imperceptiblement pointillés; ordinairement plans on planiuscules, parfois subconvexes et rendant alors les stries plus profondes ou subsulciformes. Dessous du corps d'un noir brillant, souvent châtain sur le ventre. Triangle mésosternal granuleuse- ment poinlillé ; à peine marqué de points plus gros à ses bords latéraux. Lame mésosternale peu ou point saillante. Plaque métasternale très-lui- sante, poiniillée (c/) ou ponctuée ( 9 ). Cuisses variant du brun rouge ou rougeâtre au rouge brun ou brunâtre : les postérieures lisses, éparseraent poinlillées ou tinement ponctuées ; presque sans traces de la rangée pili- gère. Tibias ordinairement de teinte plus obscure que les cuisses. Tarses d'un rouge testacé : premier article des postérieurs égal aux deux sui- vants réunis, à peu près aussi long que l'éperon externe de la jambe. Cette espèce habile principalement les parties tempérées et septentrio- nales de notre pays. On la trouve dans nos montagnes du Lyonnais. Obs. Les rainurelles égalent environ le quart du deuxième intervalle , 202 LAMELLICORNES la première est tantôt libre et subterminale, tantôt unie à la dixième : les deuxième, troisième et quatrième sont ordinairement libres et subtermi- nales ; quelquefois cependant la troisième s'unit à la cinquième en enclo- sant la quatrième : les cinquièème et sixième sont ordinairement plus courtes et pariales ; les septième et huitième sont aussi habituellement plus courtes et pariales ou libres. Obs. UA. pusillus se distingue de VA. granarius par sa taille plus pe- tite, son corps plus court ; son épistome sans relief ; sa suture frontale sans tubercules; son prolhorax subbissinueusement arqué en arrière, den- sernent ponctué et sans espace notable lisse près du milieu de ses côtés ; son écusson, ordinairement en triangle régulier ; la disposition de ses rai- nurelles ; le premier article de ses tarses postérieures à peu près aussi long que les deux suivants réunis, à peu près égal à l'éperon externe de la jambe; ses jambes postérieures terminées par des soies d'inégale longueur. Il a quelque analogie avec 1'^. tristis, mais il est d'une taille plus faible; il a le corps plus court, plus brillant en dessus ; l'épistorae sans ou presque sans gibbosité : l'écusson ordinairement en triangle régulier plutôt que rétréci en devant, les intervalles des élytres moins plans et superficielle- ment pointillés au lieu d'être distinctement marqués de points assez nom- breux ; les articles des tarses non noueux. Les jambes postérieures du cf n'ont pas la dilatation singulière que présentent celle du tristis. Près de 1'^. pusillus paraît devoir se placer 1'^. tyrolensis Rosenhauer, dont voici la diagnose : Court, convexe, noir, brillant. Suture frontale légèrement saillante à ses extrémités. Tête finement ponctuée. Prothorax noir, avec les angles antérieurs ou les côtés rougeâtres ; rebordé à la base ; marqué de points épais sur les côtés, plus faibles et moins rapprochés sur le dos. Écusson triangulaire. Élytres rouges, à suture noire; à stries ponctuées. Dessous du corps noir. Pieds rouges. Aphodiiis tyrolensis, Rosenhauer, Beitrilge, Z. Iiiseliten-Fauna Europas (1847), p. 29. — Erichs. Naturg. t. III, p. 862, 47. — Gemming. et Harold. Catal. p. 1062. Long., 0,0033 (1 1/2 L); - larg., 0,0015 (2/3 l.). Patrie : leTyrol. Deuxième section. Écusson, examiné d'avant en arrière, moins large ou à peine aussi large en devant que les deux premiers intervalles des étuis, APHODiENs. — Aphodius. 203 soit rétréci en devant, soit parallèle sur la moitié antérieure de ses côtés. Chaperon en demi-hexagone ; auriculé ; relevé en rebord et ordinairement d'une manière plus sensible à ses angles de devant. A Quatrième à huitième ititervalles des élytres marqués de points disposés sur deux rangées ou irrégulièrement. B Prothorax rebôVdé à la base. C Élytres noires ou obscures, non parées de taches rouges. (CaîamosiemMs) Mots. (1). Tableau des espèces : a Suture frontale trituberculeuse. Pro^/joraa; offrant, près du milieu de ses côtés, un assez grand espace imponctué. Jambes postérieures ter- minées par une couronne de soies égales. granarius. aa Siitu7-e frontale sans tubercules. Prothorax n'offrant pas un espace imponctué près du milieu de ses côtés. Jambes postérieures termi- nées par une couronne de soies inégales. tristis. 14. Apliodiiis granarius, Linné. Oblong, subparall&le, médiocrement convexe et d'un noir biiUant. Suture frontale plus ou moins distinctement trituberculeuse. Prothorax finement rebordé à la base : inégalement parsemé de points orbiciilaires entremêlés de points très-petits ; offrant, près du milieu de ses côtés, un espace assez grand imponctué. Êcusson à peine aussi large en devant que les deux pre- miers intervalles; parallèle sur sa moitié antérieure ou sinueusement rétréci en devant. Êlytres passant ordinairement au brun rouge à l'extrémité; à rainurelles crénelées. Intervalles plans, presque indistinctement pointillés. Jambes postérieures terminées par une couronne de soies égales. çf Suture frontale munie d'un tubercule dans son milieu, et plus ou moins relevée en saillie à ses extrémités. Épistome chargé sur son disque d'un relief transverse. $ Suture frontale chargée d'un tubercule médiaire faible ou peu dis- tinct ; à peine relevée à ses extrémités. Épistome ordinairement sans relief sensible. (1) Études Éntom., 8e cahier, 1839, p. 156. M. de Motscliulsky a établi dans ce même cahier quelques autres coupes démembrées du grand genre Aphodius, que nous n'avons pas pu adopter parce qu'elles ne s'accordent pas avec nos divisions. 204 LAMELLICORNES Scarabaeus granarlus, Linn. Syst. Nat. I, p. 547, 23. — Herbst, Natiirs. t. Il, IKO, 94, pi. -12, fig. 10. — Oliv. Entom. t. I, III, 82, 88, pi. 18, 172. - Preyss. Bohra. Ins. p. 29, 28, pi. 1, fig. 'ô. Scarabaeus hœmorrhoïdalis, de Geer, Mém. t. IV, 271, 17. Copris granarius, Oliv. Encycl. Méth. V, 147, 13. Aphod'tus granarius, Illig. Mag. t. II, 192, b'. — Duftsch. Faun. Aiistr. I, 95, 10. — Gyllenh. Ins. Suec. I, 18, 10. — Steph. Illustr. t. III, 197, 28. — Schmidt, Zeitsch. t. II, 122, 31. — Heer, Faun. Col. Helv. I, 519, 2i). — Muls. Lanaellic. 198, 9. — Erichs. Naturg. t. III, p. 813, 14. — L. Redtenb. Faun. Aust. 427. — Harold, Berl. Zeitsch. (1863), p. 347. Aphodius inquinatus, var. f, Illig. Mag. I, p. 24, Aphodius niger, Creutz. Eutom. Vers. 20, 4. — Sturm, Verz. 47, 40. Aphodius quadrituberculatus,VAm. Eleuth. I, 75. (Voy. Ranzau, Stett. Zeit. 1846, p. 49.) Aphodius carbonarius, Sturm, Deutsch. Faun. I, 128, 30, pi. 14, fig. c, C. Aphodius elongatus, iMÉNÉT. Catal. p. 182. — Falderm. Faun. Transcauc. p. 260. (Voy. Reiche et Saulcy, Ann. Soc. Entom. 1856, p. 394.) Aphodius retusus, Waltl. Reise nach. Span. t. II, p. 07. Obs. Cette espèce offre diverses variations. Le prothorax est: a tantôt presque imponctué sur le dos ; b d'autres foiSjau contraire, marqué de points enfoncés assez rapprochés, c Les élytres ont parfois les intervalles moins lisses , rugulosules et plus distinctement pointillés ; d le chaperon se montre, chez quelques-uns, plus profondément échancré en devam (Aph. emarginalus, Steph., Illust., t. III, 196); e quand la matière colorante s'est moins complètement développée, le prothorax est d'un rouge brunâtre sur les côtés, ou /", tout le dessus du corps est d'un rouge brun ou brunâtre. Long., 0'",0033 à 0">,0056 (1 1/2 à 2 1/2 1.); — larg., 0n>,0012 à 0'»,0022 (1/21. à 11.) Corps oblong ; médiocrement convexe ; d'un noir luisant ou brillant, en dessus, Épistome échancré ou sensiblement abaissé en devant;, chargé d'un relief transverse ou d'une gibbosilé. Suture frontale faiblement tritu- berculeuse. Tête subconvexc ; noire ; ruguleusement ponctuée en devant, plus uniment sur le front. Antennes d'un rouge brun ou brunâtre, à massue d'un gris obscur. Palpes variant du brun au rouge brun ou brunâtre. Pro- thorax faiblement en arc dh'igé en arrière et rebordé à la base ; convexe ; d'un noir luisant ou brillant ; irrégulièrement parsemé de points circu- laires, plus rares sur le disque que sur les côtés ; entremêlés de points plus petits , plus apparents latéralement ; offrant, près du milieu des APHODiEiNs. Aphodins 205 côtés, un espace assez notable iroponclué. Êcusson moins large ou à peine aussi large en devant que les deux premiers intervalles des étuis ; ordi- nairement un peu rétréci en devant, parfois subparallèle jusqu'à la moitié de sa longueur ; d'un quart environ plus long que large ; noir, luisant, obsolètement ponctué à la base , lisse postérieurement. Élytres de deux tiers au moins plus longues que le prothorax ; subparallèles jusqu'aux deux tiers ; médiocrement concaves sur le dos ; noires ou d'un noir brun bril- lant, passant insensiblement au brun rouge vers l'extrémité ; à rainurelles crénelées. Intervalles lisses, superficiellement ou presque indistinctement pointillées, si ce n'est vers l'extrémité. Dessous du corps noir ou d'un noir brun brillant. Triangle mésosternal granuleusement pointillé , avec les bords latéraux grossièrement ponctués. Lame mésosternale finement sail- lante. Plaque mésosternale lisse, superficiellement pointillée. Ventre dense- ment ponctué. CAiisses variant du brun rouge au rouge ou roux brun ou brunâtre : les antérieures ordinairement d'une teinte plus claire que les autres : les postérieures lisses , brillantes , superficiellement pointillées , presque sans traces de la rangée piligère. Tibias ordinairement bruns ou d'un brun rouge. Tarses d'un rouge testacé livide : premier article des postérieurs de moitié à peine plus long que le suivant ; moins long que l'éperon externe de la jambe. Cette espèce est commune dans toutes les parties de la France. Sa larve est ordinairement abondante dans le détritus des plantes ou sous les ma- tières excrémentielles. Suivant la nourriture plus ou moins abondante dont ils ont été pourvus dans leur jeune âge. les individus, sous leur dernier état, varient d'une manière assez sensible, sous le rapport de la taille, des saillies de la tête, de la ponctuation du prolhorax, etc. Obs. Les rainurelles égalent environ le cinquième du deuxième inter- valle. La première est bbre ou unie à la dixième : les deuxième et troi- sième sont libres : l;i quatrième tantôt libre, tantôt unie avec les cinquième et sixième, qui sont ordinairement un peu plus courtes et pariales : la septième ordinairement libre et subterminale : les huitième et neuvième, plus courtes, libres et pariales. Cette disposition des rainurelles permet de séparer cette espèce de celles qui s'en rapprochent le plus. VA. granariiis a été confondu par Fabricius et par divers autres auteurs avec le pusillus. Il se distingue de ce dernier, non-seulement par la dis- position des stries, mais encore par sa suture frontale plus ou moins scn- 206 LAMELLICORNES siblement trituberculeuse; par son épistome ordinairement chargé d'un relief transverse, parfois transformé en une faible gibbosité longitudinaie- ment subcomprimée ; par son prothorax plus éparsement et plus irrégu- lièrement ponctué, et offrant près du milieu de ses côtés un espace assez notable imponctué ; par son écusson ordinairement rétréci en devant et plus élroit à sa partie antérieure que les deux premiers intervalles , par ses rainurelles plus étroites et crénelées ; par le premier article de ses tarses postérieurs, visiblement moins long que les deux suivants réunis ; par ses jambes postérieures terminées par une couronne de soies à peu près également courtes. 15. Apltoilius tristis , Panzer. Ohlong , médiocrement convexe, et d'un noir ou noir brun luisant en dessus. Suture frontale légèrement saillante. Prothorax rebordé à la base , densement marquéen dessus de points illégaux, sans espace imponctué près des côtés. Écusson variablement un peu moins large ou au moins aussi large que les deux premiers intervalles ; d'un tiers plus long que large ; rétréci en devant. Éhjtres légèrement plus larges dans leur milieu; à rai- nurelles assez larges et profondes, peu ou à peine crénelées. Intervalles plans, finement ponctués. Jambes postérieures terminées par une couronne de soies inégales. (f Suture frontale linéairement saillante à ses extrémités , où elle se lie aux sutures génales ; parfois subtuberculeuse sur son milieu. Épistome chargé sur son disque d'une gibbosité obtuse et subcomprimée. Plaque mé- tasternale concave. Jambes postérieures fortement dilatées en formé de lame de rasoir. Cuisses postérieures plus dilatées. Éperon des jambes postérieu- res souvent presque aussi long que les deux premiers articles des tarses. 9 Suture frontale très-faiblement et uniformément saillante. Épistome presque indistinctement gibbeux. Plaque métasternale plane. Jambes pos- térieures de forme ordinaire. ■ . ; Scara6aeî